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#24
[...] l'énergie, même dans les mauvaises passions, excite toujours en nous un étonnement et une espèce d'admiration involontaire. (Prosper Mérimée, La Vénus d'Ille)
Commentaire : excellente histoire!!
#30
La mort n'était bonne que parce qu'elle supprimait l'être d'un coup, pour toujours. Oh ! dormir comme les pierres, rentrer dans l'argile, n'être plus! (Emile Zola)
#37
¬ęQue faisiez-vous au temps chaud?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez? j'en suis fort aise.
Et bien! dansez maintenant.¬Ľ (Jean de La Fontaine, La Cigale et la Fourmi)
#39
La raison du plus fort est toujours la meilleure. (La Fontaine, Le Loup et l'Agneau)
#41
Ce que nous prenons pour des vertus n'est souvent qu'un assemblage de diverses actions et de divers intérêts, que la fortune ou notre industrie savent arranger; et ce n'est pas toujours par valeur et par chasteté que les hommes sont vaillants, et que les femmes sont chastes. (La Rochefoucauld, Réflexions ou Sentences et Maximes morales)
#46
[...] je crois que si le mensonge peut servir un moment, il est n√©cessairement nuisible √† la longue, et qu'au contraire la v√©rit√© sert n√©cessairement √† la longue bien qu'il puisse arriver qu'elle nuise dans le moment. D'o√Ļ je serai tent√© de conclure que l'homme de g√©nie qui d√©crie une erreur g√©n√©rale, ou qui accr√©dite un grande v√©rit√©, est toujours un √™tre digne de notre v√©n√©ration. (Denis Diderot)
#48
J'ai pens√©, je pense encore, qu'on n'obtient ni grand path√©tique, ni profonde moralit√©, ni bon et vrai comique, au th√©√Ętre, sans des situations fortes et qui naissent toujours d'une disconvenance sociale dans le sujet qu'on veut traiter. (Beaumarchais, Le mariage de Figaro)
#49
Choisir la vie, c'est toujours choisir l'avenir. Sans cet élan qui nous porte en avant nous ne serions rien de plus qu'une moisissure à la surface de la terre. (Simone de Beauvoir)
#52
Avant le jour de sa mort, personne ne sait exactement son courage... (Jean Anouilh)
#64
Votre ami est la réponse à vos désirs. À quoi bon si vous le chercher afin de tuer le temps? Cherchez-le toujours pour les heures viants. Car il lui appartient de conbler votre besoin, mais non votre vide. (Gibran Khalil Gibran)
#71
On veut toujours que l'imagination soit la facult√© de former des images. Or elle est plut√īt la facult√© de d√©former les images fournies par la perception, elle est surtout la facult√© de nous lib√©rer des images premi√®res, de chager les images. (Gaston Bachelard)
#75
Je crois que l'homme est naturellement cruel: les enfants et les sauvages en font la preuve chaque jour. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père)
#135
Les mots que j'emploie,
Ce sont les mots de tous les jours, et ce ne sont point les mêmes!
Vous ne trouverez point de rimes dans mes vers ni aucun sortilège. Ce sont vos phrases mêmes. Pas aucune de vos phrases que je ne sache reprendre! (Claudel, Cinq Grandes Odes)
#147
Les personnes galantes sont toujours bien aises qu'un prétexte leur donne lieu de parler à ceux qui les aiment. (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves)
#151
Toutes mes résolutions sont inutiles; je pensais hier tout ce que je pense aujourd'hui et je fais aujourd'hui le contraire de ce que je résolus hier. (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves)
#152
Tous les jours je voit quelq'un de merveilleux à mon cabinet qui vaut le coup de ce que je fais
#154
Dis-moi, ma simple et ma tranquille amie,
Dis, combien l'absence même d'un jour,
Attriste et attise l'amour
Et le r√©veille, en ses br√Ľlures endormies? (E. Verhaeren, Les Heures)
#175
Avant tous mes Adieux à la vie, à l'amour,
Qui sont la même chose, et pour le même jour,
J'en dois à l'art de plaire, ainsi qu'à la jeunesse:
Et je devrais en faire à la tendresse;
Mais je laisse mon cŇďur aller tant qu'il pourra.
