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#42
Un médecin consciencieux doit mourir avec le malade s'ils ne peuvent pas guérir ensemble. (Eugène Ionesco, La cantatrice chauve)
#332
Les anciens, monsieur, sont les anciens, et nous sommes les gens de maintenant. (Molière, Le Malade imaginaire)
#413
Les membres du corps eux-mêmes se portent assistance lorsque l'un d'entre eux est malade. Il n'y a que l'homme orgueilleux qui dédaigne de porter assistance à son semblable. (Catherine de Sienne, La divine miséricorde)
#706
Cette vie est un h√īpital o√Ļ chaque malade est poss√©d√© du d√©sir de changer de lit. (Charles Baudelaire)
#932
L'homme, par le fait d'√™tre homme, d'avoir conscience, est d√©j√†, par rapport √† l'√Ęne ou au crabe, un animal malade. La conscience est une maladie. (Miguel de Unamuno)
#1062
Le th√©√Ętre est le premier s√©rum que l'homme ait invent√© pour se prot√©ger de la maladie de l'Angoisse. (Jean-Louis Barrault, Nouvelles r√©flexions sur le th√©√Ętre)
#1168
DEUXI√ąME MARQUIS:
Les beaux rubans! Quelle couleur, comte de Guiche?
"Baise-moi-ma-mignonne" ou bien "Ventre-de-biche"?

DE GUICHE:
C'est couleur "Espagnol malade".

PREMIER MARQUIS:
La couleur
Ne ment pas, car bient√īt, gr√Ęce √† votre valeur,
L'Espagnol ira mal, dans les Flandres!

(Edmond Rostand, "Cyrano de Bergerac", Acte I, scène 3)
#1243
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant. (La Fontaine, Fables; les animaux malades de la peste)
#1247
Le diable est-il malade, il se fait solitaire;
L'infirmité le quitte, il quitte aussi la haire. (Leonius)
#1250
L'ennui est la maladie de la vie. On se fait des barrières pour les sauter. (Alfred de Vigny)
#1290
Les romans sentimentaux correspondent, en médecine, à des histoires de malades. (Novalis, Fragments inédits)
#1624
Une maladie est pour un philosophe une école de physique. (Frédéric II [roi de Prusse])
#2030
Trivelan: Vous avez soupé hier si légèrement, que vous serez malade si vous ne prenez rien ce matin.
Silvia: Et moi, je hais la sant√©, et je suis bien aise d'√™tre malade. Ainsi, vous n'avez qu'√† renvoyer tout ce qu'on apporte; car je ne veux aujourd'hui ni d√©jeuner, ni d√ģner, ni souper; demain la m√™me chose; je ne veux qu'√™tre f√Ęch√©e, vous ha√Įr tous autant que vous √™tes, jusqu'√† tant que j'aie vu Arlequin, dont on m'a s√©par√©e. Voil√† mes petites r√©solutions, et si vous voulez que je devienne folle, vous n'avez qu'√† me pr√™cher d'√™tre plus raisonnable, cela sera bient√īt fait.
(Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, La Double Inconstance)
#2197
La guerre n'est pas un aventure. La guerre est une maladie. Comme le typhus. (Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes, chap. 10)
#2362
Vous savez si je hais, si j'ex√®cre, si je ne puis supporter le mensonge; non que je sois plus droit qu'aucun autre, mais le mensonge m'√©pouvante. Il y a en lui un go√Ľt fun√®bre, un relent de mort qui me rappelle ce dont j'ai le plus horreur au monde, ce que par-dessus tout je tiens √† oublier. Le mensonge me rend malade et me donne la naus√©e comme de mordre dans quelque chose de pourri. (Joseph Conrad)
#2387
Les maladies du coeur, aussi bien que celles du corps, viennent à cheval et en poste, mais elles s'en revont à pied et au petit pas. (François De Sales)
#2520
Ainsi dit le renard; et flatteurs d'applaudir. (Jean de La Fontaine, Fables; Les Animaux malades de la peste)
#2568
La femme, enfant malade et douze fois impur. (Alfred de Vigny, Les Destinés)
#2591
Ce n'est pas lorsque les √Ęmes sont habit√©es qu'elles sont malades; c'est lorsqu'elles ne sont plus habitables. (Pierre Klossowski)
#2631
La médecine rend les hommes malades, la mathématique les rend tristes, la théologie les rend méchants. (Martin Luther)
#2729
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix. (Denis Diderot, Encyclopédie)
#2780
... il √©tait temps de savoir ce que je comptais √©crire. Mais d√®s que je me le demandais, t√Ęchant de trouver un sujet o√Ļ je pusse faire tenir une signification philosophique infinie, mon esprit s'arr√™tait de fonctionner, je ne voyais plus que le vide en face de mon attention, je sentais que je n'avais pas de g√©nie ou peut-√™tre une maladie c√©r√©brale l'emp√™chait de na√ģtre. (Marcel Proust)
#3504
Et cette maladie qu'était l'amour de Swann avait tellement multiplié, il était si étroitement mêlé à toutes les habitudes de Swann, à tous ses actes, à sa pensée, à sa santé, à son sommeil, à sa vie, même à ce qu'il désirait pour après sa mort, il ne faisait tellement plus qu'un avec lui, qu'on n'aurait pas pu l'arracher de lui sans le détruire lui-même à peu près tous entier: comme on dit en chirurgie, son amour n'était plus opérable. (Marcel Proust, A la rechercher du temps perdu)
#3700
La mélancolie est une maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont. (Gérard De nerval)
#3710
Je crois que la plus grande maladie dont souffre le monde aujourd'hui est le manque d'amour. (Lady Diana)
#3821
Etre ignorant de son ignorance est la maladie de l'ignorant. (Amos Bronson Alcott, Conversation de table)
#3851
Le divorce est une maladie qui s'attrape par le mariage. (Elisabeth Taylor)
#3976
Un jour, j'ai demand√© √† mon p√®re: ¬ę Qui aimes-tu le plus de tous tes enfants? ¬Ľ. Il a r√©pondu: ¬ę J'aime le petit jusqu'√† ce qu'il grandisse, le malade jusqu'√† ce qu'il gu√©risse et l'absent jusqu'√† ce qu'il revienne.
‚ÄĒ Et moi? Je ne suis pas petite, je ne suis pas malade, je suis √† c√īt√© de toi.
‚ÄĒ Le petit devient grand, le malade finit par gu√©rir, l'absent finit par revenir, mais toi, tu es toujours mon enfant, jusqu'√† la mort, m√™me au-del√† de la mort ¬Ľ. (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3995
L'imagination! Elle fait plus de victimes que toutes les maladies réunies! Elle engendre des maladies! C'est une forme de folie! (Eugène O'Neill, L'étrange intermède)
#4011
Et cette maladie qu'était l'amour de Swann avait tellement multiplié, il était si étroitement mêlé à toutes les habitudes de Swann, à tous ses actes, à sa pensée, à sa santé, à son sommeil, à sa vie, même à ce qu'il désirait pour après sa mort, il ne faisait tellement plus qu'un avec lui, qu'on n'aurait pas pu l'arracher de lui sans le détruire lui-même à peu près tout entier: comme on dit en chirurgie, son amour n'était plus opérable. (Marcel Proust, Un Amour de Swann)
#4114
Pour ma part, je ne connais que des gens plus ou moins atteints de maladies plus ou moins nombreuses à évolution plus ou moins rapide. (Jules Romains, Knock)
#4340
Les hommes veulent toujours être le premier amour d'une femme. C'est là leur vanité maladroite.
Nous les femmes avons un sens plus s√Ľr des choses: ce que veulent les femmes, c'est √™tre le dernier amour d'un homme.
(Oscar Wilde, A Woman of No Importance, II)
#4750
Marie, vous avez de vos lentes oeillades
G√Ęt√© de mes deux yeux les lumi√®res malades,
Et si nous chaut point mal que vous m'avez fait,
Ou guérissez mes yeux, ou confessez l'offense;
Si vous la confessez, je serai satisfait,
Me donnant un baiser pour toute récompence.
