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#54
Un bon po√®te n'est pas plus utile √† l‚Äô√Čtat qu'un bon joueur de quilles. (Malherbe)
#95
[Il] me conta que ce qui l'avait v√©ritablement oblig√© de courir toute la Terre, et enfin de l'abandonner pour la Lune, √©tait qu'il n'avait pu trouver un seul pays o√Ļ l'imagination m√™me f√Ľt en libert√©. (Savinien de Cyrano de Bergerac, Les Etats et Empires de la Lune)

#99
Dira-t-on que nous sommes faits à l'image du Souverain Etre, et non pas les choux? (Savinien de Cyrano de Bergerac, Les Etats et Empires de la lune)

#101
Je vis que la Terre ayant besoin de la lumière, de la chaleur, et de l'influence de ce grand feu, elle se tourne autour de lui pour recevoir également en toutes ses parties cette vertu qui la conserve. (Savinien de Cyrano de Bergerac, Les Etats et Empires de la lune)
#102
On peut être pendu sans corde. (Savinien de Cyrano de Bergerac, Le Ministre d'Etat flambé)
#109
Le gouvernement populaire est le pire fl√©au dont Dieu afflige un Etat quand il veut le ch√Ętier. (Savinien de Cyrano de Bergerac)
#137
Le poète doit tenir la balance égale entre le monde physique de la veille et l'aisance redoutable du sommeil, les lignes de la connaissance dans lesquelles il couche le corps subtil du poème, allant indistinctement de l'un à l'autre de ces états différents de la vie. (René Char, Partage formel)
#348
Depuis l'origine des choses jusqu'au quinzième siècle de l'ère chrétienne inclusivement, l'architecture est le grand-livre de l'humanité, l'expression principale de l'homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence. (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris)
#405
‚ÄĒ Il est arriv√©!...
‚ÄĒ Oui, mais dans quel √©tat! (Alfred Capus)
#414
Attendre toujours, pour commencer l'ouvrage, que le corps soit bien disposé, que la santé soit parfaite et les forces physiques en bon état, c'est pour beaucoup d'hommes se condamner à l'inaction, c'est dévouer sa vie à la stérilité. (Henri Perreyve)
#730
Je voyais donc l'imagination à sa naissance, l'imagination qui n'est que naissance, car elle n'est que le premier état de toutes nos idées. C'est pourquoi tous les dieux sont au passé. (Emile Chartier, dit Alain)
#890
Cette grande augmentation dans la quantit√© d'ouvrage qu'un m√™me nombre de bras est en √©tat de fournir gr√Ęce √† la division du travail est due √† trois circonstances diff√©rentes: premi√®rement, √† un accroissement d'habilet√© dans chaque ouvrier individuellement; deuxi√®mement, √† l'√©conomie du temps qui se perd ordinairement quand on passe d'une esp√®ce d'ouvrage √† une autre; et troisi√®mement enfin, √† l'invention d'un grand nombre de machines qui facilitent et abr√®gent le travail et qui permettent √† un homme de reprendre la t√Ęche de plusieurs... (A. Smith)
#892
Si un pays étranger peut nous fournir une marchandise à meilleur marché que nous ne sommes en état de le faire nous-mêmes, il vaut bien mieux que nous la lui achetions avec quelques parties du produit de notre propre industrie employée dans le genre dans lequel nous mêmes nous avons avantage. (A. Smith)
#7897
Toutes les villes, tous les Etats, tous les royaumes sont mortels ; toute chose, ou par nature ou par accident finit et en termine d'une fa√ßon ou d'une autre : c'est pourquoi le citoyen qui assiste √† la fin de sa patrie, ne peut tant se plaindre du malheur de celle-ci et le mettre sur le compte d'une m√Ęle fortune, que du sien propre ; car √† sa patrie il est arriv√© ce qui devait arriver de toute mani√®re. En v√©rit√© le malheur est pour lui, qui a trouv√© moyen de na√ģtre en un temps o√Ļ devait advenir pareille catastrophe. (Francesco Guicciardini - 1483-1540 - Ricordi)
