Espace des Citations

Retour au siteIndex Les thèmesLes auteurs

RechercherCoups de cœurNouveautés


#28
La misère de l'homme ne consiste pas seulement dans la faiblesse de sa raison, l'inquiétude de son esprit, le trouble de son coeur; elle se voit encore dans un certain fond ridicule des affaires humaines. Les révolutions surtout découvrent cette insuffisance de notre nature: si vous les considérez dans l'ensemble, elles sont imposantes; si vous pénétrez dans le détail, vous apercevez tant d'ineptie et de bassesse, tant d'hommes renommés qui n'étaient rien, tant de choses dites l'oeuvre du génie, qui furent l'oeuvre du hasard, que vous êtes également étonné et de la grandeur des conséquences et de la petitesse des causes. (Chateaubriand, Pensées et Premières Poésies)
#85
Claudine: ¬ę Pour moi, je hais les maris soup√ßonneux, et j'en veux un qui ne s'√©pouvante de rien, un si plein de confiance, et s√Ľr de ma chastet√©, qu'il me v√ģt sans inqui√©tude au milieu de trente hommes ¬Ľ. (Moli√®re, George Dandin, Acte II; sc√®ne 1)
#609
Le bonheur suppose sans doute toujours quelque inquiétude, quelque passion, une pointe de douleur qui nous éveille à nous-même. (Emile Chartier)
Commentaire : dit Alain
#802
Mon impression √† moi, que je garde, esr le d√©sir d'√™tre de plus en plus retir√© du monde et dans un clo√ģtre d'√©tudes et d'oubli. (Sainte-Beuve, Correspondances I)
#910
J'ai étudié la philosophie,
La jurisprudence et la médecine,
Et même, hélas! la théologie
Laborieusement d'un bout à l'autre.
Et voici que, pauvre fou, avec toute ma science,
Je ne suis pas plus sage qu'auparavant. (GŇďthe, Faust, I)
#1093
La délicatesse est à l'esprit ce que la saveur est au fruit. (A. Poincelot, Etudes de l'homme ou Réflexions morales)
#1447
Nous vivons trop dans les livres et pas assez dans la nature, et nous ressemblons à ce niais de Pline le Jeune qui étudiait un orateur grec pendant que sous ses yeux le Vésuve engloutissait cinq villes sous la cendre. (Anatole France)
#1474
La lecture de tous bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée, en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées. (René Descartes, Discours de la méthode)
#1548
Si les enfants devenaient ce qu'en attendent ceux qui leur ont donné la vie, il n'y aurait que des dieux sur la terre. (A. Poincelot, Etudes de l'homme)
#1724
Un Picasso étudie un object comme un chirurgien dissèque un cadavre. (Guillaume Apollinaire, Les Peintres cubistes, Méditations esthétiques, Sur la peinture II)
#1726
Le hasard est le plus grand romancier du monde: pour être fécond, il n'y a qu'à l'étudier. (Honoré de Balzac, La Comédie humaine)
Commentaire : La citation est tirée de l'Avant-Propos
#1801
Les langues n'ont d'√©l√©gance qu'autant qu'il y en a dans l'esprit de ceux qui les parlent. (√Čtienne Bonnot, abb√© de CONDILLAC, Cours d'√©tude pour l'instruction du prince de Parme, VI, Histoire moderne, livre XX, chap. 1)
#2106
R√©fugie-toi dans l'√©tude, tu √©chapperas √† tous les d√©go√Ľts de l'existence. L'ennui du jour ne te fera pas soupirer apr√®s la nuit et tu ne seras pas √† charge de toi-m√™me et inutile aux autres. (S√©n√®que)
#2107
L'√©tude a √©t√© pour moi le souverain rem√®de contre les d√©go√Ľts de la vie, n'ayant jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dissip√©. (Monstesquieu, Pens√©es diverses)
#2108
Adonne-toi à l'étude des lettres pour en tirer quelque chose qui soit toute tienne. (Montaigne, Essais)
#2151
Je ne cherche pas, je trouve. (Pablo Picasso, Etude de femme)
#2157
La grande découverte du XVIIIe siècle, c'est [...] celle du phénomène de la mémoire. (Georges Poulet, Etudes sur le temps humain, introduction)
#2163
Chaque jeune homme, chaque jeune fille doivent savoir qu'en étudiant à l'école, ils doivent se préparer au travail, se préparer à créer des valeurs utiles à l'homme et à la société. Chacun, indépendamment de la situation de ses parents, doit avoir un seul chemin: se mettre à apprendre et, après avoir appris, travailler. (Nikita Khrouchtchev)
#2164
Etudiez comme si vous deviez vivre toujours; vivez comme si vous deviez mourir demain. (Saint Isidore de Séville)
#2220
En France, on √©tudie les hommes, en Allemagne, les livres. (Madame de Sta√ęl, De l'Allemagne, chap. 13)
#2265
Il ne faut pas dire que la voie est étroite; c'est l'étroitesse qui est la voie. (Jean Wahl, Etudes kierkegaardiennes, III)
#2512
O toi, fiancée encore inviolée de la quiétude. (John Keats, "Ode" sur une urne grecque)
#3723
Le verbe aimmer pèse des tonnes.
