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#3028
Le bonheur ne consiste pas à acquérir ni à jouir, mais à ne rien désirer, car il consiste à être libre. (Epictète)
#6332
Tu te ferais scrupule de commettre des actions déshonnêtes devant une statue ou une image des dieux: ils te voient, ils t'entendent; et tu ne rougis point d'avoir en leur présence des pensées obscènes et de faire des actions impures qui les blessent, qui les déshonorent et qui les affligent. O l'ennemi des dieux! O le lâche qui a oublié sa nature! (Épictète, Entretiens - Livre II, XIX)
#6348
Je ne vous demande point de lettres de recommandation; gardez-les pour celui qui est lâche et timide. Et en voici le modèle: « Je vous recommande ce cadavre, cette outre de sang qui n'est pas encore figé. » Voilà comment il faut recommander un homme qui n'a pas l'esprit de sentir qu'il ne dépend pas d'un autre de le rendre malheureux. (Épictète, Entretiens - Livre I, XXXII)
#6363
Ne dis jamais, sur quoi que ce soit: « J'ai perdu cela » mais: « Je l'ai rendu. » Ton fils est mort? tu l'as rendu. Ta femme est morte? tu l'as rendue. On t'a pris ta terre? voilà encore une restitution que tu as faite. -- Mais celui qui me l'a prise est un méchant. -- Que t'importe par les mains de qui celui qui te l'a donnée a voulu te la retirer? Pendant qu'il te la laisse, uses-en comme d'une chose qui ne t'appartient point, comme les voyageurs usent des hôtelleries. (Épictète, Pensées, XVII)
#6368
Ce n'est pas une chose bien commune d'accomplir ce que promet la qualité d'homme. C'est un animal mortel, doué de raison, et c'est par la raison qu'il se distingue des bêtes. Toutes les fois donc qu'il s'éloigne de la raison, qu'il agit sans raison, l'homme périt, et la bête se montre.
(Épictète, Entretiens - Livre II, XXIII)
#6392
Il n'y a point de science, point d'art qui ne méprise l'ignorance et les ignorants. La philosophie sera-t-elle donc la seule qui en fasse quelque cas, et qui se laisse ébranler par leurs reproches et par leurs faux jugements? (Épictète, Entretiens - Livre IV, XLVII)
#6421
Les soldats qui s'enrôlent dans les troupes de César font le serment ordinaire. Quel est ce serment? Qu'ils préféreront le salut de l'empereur à toutes choses; qu'ils lui obéiront en tout, qu'ils s'exposeront à la mort pour lui. Et toi, qui es lié à la divinité par ta naissance et par tant de bienfaits que tu en as reçus, et qui es né dans ses troupes, ne feras-tu pas ce serment? Et l'ayant fait, ne lui seras-tu pas fidèle? Quelle différence même entre ces deux serments! Le soldat jure qu'il préférera le salut de l'empereur à toutes choses, et toi tu jures que tu préféreras à toutes choses ton propre salut. (Épictète, Entretiens - Livre I, XLIII)
#6429
ABSTIENS-TOI des plaisirs de l'amour, si tu le peux, avant le mariage, et, si tu les goûtes, que ce soit au moins selon la loi. Mais ne sois pas sévère à ceux qui en usent, ne les reprends point avec aigreur, et ne te vante point à tout moment de ta continence. (Épictète, Pensées - LI)
#6435
Si quelqu'un livrait ton corps à la discrétion du premier venu, tu en serais sans doute très fâché; et lorsque toi-même tu abandonnes ton âme au premier venu, afin que, s'il te dit des injures, elle en soit émue et troublée, tu ne rougis point! (Épictète, Pensées - XXXVII)
#6488
Pourquoi naissent les épis? N'est-ce pas pour mûrir et pour être moissonnés ensuite, quand ils sont mûrs? Car on ne les laisse pas là sur leur tige, comme s'ils étaient consacrés. S'ils avaient du sentiment, penses-tu qu'ils fissent des voeux pour n'être jamais coupés? Non, sans doute. Ils regarderaient comme une malédiction de n'être point moissonnés. Il en est de même des hommes. Ce serait une malédiction pour eux de ne pas mourir. Ne pas mourir, pour l'homme, c'est comme pour l'épi n'être jamais mûr et n'être jamais moissonné. (Épictète, Entretiens - Livre II, XI)
#6495
Tu veux plaire aux dieux. Souviens-toi donc qu'ils ne haïssent rien tant que l'impureté et que l'injustice. (Épictète, Entretiens - Livre II, LI)
#6506
Tu espères que tu seras heureux dès que tu auras obtenu ce que tu désires. Tu te trompes. Tu ne seras pas plus tôt en possession, que tu auras mêmes inquiétudes, mêmes chagrins, mêmes dégoûts, mêmes craintes, mêmes désirs. Le bonheur ne consiste point à acquérir et à jouir, mais à ne pas désirer. Car il consiste à être libre. (Épictète, Entretiens - Livre IV, VI)
#6517
Si jamais il t'arrive de te tourner vers les choses du dehors dans le but de plaire à quelqu'un, sache que tu es déchu de ton état. Qu'il te suffise donc, en tout et partout, d'être philosophe. Et si de plus tu veux le paraître, contente-toi de le paraître à tes propres yeux, et cela suffit. (Épictète, Pensées; XXXII)