#1304
Dans la vie des peuples, au moment des grands malheurs, apr√®s les guerres, les invasions, les famines, il y a toujours un homme qui sort de la foule, qui impose sa volont√©, son ambition, ses rancunes, et qui se venge ¬ę comme une femme ¬Ľ sur le peuple entier, de la libert√©, de la puissance et du bonheur perdus. (Curzio Malaparte, Technique du coup d'Etat)
#1305
La dictature ‚ÄĒ d√©votion-f√©tiche pour un homme ‚ÄĒ est une chose √©ph√©m√®re. Un √©tat de soci√©t√© o√Ļ l'on ne peut pas exprimer ses pens√©es, o√Ļ des enfants d√©noncent leurs parents √† la police, un tel √©tat de soci√©t√© ne peut pas durer longtemps. (Sir Winston Churchill; Sang, Sueur et Larmes)
#1309
La dictature est la forme la plus complète de la jalousie. (Curzio Malaparte, Technique du coup d'Etat)
#1421
Ecrire, et ne pas publier, est un état bien agréable. (Henri Millon de Montherlant, Service inutile)
#1450
Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. (Anatole France)
#1583
Je ne m'en connais d'autres que ceux de l'Eglise et de l'Etat. (le cardinal de Richelieu)
#1933
Un peuple en état de révolution est invincible. (Maximin Isnard, Assemblée nationale, 29 novembre 1791)
#2022
Le Maine ! le Maine enfin, derni√®re √©tape. Un √Čtat aux fronti√®res mal d√©finies, controvers√©es. O√Ļ finit le Maine et o√Ļ commence l'Acadie ?
‚ÄĒ L'Acadie ? Connais pas.
Et Pélagie comprit que son pays serait à refaire.
‚ÄĒ √Ä reprendre, acre par acre.
(Antonine Maillet, Pélagie-la-charette)
#2035
La politique, art de faire durer les √Čtats. (Charles Mauras, L'Action fran√ßaise, 24 ao√Ľt 1902)
#2082
Le char de l'Etat navigue sur un volcan. (Henry Monnier, Grandeur et Décadence de M. Joseph Prudhomme)
#2083
Tandis que l'Etat existe, pas de liberté; quand régnera la liberté, il n'y aura plus d'Etat. (Lénine, L'Etat et la Révolution)
#2084
Tout dans l'Etat, rien contre l'Etat, rien en dehors de l'Etat. (Mussolini, discours à la Chambre des Députés, 1927)
#2085
L'Etat c'est moi! (Louis XIV, en 1655)
#2086
Le pire des Etats, c'est l'Etat populaire. (Corneille, Cinna)
#2161
Le bonheur est dans l'amour un état anormal. (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, À l'ombre des jeunes filles en fleur)
#2166
L'Europe est un Etat composé de plusieurs provinces. (Montesquieu)
#2246
L'humanité n'est pas un état à subir. C'est une dignité à conquérir. (Vercors, Les Animaux dénaturés, chap. 17)
#2469
Pour changer votre état d'esprit ou vos états mentaux, modifiez votre vibration. (Le Kybalion, Hermes)
#2552
C'est justement cet exc√®s de la recherche, cet exc√®s d'interpr√©tation qui jette √† la fois son esprit au-dessous du langage rude et na√Įf de ceux qui lui ob√©issent. (H√∂lderlin)
#2580
Notre époque fait penser à celle de la décomposition de l’Etat grec, tout existe mais on ne croit à rien. (Sören Kierkegaard)
#2676
Nous pouvons donc supposer l'existence d'un second état bien défini, extraordinaire, capital, auquel l'homme est capable d'accéder et qui est plus ancien que toute religion. (Robert Musil)
#2729
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix. (Denis Diderot, Encyclopédie)
#2793
Pas plus qu'un choix ne lui est permis, il n'est loisible au cr√©ateur de se d√©tourner d'aucune existence; un seul refus, √† quelque moment que ce soit, le prive de l'√©tat de gr√Ęce, le rend absolument coupable. (Rainer Maria Rilke)
#2823
