Espace des Citations

Retour au siteIndex Les thèmesLes auteurs

RechercherCoups de cœurNouveautés


#2587
L'indépendance, tellement vantée, est souvent un piège; tout désir peut être satisfait, toute inclination peut être suivie, tout caprice peut être nourri jusqu’à ce qu'ils se conjurent contre vous-même. (Sören Kierkegaard)
#4352
La seule différence entre un caprice et une passion éternelle est que le caprice dure un peu plus longtemps. (Oscar Wilde, The Picture of Dorian Gray, 2)
#4410
La nuit, on entendait leurs chants; dans la journée,
Leur sommeil: tant leur âme était abandonnée
Aux caprices divins du désir! Leur repas
Etaient rares, distraits; ils ne les voyaient pas.
(Alfred de Vigny, Les Amants de Montmorency)
#5951
Et souvent, c'est l'effet des caprices du sort,
Qu'au milieu des Ă©cueils on rencontre le port.
(Thomas Corneille, Le GeĂ´lier de soi-mĂŞme)
#6606
Figaro: Le hasard a mieux fait que nous tous, ma petite. Ainsi va le monde; on travaille, on projette, on arrange d'un côté; la fortune accomplit de l'autre: et depuis l'affamé conquérant qui voudrait avaler la terre, jusqu'au paisible aveugle qui se laisse mener par son chien, tous sont le jouet de ses caprices; encore l'aveugle au chien est-il souvent mieux conduit, moins trompé dans ses vues, que l'autre aveugle avec son entourage. — Pour cet aimable aveugle qu'on nomme Amour... (Beaumarchais, Le Mariage de Figaro - Acte IV, scène 1)
#6975
CĹ“lio. Que tu es heureux d'ĂŞtre fou!
Octave. Que tu es fou de ne pas ĂŞtre heureux! [...]
(Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne - Acte I, scène 1)
#6976
Cœlio. [...] Pourquoi ce qui te rendrait joyeux et empressé, ce qui t'attirerait, toi, comme l'aiguille aimantée attire le fer, me rend-il triste et immobile ? Qui pourrait dire: ceci est gai ou triste ? La réalité n'est qu'une ombre. Appelle imagination ou folie ce qui la divinise. - Alors la folie est la beauté elle-même. Chaque homme marche enveloppé d'un réseau transparent qui le couvre de la tête aux pieds: il croit voir des bois et des fleuves, des visages divins, et l'universelle nature se tient sous ses regards des nuances infinies du tissu magique. [...]
(Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne - Acte I, scène 1)
#6977
Marianne. Qu'est-ce après tout une femme ? L'occupation d'un moment, une coupe fragile qui renferme une goutte de rosée, qu'on porte à ses lèvres et qu'on jette par-dessus son épaule. Une femme ! c'est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire quand on en rencontre une: voilà une belle nuit qui passe ? Et ne serait-ce pas un grand écolier en de telles matières, que celui qui baisserait les yeux devant elle, qui se dirait tout bas: « Voilà peut-être le bonheur d'une vie entière », et qui la laisserait passer ?
(Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne - Acte II, scène 1)
#6978
Octave. J'entends que vous ĂŞtes un magistrat qui a de belles formes.
Claudio. De langage, ou de complexion ?
Octave. De langage, de langage. Votre perruque est pleine d'éloquence, et vos jambes sont deux charmantes parenthèses.
(Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne - Acte II, scène 1)
#6979
Marianne. Je croyais qu'il en était du vin comme des femmes. Une femme n'est-elle pas aussi un vase précieux, scellé comme ce flacon de cristal ? Ne renferme-t-elle pas une ivresse grossière ou divine, selon sa force et sa valeur ? Et n'y a-t-il pas parmi elles le vin du peuple et les larmes du Christ ? Quel misérable cœur est-ce donc que le vôtre, pour que vos lèvres lui fassent la leçon ? Vous ne boiriez pas le vin que boit le peuple ; vous aimez les femmes qu'il aime ; l'esprit généreux et poétique de ce flacon doré, ces sucs merveilleux que la lave du Vésuve a cuvés sous son ardent soleil, vous conduiront chancelant et sans force dans les bras d'une fille de joie ; vous rougiriez de boire un vin grossier ; votre gorge se soulèverait. Ah ! vos lèvres sont délicates, mais votre cœur s'enivre à bon marché. [...]
(Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne - Acte II, scène 1)
#6980
Octave. Je ne vous aime pas, Marianne : c'était Cœlio qui vous aimait ! (Alfred de Musset, Les Caprices de Marianne - Acte II, scène 6)

Retour au site   Index Rechercher F.A.Q. Les auteurs Les thèmes Coups de cœur
© EspaceFrancais.com | Tous droits réservés.