Espace des Citations

Retour au siteIndex Les thèmesLes auteurs

RechercherCoups de cœurNouveautés


#932
L'homme, par le fait d'√™tre homme, d'avoir conscience, est d√©j√†, par rapport √† l'√Ęne ou au crabe, un animal malade. La conscience est une maladie. (Miguel de Unamuno)
#2706
Une foi qui ne doute pas est une foi morte. (Miguel de Unamuno, L'agonie du christianisme)
#5036
√Čternit√©! √Čternit√©! Voil√† l'aspiration par excellence; la soif d'√©ternit√© est ce qui s'appelle amour parmi les hommes; qui aime autrui veut s'√©terniser en lui. Ce qui n'est pas √©ternel n'est pas non plus r√©el. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#5194
Le myst√®re de l'amour, qui est celui de la douleur, a une forme myst√©rieuse, qui est le temps. Nous attachons l'hier au lendemain avec des cha√ģnes d'angoisse, et l'aujourd'hui n'est √† dire vrai que l'effort du pass√© pour deviner l'avenir. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#5421
Il est beaucoup plus difficile qu'on ne croit de s'aimer soi-même: c'est le principe de la vraie charité. (Miguel de Unamuno, Journal intime)
#5696
Nous autres érudits, nous surveillons les moindres trouvailles des uns et des autres afin d'empêcher qu'un autre nous devance... (Miguel de Unamuno, Brouillard)
#5847
Ne r√©fute jamais les opinions d'autrui, parce que ce serait vouloir para√ģtre plus fort que ton prochain et le dominer. Expose ton sentiment avec sinc√©rit√© et simplicit√© et laisse la v√©rit√© agir de soi sur l'esprit de ton fr√®re. Qu'elle le conqui√®re, elle, et que toi tu ne le mettes pas sous ton joug. La v√©rit√© que tu prof√©reras n'est pas √† toi; elle est au-dessus de toi, et elle se suffit √† elle-m√™me. (Miguel de Unamuno, Journal intime)
#5853
Le seul laboratoire de psychologie f√©minine ou de ¬ę gyn√©psychologie ¬Ľ est le mariage. (Miguel de Unamuno, Brouillard)
#5873
Qui suis-je pour vouloir qu'on me parle? (Miguel de Unamuno, Journal intime)
#6001
Il faut essayer, de temps à autre, de se concevoir et de se sentir comme n'étant pas. De cette horreur, on retire la crainte de Dieu et l'espérance. (Miguel de Unamuno, Journal intime)
#6053
Croire en Dieu, c'est désirer qu'il existe, et c'est en outre se conduire comme s'il existait; c'est vivre de ce désir et faire de lui notre ressort intime d'action. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#6320
Cet homme m'attire autant que le plus bel arbre du bois ; c'est un autre arbre, un arbre humain, silencieux, végétatif. Car il joue aux échecs comme les arbres donnent des feuilles. (Miguel de Unamuno, Le Roman de Don Sandalio, joueur d'échecs)
#6587
Je ne comprends pas les hommes qui me disent n'avoir jamais √©t√© tourment√©s par la perspective d'outre-tombe, ni inqui√©t√©s par leur propre an√©antissement; et pour ma part je ne cherche pas √† mettre la paix entre mon cŇďur et ma raison; j'aime bien mieux qu'ils se battent entre eux. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#7470
Ce n'est pas nos idées qui nous font optimistes ou pessimistes, c'est notre optimisme ou notre pessimisme d'origine physiologique ou au besoin pathologique, l'un autant que l'autre, qui fait nos idées. (Miguel de Unamuno , Le sentiment tragique de la vie)
#7475
On vit dans le souvenir et par le souvenir, et notre vie spirituelle n'est, au fond, que l'effort de notre souvenir pour persévérer, pour se faire espérance, l'effort de notre passé pour se faire avenir. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#7477
[...] en parcourant le monde, on rencontre des hommes qui semblent ne pas se sentir eux-mêmes. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#7478
Si la conscience n'est comme l'a dit un penseur inhumain, qu'un éclair entre deux éternités de ténèbres, alors il n'y a rien de plus exécrable que la conscience. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#7479
[...] les raisons ne sont que des raisons, c'est-à-dire que ce ne sont peut-être pas des vérités. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#7480
Souvent j'ai observ√© cette triste particularit√© de toutes les conversations mondaines, √† savoir qu'elles sont, plut√īt que des dialogues, des monologues entrem√™l√©s. Ceux qui conversent demeurent √©trangers entre eux : chacun suit sa ligne de pens√©e. On n'√©coute pas avec attention bienveillante, impatient qu'on est de placer son propos, que l'on croit toujours plus important que celui des autres. Presque jamais on n'arrive √† une fusion des sentiments, √† l'union d'intention, √† la communion d'esprit sur ce dont on parle. Il y a mati√®re √† m√©ditation s√©rieuse dans le fait que soient si fr√©quentes les interruptions dans les conversations mondaines : c'est le sympt√īme d'une maladie tr√®s douloureuse. (Miguel de Unamuno, Journal intime)
#7483
Un peuple qui prend plaisir aux courses de taureaux, qui trouve de la variété et de la finesse dans ce spectacle ultra simple, est vite jugé au point de vue de sa mentalité. (Miguel de Unamuno, Brouillard)
#7485
Marie-toi avec la femme qui t'aimera, quand bien même ne l'aimerais-tu pas. Il vaut mieux se marier pour que l'on conquière votre amour que pour conquérir celui de l'autre. (Miguel de Unamuno, Brouillard)
#7486
Celui qui crée, se crée et celui qui se crée, meurt. (Miguel de Unamuno, Brouillard)
#7487
[...] la philosophie se convertit volontiers et souvent en une sorte de proxénétisme, spirituel si l'on veut. D'autres fois, en opium pour endormir les chagrins. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)
#7490
[...] vivre est une chose, conna√ģtre en est une autre, [...] nous pouvons dire que tout le vital est antirationnel et non pas seulement irrationnel, et tout le rationnel, antivital. Et c'est l√† la base du sentiment tragique de la vie. (Miguel de Unamuno, Le sentiment tragique de la vie)

Retour au site   Index Rechercher F.A.Q. Les auteurs Les thèmes Coups de cœur
© EspaceFrançais.com | Tous droits réservés.