... j'ai toujours senti que l'état d'auteur n'était, ne pouvait être illustre et respectable qu'autant qu'il n'était pas un métier. (Jean-Jacques Rousseau)
#2910
Il √©tait dans cet √©tat d'√©tonnement et de trouble inquiet o√Ļ tombe l'√Ęme qui vient d'obtenir ce qu'elle a longtemps d√©sir√©. Elle est habitu√©e √† d√©sirer, ne trouve plus quoi d√©sirer, et cependant n'a pas encore de souvenirs. (Stendhal)
#2979
Chaque peuple, chaque m√©tier, chaque √©tat s'habille √† sa guise, et cependant ils sont tous chr√©tiens; tandis que nous, Maures, on nous d√©fend le costume des Maures, comme si notre croyance √©tait dans nos habits et non dans nos cŇďurs. (Mendoza, Histoire de la guerre de Grenade)
#3048
La civilisation n'est autre chose que le mode de végétation propre à l'humanité. (Victor Hugo)
#3575
Les √Čtats-Unis sont le seul pays √† √™tre pass√© de la barbarie √† la d√©cadence sans conna√ģtre la civilisation. (Albert Einstein)
#3744
Le véritable homme d'Etat est celui qui s'institue arbitre impartial entre ses ambitions et l'intérêt général. (Bosch, Aphorismes du temps présent)
#4259
On peut être écrivain sans écrire, poète sans poèmes. C'est un état, pas une fonction ni une activité, encore moins un métier. (Isabelle Jarry)
#4509
Les lois et les morales sont essentiellement √©ducatrices, et par cela m√™me provisoire. Toute √©ducation bien entendue tend √† pouvoir se passer d'elles. Toute √©ducation tend √† se nier d'elle-m√™me. Les lois et les morales sont pour l'√©tat d'enfance: l'√©ducation est une √©mancipation. Une cit√©, un √Čtat parfaitement sage vivrait, jugerait sans lois, les normes √©tant dans l'esprit de son ar√©opage. L'homme sage vit sans morale, selon sa sagesse. Nous devons essayer d'arriver √† l'immoralit√© sup√©rieure. (Andr√© Gide, Journal)
#4688
Prendre un engagement solennel, pour un homme d'Etat, c'est s'engager à vous dire solennellement plus tard qu'il n'a pas pu le tenir. (André Birabeau)
#7696
Les yeux sont les miroirs du corps, ils en disent beaucoup plus long sur l'√©tat de nos visc√®res que sur celui de notre √Ęme ou de notre esprit. (Pierre Reverdy, Le Livre de mon bord)
#7558
Quelle malchance a pu dénaturer l'homme - seul vraiment né pour vivre libre - au point de lui faire perdre la souvenance de son premier état et le désir de le reprendre ? (La Boétie)
#7637
Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore - Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent. (Robert Desnos, Etat de veille)
#5062
Le sentiment amoureux se mesure √† l'ampleur du manque, √† l'√©tat fi√©vreux dans lequel l'absence de l'autre nous plonge. (Francine No√ęl)
#5088
Ah! le vieux rêve des gens honnêtes: pouvoir tuer quelqu'un en état de légitime défense. (Alphonse Allais)
#5356
Toute litt√©rature est traduction. Et traduction √† son tour, la lecture que l'on en fait... D'o√Ļ cet autre sentiment selon lequel on n'en aura jamais fini avec les textes que l'on aime, car ils rebondissent d'interpr√©tation en interpr√©tation... (Hubert Nyssen, √Čloge de la lecture)
#5361
[...]Le gouvernement d'une conversation ressemble beaucoup √† celui d'un Etat; il faut qu'on se doute √† peine de l'influence qui la conduit. L'administrateur et la ma√ģtresse de maison ne doivent jamais se m√™ler des choses qui vont d'elles-m√™mes, mais √©viter les maux et les inconv√©nients qui viennent √† la traverse, √©loigner les obstacles, ranimer les objets qui languissent. Une ma√ģtresse de maison doit emp√™cher que la conversation ne prenne un tour ennuyeux, d√©sagr√©able ou dangereux; mais elle ne doit faire aucun effort tant que l'impulsion donn√©e suffit et n'a pas besoin d'√™tre renouvel√©e; trop acc√©l√©rer c'est g√™ner. (Madame de Sta√ęl, L'√Ęge de la conversation)
