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cette biographie ?
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Jules Barbey d'Aurevilly 1808-1889 |
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Sommaire
I- Le gentilhomme traditionaliste II- Le polémiste et le critique III- Le romancier et le nouvelliste
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I- Le gentilhomme traditionaliste
II- Le polémiste et le critique Barbey d'Aurevilly collabore à de nombreux journaux, en particulier au Pays, au Réveil, au Constitutionnel, au Gaulois. Polémiste redoutable, il se proclame l'adversaire de son siècle, accable ses contemporains de son mépris indigné, dénonce les progrès de la vulgarité dans les manières, dans les mœurs, dans les sentiments, dans les œuvres. Malgré ses partis pris, il fait souvent preuve de clairvoyance et toujours d'indépendance. Ses chroniques littéraires sont recueillies, pour la plupart, dans Les Hommes et les Œuvres (1861-1865), puis dans les « Médaillons » et « Médaillonnets » du Parnasse contemporain. Barbey d'Aurevilly traite avec une équitable sévérité bien des poètes en vogue dont la postérité a fait justice; en revanche, il reconnaît d'emblée Baudelaire comme un maître: « Contrairement au plus grand nombre des lyriques actuels, si préoccupés de leur égoïsme et de leurs pauvres petites impressions, la poésie de M. Baudelaire est moins l'épanchement d'un sentiment individuel qu'une ferme conception de son esprit ».
III- Le romancier et le nouvelliste Barbey d'Aurevilly est un romancier et nouvelliste à l'imagination sombre, au génie tourmenté. Dans L'Ensorcelée (1854), il décrit avec un puissant relief les mœurs et les superstitions normandes. Dans Le Chevalier des Touches (1864), il conte des aventures d'héroïsme chouan. Dans Un Prêtre marié (1865), il évoque le destin d'un religieux victime de la Révolution. Mais son chef-d'œuvre est sans doute Les Diaboliques (1874), un recueil de six nouvelles (Le Rideau cramoisi, Le plus bel Amour de Don Juan, Le Bonheur dans le crime, Le Dessous de cartes d'une partie de whist, À un Dîner d'athées, La Vengeance d'une femme), où, en homme « qui croit au diable et a ses influences dans le monde », il représente ses héroïnes comme des possédées. Tous ces récits manquent d'humanité sans doute, mais captent l'attention du lecteur par leur intensité dramatique et par leur éclat verbal. |
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