(Prince C. de Ligne, Mes Adieux)
#194
Ainsi toujours vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'oc√©an des √Ęges,
Jeter l'ancre un seul jour? (Alphonse de Lamartine, Premières Méditation poétiques)
#201
J'aimerais autant demander à un vieillard quel jour mourrez-vous, qu'à une jolie femme qui n'est pas trop jeune, quel jour êtes-vous née? (Gayot de Pitaval)
#214
Entre Bacchus et le sacré vallon
Toujours on vit une étroite alliance. (Jean de La Fontaine, Quinquina)
#234
Quelques crimes toujours précèdent les grands crimes. (Jean Racine)
#247
Les monomaniaques de tout poil, les gens qui sont possédés par une seule idée m'ont toujours spécialement intrigué, car plus un esprit se limite, plus il touche par ailleurs à l'infini. (Stefan Zweig)
#248
Dans la politique et dans la vie, les demi-mesures et les hypocrisies font toujours plus de mal que les décisions nettes et énergiques. (Stefan Zweig)
#251
Tous les prodiges n'avaient-ils pas leur reflet dans la réalité, et ne retrouvait-on pas dans chaque instant d'une vie maissante la splendeur de l'inaccessible et le bruissement de ce qui sera pour toujours incompréhensible? (Stefan Zweig)
#259
Toujours, les hommes qui prétendent combattre pour Dieu sont les plus insociables de la terre; parce qu'ils croient entendre des messages divins, leurs oreilles restent sourdes à toute parole d'humanité. (Stefan Zweig)
#260
C'est toujours la passion qui dévoile à une femme son caractère, c'est toujours dans l'amour et dans la douleur qu'elle atteint sa véritable mesure. (Stefan Zweig)
#269
Un ami, c'est quelqu'un sur qui nous pouvons toujours compter pour compter sur nous. (François Perier)
#272
Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n'ont rien. (Jean-Jacques Rousseau)
#273
Le plus fort n'est jamais assez fort pour √™tre toujours le ma√ģtre, s'il ne transforme sa force en droit et l'ob√©issance en devoir. (Jean-Jacques Rousseau)
#276
J'ai toujours cru que le beau n'était que le bon mis en action, que l'un tenait intimement à l'autre, et qu'ils avaient tous deux une source commune dans la nature bien ordonnée. (Jean-Jacques Rousseau)
#281
Et dans ce monde et dans l'autre, les méchants sont toujours bien embarrassants. (Jean-Jacques Rousseau)
#284
Le sauvage vit en lui-même; l'homme sociable toujours hors de lui ne sait vivre que dans l'opinion des autres. (Jean-Jacques Rousseau)
#289
Le plus lent à promettre est toujours le plus fidèle à tenir. (Jean-Jacques Rousseau)
#318
Ce qui ressemble à l'amour est toujours de l'amour. (Tristan Bernard)
#339
Mon Dieu, le plus souvent l'apparence déçoit:
Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit. (Molière, Tartuffe)
#340
Va-t'en, retire-toi, spectre de ma ma√ģtresse!
Rentre dans ton tombeau, si tu t'en es levé;
Laisse-moi pour toujours oublier ma jeunesse,
Et, quand je pense à toi, croire que j'ai rêvé...