#6536
La première et la plus nécessaire partie de la philosophie est celle qui traite de la pratique des préceptes; par exemple: il ne faut point mentir. La seconde, est celle qui en fait les démonstrations: pourquoi il ne faut point mentir. Et la troisième, celle qui fait la preuve de ces démonstrations, en expliquant en quoi consiste une démonstration, et ce qui en fait la vérité et la certitude ; elle définit ces différents termes: démonstration, conséquence, opposition, vérité, fausseté. Cette troisième partie est nécessaire pour la seconde, et la seconde pour la première; mais la première est la plus nécessaire de toutes, et celle où il faut s'arrêter et se fixer. D'ordinaire, nous renversons cet ordre; nous nous arrêtons entièrement à la troisième; tout notre travail, toute notre étude, est pour la troisième, pour la preuve, et nous négligeons absolument la première, qui est l'usage et la pratique. Il arrive par là que nous mentons; mais en revanche nous sommes toujours prêts à bien prouver qu'il ne faut pas mentir. (Épictète, Pensées - LXXX)
#6547
Que les reproches et les railleries de tes amis ne t'empêchent pas de changer de vie. Aimes-tu mieux demeurer vicieux et leur plaire, que de leur déplaire en devenant vertueux? (Épictète, Entretiens - Livre IV, VIII)
#6566
Un signe certain d'un esprit lourd, c'est de s'occuper longtemps du soin du corps, comme de s'exercer longtemps, de boire longtemps, de manger longtemps, et de donner beaucoup de temps aux autres nécessités corporelles. Toutes ces choses ne doivent pas être le principal, mais l'accessoire de notre vie, et il ne les faut faire que comme en passant: toute notre application et toute notre attention doivent être pour notre esprit. (Épictète, Pensées - LXVII)
#6623
Amphiaraüs avait vécu longtemps avec sa femme Ériphyle. Ils avaient eu plusieurs enfants. Nulle part un si bon ménage. On offre un collier. Plus de femme, plus de mère. (Épictète, Entretiens - Livre II, LX)
#6616
Il y a des notions communes, dont tous les hommes conviennent également. Les disputes, les séditions, les guerres, d'où viennent-elles? De l'application de ces notions communes à chaque fait particulier. La justice et la sainteté sont préférables à toutes choses, personne n'en doute. Mais une telle chose est-elle juste, est-elle sainte? Voilà sur quoi on s'égorge. Chassons cette ignorance et apprenons à appliquer ces notions à chaque fait particulier; il n'y aura plus de disputes, plus de guerres, Achille et Agamemnon seront d'accord. (Épictète, Entretiens - Livre I, LXII)
#6628
Souviens-toi que le désir des honneurs, des dignités, des richesses, n'est pas le seul qui nous rende esclaves et soumis; mais aussi le désir du repos, du loisir, des voyages, de l'étude. En un mot, toutes les choses extérieures, quelles qu'elles soient, nous rendent sujets quand nous les estimons. (Épictète, Entretiens - Livre IV, XI)
#6736
Celles qui ne dépendent point de nous sont le corps, les biens, la réputation, les dignités; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions. (Épictète, Pensées - II)
#6697
J'examine les hommes, ce qu'ils disent, ce qu'ils font, non pour les blâmer ou pour m'en moquer, mais je m'en fais l'application à moi-même, en disant: « Commets-je les mêmes fautes? Quand cesserai-je? Quand me corrigerai-je? Il n'y a que peu de temps que je faisais comme ces gens-là. Je ne pèche plus de même, grâces en soient rendues aux dieux ». (Épictète, Entretiens - Livre IV, XIII)
#6714
J'ai un méchant voisin, un méchant père. Ils ne sont méchants que pour eux, ils sont très bons pour moi, car ils exercent et fortifient ma douceur, mon équité, ma patience. Voilà la verge de Mercure; elle ne changera pas en or tout ce que je toucherai, ce serait peu de chose; mais elle changera en biens tout ce qui passe pour des maux: la maladie, la pauvreté, l'ignominie et la mort même. (Épictète, Entretiens - Livre III, XL)
#6842
N'use des choses nécessaires au corps qu'autant que le demandent les besoins de l'âme, par exemple de la nourriture, des habits, du logement, des domestiques. Et rejette tout ce qui sent la mollesse ou la vanité. (Épictète, Pensées - L)
#6761
La plus juste, la plus forte, la plus inviolable des lois de la divinité, c'est que le plus faible soit toujours soumis au plus fort. (Épictète, Entretiens - Livre I, LXXV)
#6814
Comme la médecine ordonne de changer d'air à ceux qui ont des maladies chroniques, la philosophie l'ordonne de même à ceux qui ont des habitudes invétérées que les lieux où elles sont nées ne peuvent que fortifier. (Épictète, Entretiens - Livre III, XXXVI)

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