#5168
L'Etat doit être le plus honnête homme de France. (Baron Louis)
#5271
Les vieillards aiment à donner de bons préceptes pour se consoler de n'être plus en état de donner de mauvais exemples. (François de La Rochefoucauld, Maximes)
#5310
Ne doit-on pas dire glorieuses les trente années qui [...] ont fait passer la France de la pauvreté millénaire, de la vie végétative traditionnelle, aux niveaux de vie et genres de vie contemporains? (Jean Fourastié)
#5470
Une √©loquence et une po√©sie d'Asiatique, des √©tats d'√Ęme indescriptible, incalculable. C'est de la po√©sie comme l'or est un m√©tal pr√©cieux: par convention. (Lema√ģtre, Journal de Jules Renard 1893 - 1898)
#5484
Vous savez bien, Vous [en parlant de Dieu], que les hommes ne sont pas coupables, ils sont seulement stupides, Vous ne pouvez pas les punir si cruellement de leur b√™tise!... Ils ont mordu trop t√īt aux fruits de la science, ils n'√©taient pas en √©tat de les dig√©rer... Ils auraient d√Ľ attendre qu'un nouvel estomac leur soit pouss√©... (Ren√© Barjavel, La temp√™te)
#5579
Un paysage quelconque est un √©tat de l'√Ęme. (Henry Fr√©d√©ric Amiel)
#5634
C'est l'Etat, c'est l'autel de la religion politique sur lequel la soci√©t√© naturelle est toujours immol√©e: une universalit√© d√©vorante, vivant de sacrifices humains, comme l'√Čglise. (Mikha√Įl Bakounine - F√©d√©ralisme, socialisme et antith√©ologisme)
#5635
Amoureux et jaloux de la libert√© humaine, et la consid√©rant comme la condition absolue de tout ce que nous adorons et respectons dans l'humanit√©, je retourne la phrase de Voltaire, et je dis: Si Dieu existait r√©ellement, il faudrait le faire dispara√ģtre. (Mikha√Įl Bakounine, Dieu et l'Etat)
#5640
L'Etat, c'est le mal, mais un mal historiquement n√©cessaire, aussi n√©cessaire dans le pass√© que le sera t√īt ou tard son extinction compl√®te. (Mikha√Įl Bakounine, La Libert√©)
#5740
Le Fran√ßais est rarement aimable de premier jet; on dirait toujours qu'il est aimable par ordre, par calcul. Si, par exemple, il voit la n√©cessit√© d'√™tre, √† l'encontre de l'ordinaire, fantaisiste, original, la fantaisie la plus absurde et le plus artificielle rev√™t chez lui des formes admises d'avance et depuis longtemps ramen√©es au rang des banalit√©s. √Ä l'√©tat naturel, le Fran√ßais ressort au positivisme le plus bourgeois, le plus ennuyeux, le plus plat. C'est, somme toute, l'√™tre le plus ennuyeux qui soit au monde. (Fiodor M. Dosto√Įevsky, Le Joueur)
#5782
Selon la mani√®re dont on le pr√©sente, le pass√© de n'importe lequel d'entre nous peut aussi bien devenir la biographie d'un chef d'√Čtat bien-aim√© que la biographie d'un criminel. (Milan Kundera, Risibles amours)
#5865
Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain : les Etats-Unis. (Che Guevara)
#5867
En fait, si on observe assez globalement ce qui se passe dans le monde, je pense que l'on pourrait décrire la situation comme suit : plus un Etat dispose de la capacité d'user de la violence, plus grand est son mépris de la souveraineté - des autres, cela s'entend. Les Etats-Unis sont - et de loin - les plus à même d'user de la violence et c'est sans doute pourquoi l'enthousiasme atteint chez nous son paroxysme. (Noam Chomsky, De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis)
#5868
En fait, le mépris américain de la souveraineté des autres est aussi vieux que l'Amérique elle-même.