(Pierre de Ronsard, Poésies)
#4758
- Les harengs, c'est bon pour les artères... Les Japonais, qui se nourrissent de harengs, ont moins de maladies de coeur.
- Je ne suis pas japonais.
- Il en faudrait pas beaucoup. Déjà le thé, les harengs, et tu te déchausses pour entrer dans les maisons. T'es un peu japonais.

(Henri Cueco, Dialogue avec mon jardinier)
#7741
¬ę La vie, c'est dur ! ¬Ľ
expulse Lisa qui n'aimait pas :
1- Ni les maladies qui prolifèrent la nuit
2- Ni même les parasites qui court-circuitent la vie
3- Encore moins les chimios qui font venir les mots, tant il est difficile pour celui qui les fait de penser à demain, parce que vivre est trop vain. (Mylène Farmer, Lisa-Loup et le Conteur)
#4978
Les haines sont si longues et si opini√Ętr√©es, que le plus grand signe de mort dans un homme malade, c'est la r√©conciliation. (Jean de La Bruy√®re, Caract√®res)
#5056
Le bonheur est l'absence des peines, comme la santé est l'absence des maladies. (Duc de Lévis)
#5139
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge: ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir. (Etienne Rey, Eloge du mensonge)
#5150
Les vérités sont malades, les mensonges le sont aussi. (Georges Bernanos)
#5234
Le printemps maladif a chassé tristement
L'hiver, saison de l'art serein, l'hiver lucide.
(Stéphane Mallarmé, Poésies; Renouveau)
#5290
Tous les docteurs ne sont que des charlatans. Et tous les malades aussi. Seule la marine est honnête en Angleterre. (Eugène Ionesco, La cantatrice chauve)
#5159
Le temps aussi, c'est une maladie. Tout arrive... trop tard, finalement. (Edward Albee, Délicate balance)
#5373
Obsession maladive du porte-drapeau: penser qu'il est un drapeau. (Stanislaw Jerzy Lec, Nouvelles pensées échevelées)
#5374
La vie n'est peut-être qu'une maladie, le phylloxera de notre planète. (Jules Renard, Journal)
#5438
Nous entrons dans l'√©poque o√Ļ faire des fautes d'orthographe et fumer du haschisch seront consid√©r√©s non seulement comme des d√©viances, mais comme des maladies. (Christian Delacampagne, Figures de l'oppresssion)
#5547
J'ai la maladie de faire des livres, comme de faire une pendule. (Montesquieu, Pensées diverses)
#5667
On reconna√ģt les honn√™tes gens √† ce qu'ils font leurs mauvais coups avec plus de maladresse que les autres. (Charles P√©guy)
#5752
Je pense √† ce que l'on a appel√© "le retour de l'individualisme", sorte de proph√©tie auto-r√©alisante qui tend √† d√©truire les fondements philosophiques du welfare state et en particulier la notion de responsabilit√© collective (dans l'accident de travail, la maladie ou la mis√®re), cette conqu√™te fondamentale de la pens√©e sociale (et sociologique). Le retour √† l'individu, c'est aussi ce qui permet de "bl√Ęmer la victime", seule responsable de son malheur, et de lui pr√™cher la self help, tout cela sous le couvert de la n√©cessit√© inlassablement r√©p√©t√©e de diminuer les charges de l'entreprise. (Pierre Bourdieu)
#5881
Les maladies se produisent l√† o√Ļ les gens ne portent pas toute la charge qu'ils peuvent porter, sont trop peu occup√©s, ce n'est pas d'√™tre trop occup√©s qu'ils devraient se plaindre mais de ne pas l'√™tre assez, on restreint leur emploi et les maladies se r√©pandent, tous sont la proie du malheur l√† o√Ļ l'on restreint le travail et l'emploi. Dans cette mesure le travail, qui est sans signification en lui-m√™me, poss√®de sa signification propre, originelle. (Thomas Bernhard, La cave)
#6015
Le nationalisme est une maladie infantile. C'est la rougeole de l'humanité. (Albert Einstein)