Des tonnes de chagrin, de joie, d'inquiétude, de doute, de cris, d'extase.
Ne le fuis pas.
Ne pas aimer pèse encore plus lourd.
(Félix Leclerc)
#4010
On s'étudie trois semaines, on s'aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent. (Hippolyte Taine, Vie et Opinions de Frédéric Thomas Graindorge)
#4286
CHARLOTTE: On marie ta fille dans trois semaines et toi, tu lis?
ANTOINE: Oui.
CHARLOTTE: Qu'est-ce que tu lis?
ANTOINE: Le code civil. Au chapitre des divorces. J'étudie les moyens de la tirer de là l'année prochaine.
CHARLOTTE: Tu es un monstre! Ces enfants s'aiment!
ANTOINE: C'est ce qui me fait peur. Nous nous aimions nous aussi.

(Jean Anouilh, Les poissons rouges)
#4383
Le sentiment d'inf√©riorit√© gouverne la vie mentale; on peut clairement le reconna√ģtre dans le sens de l'imperfection et de l'incompl√©tude, et dans la lutte ininterrompue √† la fois des individus et de l'humanit√©. (Alfred Adler, Int√©r√™t social)
#4569
De m√™me que tout royaume divis√© est bient√īt d√©fait, toute intelligence qui se divise en plusieurs √©tudes diff√©rentes s'embrouille et s'affaiblit. (L√©onard De Vinci)
#4645
Les femmes sont des poêles à dessus de marbre. (Honoré de Balzac, Autres étude de la femme)
#4652
- Comment s'appelle, demandait un examinateur √† une √©tudiante am√©ricaine, le type d'union o√Ļ l'homme se contente d'une seule femme?
- La monotonie, répondit l'étudiante.
(André Maurois, Lettres à l'Inconnue)
#4836
On gagne plus à avoir aimé qu'à avoir compris. (Jean Rostand, Inquiétudes d'un biologiste)
#5085
Un chercheur doit avoir conscience du peu de ce qu'il a trouvé; mais il a droit d'estimer que ce peu est immense. (Jean Rostand, Inquiétudes d'un biologiste)
#5314
L'√©tude du beau est un duel o√Ļ l'artiste crie de frayeur avant d'√™tre vaincu. (Baudelaire, Fleurs du Mal; Le spleen de Paris)
#5309
Des jeunes gens antis√©mites, √ßa existe donc, cela ? Il y a donc des cerveaux neufs, des √Ęmes neuves, que cet imb√©cile poison a d√©j√† d√©s√©quilibr√©s ? Quelle tristesse, quelle inqui√©tude pour le XXe si√®cle qui va venir. (Emile Zola)
Commentaire : Citation formulée par Emile Zola au temps de l'Affaire Dreyfus.
#5401
[...] Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison. (Alain, Idées; Etude sur Descartes)
#5475
L'éloquence n'en use pas autrement; elle ne peint jamais que le profil. (Jean le Rond d' Alembert, Apologie de l'étude)
#5643
Plus on √©tudie l'homme, plus on conna√ģt que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste mis√®re. Ch√©tive et caduque cr√©ature qu'il est, il a bien pu se persuader qu'il ne saurait mourir, sans troubler toute la nature, et sans obliger le Ciel √† se mettre √† nouveau en frais, pour √©clairer la pompe de ses fun√©railles. Sotte et ridicule vanit√©! (Pierre Bayle, Pens√©es diverses sur la Com√®te)
#5660
Une grande philosophie n'est pas celle qui installe une vérité définitive, c'est celle qui introduit une inquiétude. (Charles Péguy)
#5805
"Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges." (Alchimie du verbe, Une saison en enfer)(Arthur Rimbaud)
#5806
C'est bien connu: dans les périodes d'inquiétude générale, l'animal humain perd les pédales, rejette - plus encore qu'à l'accoutumée - les arguments de sa raison et plonge à corps perdu dans les tentations de l'irrationnel rassurant et exaltant. La crédulité s'engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne. (François Cavanna, Lettre ouverte aux culs-bénits)
#5812
Le dictionnaire nous dit que l'écologie est l'étude des rapports existants entre les êtres vivants et leur milieu (en gros, ça doit être ça, j'écris en voltige, pas de dico sous la main. Mais c'était avant la survenue du "mouvement écologique". Depuis, le mot "écologie" a pris de l'ampleur et de l'ambition. Je crois pouvoir le définir en disant qu'il exprime l'inquiétude d'UN être vivant (l'homme civilisé devant la dégradation accélérée de son propre milieu d'existence. Je pense que cette définition est suffisamment générale pour mettre tout le monde d'accord.