Commentaire : Alfred de Musset (Nuit d'octobre)
#342
J'apprends chaque jour pour enseigner le lendemain. (Emile Faguet)
#362
Tels sont les quatre √Ęges de l'amour: il na√ģt dans les bras du d√©dain, il cro√ģt sous la protection du d√©sir, il s'entretient avec les faveurs et meurt empoisonn√© par la jalousie. (Cald√©ron, Le pire n'est pas toujours certain)
#368
Il fut un temps o√Ļ les b√™tes parlaient; aujourd'hui, elles √©crivent. (Aur√©lien Scholl)
#370
... et j'aurai toujours mon mot d'√©loge sur la tarte aux poireaux, le g√Ęteau de citrouille et la tarte au fromage blanc, confi√©s au four du boulanger. (Colette, Belles saisons)
#374
Les repas occupent la plus grande partie du jour. A huit heures, le matin, le thé fume dans les tasses. Des sandwiches de pain d'épice et de beurre, de radis noir et de boeuf fumé, de pain de seigle et de pain tigré de raisins... (J.-K. Huysmans, Paris)
#377
Avec du laitage, des oeufs, des herbes, du fromage, du pain bis et du vin passable, on est toujours s√Ľr de me bien r√©galer. (Jean-Jacques Rousseau, Confessions)
#388
Lumi√®re sereine de mon √Ęme, Matin √©clatant des plus doux feux, devenez en moi le jour. Amour qui non seulement √©clairez, mais divinisez, venez √† moi dans votre puissance, venez dissoudre doucement tout mon √™tre. D√©truite en ce qui est de moi, faites que je passe en vous tout enti√®re, en sorte que je ne me retrouve plus dans le temps, mais que je vous sois √©troitement unie pour l'√©ternit√©. (Sainte Gertrude)
#414
Attendre toujours, pour commencer l'ouvrage, que le corps soit bien disposé, que la santé soit parfaite et les forces physiques en bon état, c'est pour beaucoup d'hommes se condamner à l'inaction, c'est dévouer sa vie à la stérilité. (Henri Perreyve)
#418
De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace! (Danton)
#425
Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis;
Soir et matin, la brise est fra√ģche,
Hélas! les beaux jours sont finis! (Théophile Gautier, Emaux et Camées)
#434
Les tragédies des autres sont toujours d'une banalité désespérante. (Oscar Wilde, le portrait de Dorian Gray)
#435
Dorilas, quand la nuit nous rend l'obscurité,
En para√ģt toujours attrist√©.
Mais ce n'est pas à cause d'elle;
C'est parce que le jour épargne la chandelle.
Commentaire : (le chevalier d'Aceilly, Petites Poésies)
#437
Il y a toujours dans notre enfance, un moment o√Ļ la porte s'ouvre et laisse entrer l'avenir. (Graham Greene, la puissance et la gloire)
#445
¬ę N'avouez jamais ¬Ľ est un conseil n√©faste en justice, mais toujours excellent en amour. (Ren√© Floriot)
#450
L'amant est toujours plus près de l'amour que de l'aimée. (Jean Giraudoux)
#453
Je suis toujours furieux contre moi quand les autres ont tort. (Jean Giraudoux)
#456
L'important ce n'est pas tellement d'avoir des souvenirs, c'est toujours de régler ses comptes avec eux. (Umberto Eco)
#477
Quand nous v√ģmes le doux sourire de l'amante bais√© par les l√®vres de l'amant, celui qui jamais plus ne sera s√©par√© de moi me baisa la bouche, tout tremblant; et ce jour-l√†, nous ne l√Ľmes pas plus avant. (Dante, Enfer)
#479
Lucas cueille un baiser sur le sein d'Egérie,
Qui toujours s'en offense et s'apaise toujours.
Mais sa rougeur lui reste et la rend plus jolie. (Antoine Bertin, les Amours)
#488
Le beau est toujours bizarre. (Charles Baudelaire)
#518
En maintenant la beaut√©, nous pr√©parerons ce jour de renaissance o√Ļ la civilisation mettra au centre de sa r√©flexion, loin des principes formels et des valeurs vivante qui fonde la commune dignit√© du monde et de l'homme. (Albert Camus, l'Homme r√©volt√©)
#525
La b√™tise est souvent l'ornement de la beaut√©; c'est elle qui donne aux yeux cette limpidit√© morne des √©tangs noir√Ętres, et ce calme huileux des mers tropicales. (Charles Baudelaire, Journeaux intimes)
#539
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance:
Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
(Voltaire, Poème sur le désastre de Lisbonne)
#542
Dans le parler ordinaire, le langage désigne proprement la faculté qu’ont les hommes de s’entendre au moyen de signes vocaux... Les signes du langage humain sont en priorité vocaux... Aujourd’hui encore, les êtres humains en majorité savent parler sans savoir lire. (André Martinet)
#553
Nous n'avons pas toujours assez de force pour suppoorter les maux d'autrui. (Emile chartier dit Alain)
#592
La bonté est une vertu, mais ce n'est pas toujours par vertu qu'une femme a des bontés pour un homme. (Victor Joseph Etienne, dit Victor de Jouy; Larousse du XIXe siècle)
#604
Ce n'est pas assez de faire des pas qui doivent un jour conduire au but, chaque pas doit être lui-même un but en même temps qu'il nous porte en avant. (Goethe, Conversations)
#609
Le bonheur suppose sans doute toujours quelque inquiétude, quelque passion, une pointe de douleur qui nous éveille à nous-même. (Emile Chartier)
Commentaire : dit Alain
#610
Nous n'avons pas toujours assex de force pour supporter les maux d'autrui. (Emile Chartier)
Commentaire : dit Alain
#630
J'avais un camarade,
On n'en trouve point de meilleur.