Donc la souverainet√© des autres n'est rien s'ils se placent au travers de notre route - c'est-√†-dire si ce sont des "Etats sc√©l√©rats" qui n'ob√©issent pas aux ordres. D'un autre c√īt√©, notre propre souverainet√©, celle de nos clients et de ceux qui nous ob√©issent doivent √™tre d√©fendues. (Noam Chomsky, De la guerre comme politique √©trang√®re des Etats-Unis)
#5871
Je crois, juridiquement parlant, qu'il y aurait des motifs sérieux pour inculper chaque président des Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale. Ils ont tous été soit de véritables criminels de guerre, soit impliqués dans de graves crimes de guerre. (Noam Chomsky)
#5942
"Rochers, bien qu'agés de plus de trois mille ans, vous ne changez ni d'état ni de forme." ( Pierre de Ronsard )
#5976
Bureaucrate: L'une des pi√®ces ma√ģtresses du char de l'√Čtat: le frein. (Albert Brie, Le mot du silencieux)
#5994
H√Ętons-nous de rendre la philosophie populaire. Si nous voulons que les philosophes marchent en avant, approchons le peuple du point o√Ļ en sont les philosophes. (Denis Diderot, De l'interpr√©tation de la nature)
#6014
Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l'Etat te le demande. (Albert Einstein)
#6092
Le Communisme - qu'il faut se garder de confondre avec "le Parti Communiste" - est une doctrine sociale qui, bas√©e sur l'abolition de la propri√©t√© individuelle et sur la mise en commun de tous les moyens de production et de tous les produits, tend √† substituer au r√©gime capitaliste actuel une forme de soci√©t√© √©galitaire et fraternelle. Il y a deux sortes de communisme: le communisme autoritaire qui n√©cessite le maintien de l'√Čtat et des Institutions qui en proc√®dent et le communisme libertaire qui en implique la disparition. (S√©bastien Faure, Encyclop√©die anarchiste: article "Communisme")
#6104
Bien-√™tre n. √Čtat d'esprit produit par la contemplation des ennuis d'autrui. (Ambrose Bierce, Le dictionnaire du Diable)
#6127
Nous n'avons point d'Etat. Nous avons des administrations. Ce que nous appelons la raison d'Etat, c'est la raison des bureaux. On nous dit qu'elle est auguste. En fait, elle permet à l'administration de cacher ses fautes et de les aggraver. (Anatole France, L'Anneau d'améthyste)
#6128
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile. (Anatole France, journal Le Figaro - 17 Janvier 1900)
#6131
Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des moeurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs. Les moeurs présentes, on les appellera barbares quand elles seront des moeurs passées. (Anatole France, Sur la pierre blanche)
#6132
La paix universelle se réalisera un jour non parce que les hommes deviendront meilleurs mais parce qu'un nouvel ordre, une science nouvelle, de nouvelles nécessités économiques leur imposeront l'état pacifique. (Anatole France, Sur la pierre blanche)
#6155
A dire vrai, les devoirs envers l'Etat sont ceux que j'ai mis le plus de temps et eu le plus de mal √† apprendre. Je suis rest√© longtemps √† leur √©gard dans cette confiance na√Įve de l'enfant qui s'imagine que son chocolat du matin arrive tout chaud quotidiennement sur sa table, en vertu de quelque n√©cessit√© cosmique. Il est bon, pour l'√©ducation de l'enfant, que, par quelque perturbation familiale, son chocolat, de temps √† autre, soit renvers√©. La peur de ne plus avoir de chocolat du tout est salutaire. (Andr√© Gide, Journal 1889-1939)
#6218
Un Etat qui rapetisse les hommes pour en faire des instruments dociles entre ses mains, même en vue de bienfaits, s'apercevra qu'avec de petits hommes rien de grand ne saurait s'accomplir. (John Stuart Mill, De la liberté)
#6248
Tous les gouvernements ont de tout temps violé tous les droits, à commencer par le droit des gens. Les canons s'appelaient l'ultima ratio. Qui a force a droit, voilà quelle était la maxime ; les petits états dévorés par les grands ; les poules mangées par les renards, les renards mangés par les loups, les loups mangés par les lions, voilà quelle était la pratique. Ce qui est une nouveauté, c'est le respect du droit. Ceci est l'honneur de la civilisation du XIXe siècle de vouloir que le faible soit respecté par le fort, et que la morale éternelle soit au-dessus des piques et des mousquets. (Victor Hugo, Choses vues)
#6320
Cet homme m'attire autant que le plus bel arbre du bois ; c'est un autre arbre, un arbre humain, silencieux, végétatif. Car il joue aux échecs comme les arbres donnent des feuilles. (Miguel de Unamuno, Le Roman de Don Sandalio, joueur d'échecs)
#6338
La moralité qui se dégage de l'observation de tout l'ensemble du règne animal [...] peut se résumer ainsi: "fais aux autres ce que tu voudrais qu'ils te fassent dans les mêmes circonstances."