Si maintenant on veut un peu affiner, par exemple poser les questions du "pourquoi", du "comment" et du "qu'est-ce qu'il faut faire ?", ça diverge tout de suite. (François Cavanna, La belle fille sur le tas d'ordures)
#5895
Vous dites qu'il faut conna√ģtre l'enfant pour l'instruire; mais ce n'est point vrai; je dirais plut√īt qu'il faut l'instruire pour le conna√ģtre; car sa vraie nature c'est sa nature d√©velopp√©e par l'√©tude des langues, des auteurs et des sciences. C'est en le formant √† chanter que je saurai s'il est musicien. (Alain, Propos sur l'√©ducation)
#6017
[...] il ne s'agit plus, comme on le r√©p√©tait sans cesse au XIXe si√®cle, de traduire dans le langage math√©matique les faits livr√©s par l'exp√©rience. Il s'agit plut√īt, tout √† l'inverse, d'exprimer dans le langage de l'exp√©rience commune une r√©alit√© profonde qui a un sens math√©matique avant d'avoir une signification ph√©nom√©nale. (Gaston Bachelard, √Čtudes)
#6031
Les biographies se terminent généralement par la mort du sujet étudié, conclusion naturelle dont ne bénéficient pas les autobiographies. (Eric Hobsbawm, Franc-tireur)
#6163
Seul, la nuit, avec un livre √©clair√© par une chandelle - livre et chandelle, double √ģlot de lumi√®re, contre les doubles t√©n√®bres de l'esprit et de la nuit.
J'étudie! Je ne suis que le sujet du verbe étudier.
Penser je n'ose.
Avant de penser, il faut étudier.
Seuls les philosophes pensent avant d'étudier.
(Gaston Bachelard, La flamme d'une chandelle)
#6208
S√©lectionner parmi quelques centaines d'√©tudiants ceux qui seront aptes, dix ann√©es plus tard, √† exercer tel m√©tier est une t√Ęche impossible. Sauf cas extr√™mes, seule une voyante extralucide pourrait pr√©tendre donner une r√©ponse. Comment quelques copies apporteraient-elles des informations suffisantes pour d√©cider d'une performance √† venir aussi multiforme que, par exemple, la profession de m√©decin? (Albert Jacquard, Mon utopie)
#6343
Comme quatre-vingt-dix pour cent du genre humain il croyait lui aussi que le dipl√īme de fin d'√©tudes en bonne et due forme de la derni√®re √©cole qu'il avait fr√©quent√©e √©tait l'apog√©e de sa vie. C'est ce que croient la plupart des gens, il a de quoi devenir fou. Ils sortent de l'√©cole et restent bloqu√©s et ne font plus aucun effort. [...] L'ensemble des gens ne se donnent du mal, dirait-on, qu'aussi longtemps qu'ils peuvent attendre des dipl√īmes stupides avec lesquels ils peuvent se pavaner en public, lorsqu'ils ont en main un nombre suffisant de ces dipl√īmes stupides, ils se laissent aller. (Thomas Bernhard, Extinction)
#6344
De même que nous voyons briller nos propres yeux dans les yeux de ceux que nous regardons, de même nous pouvons étudier notre manière de parler dans celle des orateurs que nous écoutons. (Plutarque, Comment écouter)
#6436
Les crimes ne naissent que de l'indigence et de l'extrême opulence. (Bernardin de Saint-Pierre, Etudes de la nature)
#6438
Le melon a été divisé en tranches par la nature afin d'être mangé en famille. La citrouille étant plus grosse peut-être mangée avec les voisins. (Bernardin de Saint-Pierre, Etude de la nature XI)
#6456
Les teintes inimitables du blanc qui fuient à perte de vue dans le blanc. (Bernardin de Saint-Pierre, Les Etudes de la nature)
#6457
Les puces se jettent, partout o√Ļ elles sont, sur les couleurs blanches. Cet instinct leur a √©t√© donn√© afin que vous puissions les attraper plus ais√©ment. (Bernardin de Saint-Pierre, Les Etudes de la nature)
#6506