Toujours √† mes c√īt√©s,
Nous allions à pas cadencé,
Le tambour tapait ses roulades. (Jean-Louis Uhland, J'avais un camarade)
#638
Le bonheur humain est composé de tant de pièces qu'il en manque toujours. (Bossuet)
#641
Quelques femmes toujours badines,
Quelques amis toujours joyeux,
Peu de vêpres, point de matines,
Une fille, en attendant mieux,
Voilà comme l'on doit sans cesse
Faire tête au sort irrité,
Et la véritable sagesse
Est de savoir fuir la tristesse
Dans les bras de la volupté.
(Voltaire, Ňíuvres Compl√®tes, X)
#654
Le chagrin, à certaine dose, prouve beaucoup d'affection; mais à trop forte dose, il prouve toujours quelque faiblesse d'esprit. (Shakespeare, Roméo et Juliette)
#660
Il n'importe gu√®re que l'on soit belle, une belle figure change bient√īt, mais une bonne conscience reste toujours bonne. (La marquise de Lambert)
#665
Les politiques grecs ne reconnaissent d'autre force que celle de la vertu. Ceux d'aujourd'hui ne vous parlent que de manufactures, de commerce, de finances, de richesses et de luxe même. (Montesquieu)
#668
Il change à tous moments d'esprit comme de mode;
Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc:
Aujourd'hui dans un casque et demain dans un froc.
(Boileau, Satire VIII, l'Homme)
#678
Debout sur la poupe toujours vous me verrez chanter,
Une secrète rose gonfle dans ma poitrine
Et un rossignol ivre bat des ailes sur mon doigt. (Vincente Huidobro, Miroir d'eau)
#681
C'est toujours le gouvernement pr√©c√©dent qui est responsable des mŇďurs du suivant, en tant qu'un gouvernement puisse √™tre responsable de quoi que ce soit. (Charles Baudelaire)
#694
J'ai toujours √©t√© √©tonn√© qu'on laiss√Ęt les femmes entrer dans les √©glises. Quelle conversation peuvent-elles tenir avec Dieu? (Charles Baudelaire)
#725
L'orthographe des langues est une convention dans laquelle la prononciation n'a que faire; et la profonde erreur des grammairiens d'aujourd'hui, c'est d'avoir pris au pied de la lettre cet axi√īme √©tourdi d'un grand √©crivain: ¬ę L'orthographe est l'image de la prononciation ¬Ľ (Nodier)

#738
Choisissez, pendant qu'on vous laisse
Le temps de choisir vos amours;
Et songez que dans la jeunesse,
Les bonnes nuits font les beaux jours. (Abbé Régnier-Desmarais, Poésies françaises, I)
#754
C'est peu de prendre les êtres comme ils sont, et il faut toujours en venir-là; mais les vouloir comme ils sont, voilà l'amour vrai. (Emile Chartier, dit Alain)
#758
L'individu qui pense contre la société qui dort, voilà l'histoire éternelle, et le printemps aura toujours le même hiver à vaincre. (Emile Chartier, dit Alain)
#780
L'amour a toujours été pour moi la plus grande des affaires, ou plutot la seule. (Stendhal)
#791
Les cieux racontent la gloire de Dieu,
Et le firmanent publie l'Ňďuvre de ses mains.
