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#211
Quand elles nous aiment, ce n'est pas vraiment nous qu'elles aiment. Mais c'est bien nous, un beau matin, qu'elles n'aiment plus. (Paul Geraldy, l'Homme et l'Amour)
#369
J'ai travaillé toute la matinée à la lecture des épreuves d'un de mes poèmes et j'ai enlevé une virgule. Cet après-midi, je l'ai remis. (Oscar Wilde)
#374
Les repas occupent la plus grande partie du jour. A huit heures, le matin, le thé fume dans les tasses. Des sandwiches de pain d'épice et de beurre, de radis noir et de boeuf fumé, de pain de seigle et de pain tigré de raisins... (J.-K. Huysmans, Paris)
#388
Lumi√®re sereine de mon √Ęme, Matin √©clatant des plus doux feux, devenez en moi le jour. Amour qui non seulement √©clairez, mais divinisez, venez √† moi dans votre puissance, venez dissoudre doucement tout mon √™tre. D√©truite en ce qui est de moi, faites que je passe en vous tout enti√®re, en sorte que je ne me retrouve plus dans le temps, mais que je vous sois √©troitement unie pour l'√©ternit√©. (Sainte Gertrude)
#425
Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis;
Soir et matin, la brise est fra√ģche,
Hélas! les beaux jours sont finis! (Théophile Gautier, Emaux et Camées)
#436
Brume: le monde y repose encore.
Bois et prairies rêvent encore.
Bient√īt, quand tomberont les voiles,
Tu te retrouveras le ciel bleu;
Le monde atténué, qu'exaltera l'automne,
Ruissellera d'or chaleureux.
(Edouard Mor√Įke, Matin de Septembre)
#641
Quelques femmes toujours badines,
Quelques amis toujours joyeux,
Peu de vêpres, point de matines,
Une fille, en attendant mieux,
Voilà comme l'on doit sans cesse
Faire tête au sort irrité,
Et la véritable sagesse
Est de savoir fuir la tristesse
Dans les bras de la volupté.
(Voltaire, Ňíuvres Compl√®tes, X)
#646
Je m'éveillai un matin et me trouvai célèbre. (Lord Byron)
#857
"Est-ce possible? L'ai-je donc tant aim√©?" me disais-je. Ces matins, ces soirs, ces routes. Ces routes changeantes, myst√©rieuses, ces routes pleines du pas des hommes. Ai-je donc tant aim√© les routes, nos routes, les routes du monde? Quel enfant pauvre, √©lev√© dans leur poussi√®re, ne leur a confi√© ses r√™ves? Elles les portent lentement, majestueusement, vers on ne sait quelles mers inconnues, √ī grands fleuves de lumi√®res et d'ombres qui portez le r√™ve des pauvres! (Georges Bernanos, Journal d'un cur√© de campagne)
#990
¬ę Oui! ¬Ľ vous ai-je r√©pondu la nuit derni√®re;
¬ę Non! ¬Ľ ce matin, monsieur, vous dis-je:
Les couleurs vues à la lueur d'une bougie
Ne paraissent point les m√™mes dans la journ√©e. (Elisabeth B. Browning, le ¬ę Oui ¬Ľ de la dame)
#1200
Je meurs chaque nuit pour ressusciter chaque matin. (Georges Bernanos)
#1827
Ci-g√ģt le pauvre Pellegrin
Qui, dans le double emploi de poète et de prêtre,
Eprouva mille fois l'embarras que fait na√ģtre
La crainte de mourir de faim.
Il d√ģnait de l'autel et soupait du th√©√Ętre,
Le matin catholique et le soir idol√Ętre. (Charles Remy)
Commentaire : au sujet de l'abbé Pellegrin, mort en 1745.
#1939
C'est la toile sans fin de la femme d'Ulysse,
Dont l'ouvrage du soir au matin se défait. (François de Malherbe, Stances)
#1943
Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
L'espace d'un matin.
(François de Malherbe, Stances; Consolations à Du Périer)
#1955
Mais elle √©tait du Monde o√Ļ les plus belles choses
Ont le pire destin
Et rose elle a vécu ce que vivent les roses
L'espace d'un matin.
(François de Malherbe, Consolation à Dupérier)
#1957
Tout le plaisir des jours est en leurs matinées. (François de Malherbe, Stances)
#2030
Trivelan: Vous avez soupé hier si légèrement, que vous serez malade si vous ne prenez rien ce matin.
Silvia: Et moi, je hais la sant√©, et je suis bien aise d'√™tre malade. Ainsi, vous n'avez qu'√† renvoyer tout ce qu'on apporte; car je ne veux aujourd'hui ni d√©jeuner, ni d√ģner, ni souper; demain la m√™me chose; je ne veux qu'√™tre f√Ęch√©e, vous ha√Įr tous autant que vous √™tes, jusqu'√† tant que j'aie vu Arlequin, dont on m'a s√©par√©e. Voil√† mes petites r√©solutions, et si vous voulez que je devienne folle, vous n'avez qu'√† me pr√™cher d'√™tre plus raisonnable, cela sera bient√īt fait.
(Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, La Double Inconstance)
#2873
L'homme qui fume pense comme un sage et agit comme un Samaritain. (Lord Lytton, Nuit et Matin)
#3212
L'amiti√©? C'est quand vous pouvez frapper √† cinq heures du matin √† la porte d'un ami pour lui dire: "J'ai tu√© quelqu'un" et qu'il vous r√©pond tranquillement: "Faisons dispara√ģtre le cadavre. O√Ļ est-il?" (Marcel Bleustein-Blanchet)
#3305
La paresse, c'est de se lever à 6h du matin pour avoir plus longtemps à ne rien faire. (Tristan Bernard)
#4062
Si je perdais ma bibliothèque, j'aurais toujours le métro et l'autobus.
Un billet le matin, un billet le soir et je lirais les visages. (Marcel Jouhandeau)
#4501
Ce jeune musulman, √©l√®ve de Massignon, qui vint un matin me parler et que j'envoyai √† Marcel de Coppet: avec des larmes, des sanglots dans la voix, il racontait sa conviction profonde: l'Islam seul √©tait en possession de la v√©rit√© qui pouvait apporter la paix au monde, r√©soudre les probl√®mes sociaux, concilier les plus irr√©ductibles antagonismes des nations... Berdiaeff r√©serve ce r√īle √† l'orthodoxie grecque. De m√™me le catholique ou le juif, chacun √† sa religion propre. C'est au nom de Dieu qu'on se battra. Et comment en serait-il autrement, du moment que chaque religion pr√©tend au monopole de la v√©rit√© r√©v√©l√©e? Car il ne s'agit plus ici de morale; mais bien de r√©v√©lation. C'est ainsi que les religions, chacune pr√©tendant unir tous les hommes, les divisent. Chacune pr√©tend √™tre la seule √† poss√©der la V√©rit√©. La raison est commune √† tous les hommes, et s'oppose √† la religion, aux religions. (Andr√© Gide, Journal)
#4679
Et te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d’être heureux. (Marc-Aurèle)
#4934
Tout journal, de la première ligne à la dernière, n'est qu'un tissu d'horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicités, tortures, crimes des princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d'atrocité universelle.
Et c'est de ce d√©go√Ľtant ap√©ritif que l'homme civilis√© accompagne son repas de chaque matin. Je ne comprends pas qu'une main pure puisse toucher un journal sans une convulsion de d√©go√Ľt. (Charles Baudelaire, Journaux intimes; CIII)
#5247
Un matin, l'un de de nous manquant de noir, se servit de bleu: l'impressionnisme était né. (Pierre-Auguste Renoir)
Commentaire : Propos rapportés par G. Coquiot.
#5300
...Re√ßu ce matin un billet o√Ļ elle me dit: "je viendrai sur le coup de midi vous demander une larme de votre vin de Tokaj...".(Edmond de Goncourt)
#5684
Homère est nouveau, ce matin, et rien n'est peut-être aussi vieux que le journal d'aujourd'hui. (Charles Péguy, Note sur M. Bergson et la philosophie bergsonienne)
#6155
A dire vrai, les devoirs envers l'Etat sont ceux que j'ai mis le plus de temps et eu le plus de mal √† apprendre. Je suis rest√© longtemps √† leur √©gard dans cette confiance na√Įve de l'enfant qui s'imagine que son chocolat du matin arrive tout chaud quotidiennement sur sa table, en vertu de quelque n√©cessit√© cosmique. Il est bon, pour l'√©ducation de l'enfant, que, par quelque perturbation familiale, son chocolat, de temps √† autre, soit renvers√©. La peur de ne plus avoir de chocolat du tout est salutaire. (Andr√© Gide, Journal 1889-1939)
#6290
Mme Martin: Ce matin, quand tu t'es regardé dans la glace tu ne t'es pas vu.
M. Martin: C'est parce que je n'étais pas encore là...
(Eugène Ionesco, La Cantatrice chauve)
#6418
Homère est nouveau ce matin, et rien n'est peut-être aussi vieux que le journal d'aujourd'hui. (Charles Péguy, Pensées)
#6999
Anselme : Las ! en si peu de temps ! il vivait ce matin ! Mascarille : En peu de temps parfois on fait bien du chemin. (Moli√®re, L'√Čtourdi)
#7263
Pr√®s de la place Maubert, √† l'endroit o√Ļ chaque matin de bonne heure j'attends l'autobus, trois boutiques voisinent: Bijouterie, Bois et Charbons, Boucherie. (Francis Ponge, Le Parti pris des choses)
#7931
Quelle bénédiction du Ciel quand on aime manger ! Le matin tu te laisses réveiller par l'odeur du café torréfié. C'est l'odeur du Brésil, et c'est la plus délicieuse de la terre. Tu es déjà de bonne humeur, et tu te dis que tu vas avoir trois festins avant que la journée ne soit finie. Trois grandes fêtes quotidiennes ! Mille cent fêtes par an ! Qui a dit que la gourmandise était un vice ? C'est un cadeau du Ciel ! C'est une bénédiction ! Et c'est un art ! [...] C'est le plus beau mariage entre le raffinement et l'animalité. (Amin Maalouf, Les Désorientés, Livre de Poche, p. 428)

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