Tu esp√®res que tu seras heureux d√®s que tu auras obtenu ce que tu d√©sires. Tu te trompes. Tu ne seras pas plus t√īt en possession, que tu auras m√™mes inqui√©tudes, m√™mes chagrins, m√™mes d√©go√Ľts, m√™mes craintes, m√™mes d√©sirs. Le bonheur ne consiste point √† acqu√©rir et √† jouir, mais √† ne pas d√©sirer. Car il consiste √† √™tre libre. (√Čpict√®te, Entretiens - Livre IV, VI)
#6515
Une hypothèse, comme une calomnie, est d'autant plus dangereuse qu'elle est plus plausible. (Jean Rostand, Inquiétudes d'un biologiste)
#6536
La premi√®re et la plus n√©cessaire partie de la philosophie est celle qui traite de la pratique des pr√©ceptes; par exemple: il ne faut point mentir. La seconde, est celle qui en fait les d√©monstrations: pourquoi il ne faut point mentir. Et la troisi√®me, celle qui fait la preuve de ces d√©monstrations, en expliquant en quoi consiste une d√©monstration, et ce qui en fait la v√©rit√© et la certitude ; elle d√©finit ces diff√©rents termes: d√©monstration, cons√©quence, opposition, v√©rit√©, fausset√©. Cette troisi√®me partie est n√©cessaire pour la seconde, et la seconde pour la premi√®re; mais la premi√®re est la plus n√©cessaire de toutes, et celle o√Ļ il faut s'arr√™ter et se fixer. D'ordinaire, nous renversons cet ordre; nous nous arr√™tons enti√®rement √† la troisi√®me; tout notre travail, toute notre √©tude, est pour la troisi√®me, pour la preuve, et nous n√©gligeons absolument la premi√®re, qui est l'usage et la pratique. Il arrive par l√† que nous mentons; mais en revanche nous sommes toujours pr√™ts √† bien prouver qu'il ne faut pas mentir. (√Čpict√®te, Pens√©es - LXXX)
#6628
Souviens-toi que le d√©sir des honneurs, des dignit√©s, des richesses, n'est pas le seul qui nous rende esclaves et soumis; mais aussi le d√©sir du repos, du loisir, des voyages, de l'√©tude. En un mot, toutes les choses ext√©rieures, quelles qu'elles soient, nous rendent sujets quand nous les estimons. (√Čpict√®te, Entretiens - Livre IV, XI)
#6849
Je regarde la grammaire comme la première partie de l'art de penser. (Etienne de Condillac, Cours d'étude pour l'instruction du prince de Parme)
#6865
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes. (Pierre-Augustin Caron Beaumarchais, Lettre sur la chute et la critique du Barbier de Séville)
#6748
Les m√©decins qui ont fait des √©tudes connaissent beaucoup de maladies, mais pour gu√©rir un malade, il faut l'examiner avec cet instinct que donne une grande bont√©. Dans les h√īpitaux, de vieux chirurgiens et de jeunes internes pratiquent toute la science des √©coles; or beaucoup d'hommes meurent parce qu'on ne sait pas les soigner avec amour. La Bont√© est plus forte que la science humaine. Il faudrait que la m√©decine f√Ľt un sacerdoce et que chaque m√©decin pratiqu√Ęt son m√©tier comme on accomplit un grand devoir. Loin des plaisirs du monde, dans sa pens√©e et dans son coeur, il faudrait que le m√©decin rest√Ęt chaque jour afin de se recueillir et de se fortifier. Un cerveau, c'est bien, pour conna√ģtre les maladies, mais un cerveau et un cŇďur, cela sugg√®re les miracles. (Charles-Louis Philippe, La M√®re et l'enfant)
#6986
Viens à moi sans inquiétude.
Je te suivrai sur le chemin ;
Mais je ne puis toucher ta main,
Ami, je suis la Solitude.
Commentaire : Alfred de MUSSET ( La nuit de décembre )
#7063
[...] le d√©mon de la simplification [...] (Gaston Bachelard, √Čtudes)
#7136
Le mariage n'est pas le plaisir, c'est le sacrifice du plaisir, c'est l'√©tude de deux √Ęmes qui pour toujours d√©sormais auront √† se contenter l'une de l'autre. (Paul Claudel, Le P√®re humili√©)

Retour au site   Index Rechercher F.A.Q. Les auteurs Les thèmes Coups de cœur
© EspaceFrançais.com | Tous droits réservés.