Le jour en fait au jour le récit,
Et la nuit le répète à la nuit. (Ancien Testament, Psaumes, XVIII, 2-3)
#809
Donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais
Je vous donne mais
Je vous prête le bonjour. (Molière)
#820
Le jour n'est pas plus que le fond de mon cŇďur. (Jean Racine, Ph√®dre)
#832
L'amitié est toujours profitable, l'amour est parfois nuisible. (Sénèque)
#847
Ma décision prise, je balance longuement. (Jules Renard, Journal)
#849
Vous avez la vocation de l'amiti√©, observait un jour mon vieux ma√ģtre le chanoine Durieux. Prenez garde qu'elle ne tourne √† la passion. De toutes, c'est la seule dont on ne soit jamais gu√©ri. (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#850
L'enfer, madame, c'est de ne plus aimer. (Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne)
#851
O chimères!
Nous ne connaissons réellement rien de ce monde, nous ne sommes pas au monde. (Georges Bernanos, Journal d'un curé campagne)
#852
Le p√©ch√© contre l'esp√©rance ‚ÄĒ le plus mortel de tous, et peut-√™tre le mieux accueilli, le plus caress√©. Il faut beaucoup de temps pour le reconna√ģtre, et la tristesse qui l'annonce, le pr√©c√®de, est si douce! C'est le plus riche des √©lixirs du d√©mon, son ambroisie. (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#853
J'ai √©cart√© le voile de mousseline, effleur√© des doigts le front haut et pur, plein de silence. Et pauvre petit pr√™tre que je suis, devant cette femme si sup√©rieure √† moi hier encore par l'√Ęge, la naissance, la fortune, l'esprit, j'ai compris ‚ÄĒ oui, j'ai compris ce que la paternit√©. (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#854
N'est-ce pas assez que Notre-Seigneur m'ait fait cette gr√Ęce de me r√©v√©ler aujourd'hui, par la bouche de mon vieux ma√ģtre, que rien ne m'arracherait √† la place choisie pour moi de toute √©ternit√©, que j'√©tais prisonnier de la Sainte Agonie? (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#855
Mais j'imagine le silence de certaines √Ęmes comme d'immenses lieux d'asile. Les pauvres p√©cheurs, √† bout de forces, y entrent √† t√Ętons, s'y endorment, et repartent consol√©s sans garder aucun souvenir du grand temple invisible o√Ļ ils ont d√©pos√© un moment leur fardeau. (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#856
Jetez-vous donc en avant tant que vous voudrez, il faudra que la muraille cède un jour, et toutes les brèches ouvrent sur le ciel. (Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne)
#857
"Est-ce possible? L'ai-je donc tant aim√©?" me disais-je. Ces matins, ces soirs, ces routes. Ces routes changeantes, myst√©rieuses, ces routes pleines du pas des hommes. Ai-je donc tant aim√© les routes, nos routes, les routes du monde? Quel enfant pauvre, √©lev√© dans leur poussi√®re, ne leur a confi√© ses r√™ves? Elles les portent lentement, majestueusement, vers on ne sait quelles mers inconnues, √ī grands fleuves de lumi√®res et d'ombres qui portez le r√™ve des pauvres! (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#858
Les jours passent, passent [...] Qu'ils sont vides! [...] Il me semble que ma vie, toutes les forces de ma vie vont se perdre dans le sable. (Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne)
#859
Les moines souffrent pour les √Ęmes. Nous, nous souffrons par elles. (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#860
Car la question sociale est d'abord une question d'honneur. C'est l'injuste humiliation du pauvre qui fait les misérables. (Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne)
#861
Aucune société n'aura raison du Pauvre. Les uns vivent de la sottise d'autrui, de sa vanité, de ses vices. Le Pauvre, lui, vit de la charité. Quel mot sublime. (Georges Bernanos, Journal d'un curé de campagne)
#872
Mieux vaut être sans compagnie
Qu'en tenir une de l'envie,
Et sans compagnon, nuit et jour,
Qu'en posséder un sans amour. (Thomas, Tristan et Iseult)

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