#6120
Les grimaces d'amour ressemblent fort à la vérité; et j'ai vu de grands comédiens là-dessus. (Molière, Le malade imaginaire)
#6714
J'ai un m√©chant voisin, un m√©chant p√®re. Ils ne sont m√©chants que pour eux, ils sont tr√®s bons pour moi, car ils exercent et fortifient ma douceur, mon √©quit√©, ma patience. Voil√† la verge de Mercure; elle ne changera pas en or tout ce que je toucherai, ce serait peu de chose; mais elle changera en biens tout ce qui passe pour des maux: la maladie, la pauvret√©, l'ignominie et la mort m√™me. (√Čpict√®te, Entretiens - Livre III, XL)
#6872
La jalousie n'est qu'un sot enfant de l'orgueil, ou c'est la maladie d'un fou. (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais)
#6748
Les m√©decins qui ont fait des √©tudes connaissent beaucoup de maladies, mais pour gu√©rir un malade, il faut l'examiner avec cet instinct que donne une grande bont√©. Dans les h√īpitaux, de vieux chirurgiens et de jeunes internes pratiquent toute la science des √©coles; or beaucoup d'hommes meurent parce qu'on ne sait pas les soigner avec amour. La Bont√© est plus forte que la science humaine. Il faudrait que la m√©decine f√Ľt un sacerdoce et que chaque m√©decin pratiqu√Ęt son m√©tier comme on accomplit un grand devoir. Loin des plaisirs du monde, dans sa pens√©e et dans son coeur, il faudrait que le m√©decin rest√Ęt chaque jour afin de se recueillir et de se fortifier. Un cerveau, c'est bien, pour conna√ģtre les maladies, mais un cerveau et un cŇďur, cela sugg√®re les miracles. (Charles-Louis Philippe, La M√®re et l'enfant)
#6751
[...] le malade est un homme bless√© qui laisse ses pens√©es dans ses blessures, o√Ļ elles se corrompent √† leur tour et vivent avec des plaies. (Charles-Louis Philippe, La M√®re et l'enfant)
#6814
Comme la m√©decine ordonne de changer d'air √† ceux qui ont des maladies chroniques, la philosophie l'ordonne de m√™me √† ceux qui ont des habitudes inv√©t√©r√©es que les lieux o√Ļ elles sont n√©es ne peuvent que fortifier. (√Čpict√®te, Entretiens - Livre III, XXXVI)
#6953
Ainsi cependant vous avez pu vivre cet amour de la seule façon qui puisse se faire pour vous, en le perdant avant qu'il soit advenu. (Marguerite Duras, La Maladie de la mort)
#7193
Dans la foulée des mots, nous ne devons pas oublier nos maux, les maladies de notre société.
(Jean-Robert Léonidas, Prétendus Créolismes. Le couteau dans l'igname. Montréal, 1995)
#7241
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix. (Philippe Sollers)
#7249
A mi-chemin de la cage au cachot la langue fran√ßaise a cageot, simple caissette √† claire-voie vou√©e au transport de ces fruits qui de la moindre suffocation font √† coup s√Ľr une maladie. (Francis Ponge, le Parti pris des choses)
#7480
Souvent j'ai observ√© cette triste particularit√© de toutes les conversations mondaines, √† savoir qu'elles sont, plut√īt que des dialogues, des monologues entrem√™l√©s. Ceux qui conversent demeurent √©trangers entre eux : chacun suit sa ligne de pens√©e. On n'√©coute pas avec attention bienveillante, impatient qu'on est de placer son propos, que l'on croit toujours plus important que celui des autres. Presque jamais on n'arrive √† une fusion des sentiments, √† l'union d'intention, √† la communion d'esprit sur ce dont on parle. Il y a mati√®re √† m√©ditation s√©rieuse dans le fait que soient si fr√©quentes les interruptions dans les conversations mondaines : c'est le sympt√īme d'une maladie tr√®s douloureuse. (Miguel de Unamuno, Journal intime)

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