Et elle rajoute: "Remarque bien que ce n'est qu'un conseil; mais ce conseil est le fruit d'une longue expérience de la vie des animaux en société et chez l'immense masse des animaux vivant en sociétés, l'homme y compris, agir selon ce principe a passé à l'état d'habitude". (Piotr Kropotkine, La morale anarchiste)
#6342
Une fois que tu auras vu une iniquité et que tu l'auras comprise - une iniquité dans la vie, un mensonge dans la science, ou une souffrance imposée par un autre -, révolte-toi contre l'iniquité, contre le mensonge et l'injustice. Lutte! La lutte c'est la vie d'autant plus intense que la lutte sera plus vive. Et alors tu auras vécu, et pour quelques heures de cette vie tu ne donneras pas des années de végétation dans la pourriture du marais. (Piotr Kropotkine, La morale anarchiste)
#6400
C'est ce qui vous trompe, mon illustre ami. Si maigre et si ch√©tif qu'il vous paraisse, le bourriquot alg√©rien a les reins solides... Il le faut bien pour supporter tout ce qu'il supporte... Demandez plut√īt aux Arabes. Voici commes ils expliquent notre organisation coloniale... En haut, disent-ils, il y a mouci le gouverneur, avec une grande trique, qui tape sur l'√©tat-major; l'√©tat-major, pour se venger, tape sur le soldat; le soldat tape sur le colon, le colon tape sur l'Arabe, l'Arabe tape sur le n√®gre, le n√®gre tape sur le juif, le juif √† son tour tape sur le bourriquot; et le pauvre petit bourriquot, n'ayant personne sur qui taper, tend l'√©chine et porte tout. (Alphonse Daudet, Tartarin de Tarascon)
#6493
S'il fallait résumer l'état mental contemporain par un mot, c'est sans doute celui que je choisirais: l'amertume. (Michel Houellebecq, Extension du domaine de la lutte)
#6517
Si jamais il t'arrive de te tourner vers les choses du dehors dans le but de plaire √† quelqu'un, sache que tu es d√©chu de ton √©tat. Qu'il te suffise donc, en tout et partout, d'√™tre philosophe. Et si de plus tu veux le para√ģtre, contente-toi de le para√ģtre √† tes propres yeux, et cela suffit. (√Čpict√®te, Pens√©es; XXXII)
#7385
Les Etats nés des parties de notre ancien empire se sont, à quelques minorités près, guéris du rhumatisme de la colonisation. La francophonie est un besoin qu'éprouvent, tout simplement, les pays qui partagent notre langue. (Maurice Druon)
#7951
[...] une graine a du mal √† germer dans une terre √©touff√©e par une v√©g√©tation envahissante. Il faut un peu d'espace pour que la lumi√®re vienne √† nous. (Laurent Gounelle, Le Jour o√Ļ j'ai appris √† vivre, Pocket, p. 80)

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