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#21
Un signe. Que de fois ai-je entendu ce mot, et celui de « prĂ©sage »! Tout devient signe ou prĂ©sage pour qui est Ă  l'affĂ»t, prĂȘt Ă  s'Ă©merveiller, prĂȘt Ă  interprĂ©ter, prĂȘt Ă  imaginer des concordances et des rapprochements. (Amine Maalouf, Le PĂ©riple de Baldassare)
#76
Le style d'un auteur dramatique est dans le choix des personnages, dans les sentiments qu'il leur prĂȘte, dans la dĂ©marche de l'action. Quant Ă  sa position personnelle, elle doit rester modeste. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon pĂšre, Avant-propos)
Commentaire : Cet avant-propos est excellent pour ĂȘtre lu!
#147
Les personnes galantes sont toujours bien aises qu'un prétexte leur donne lieu de parler à ceux qui les aiment. (Madame de La Fayette, La Princesse de ClÚves)
#188
Il ne faut jamais lancer contre des adversaires des bruits non fondĂ©s, ou leur prĂȘter des intentions, car l'adversaire est, comme quiconque, un hĂŽte de l'esprit. (Schweitzer)
#213
Dire que vous pouvez aimer une personne toute votre vie, c'est comme si vous prétendiez qu'une bougie continuera à brûler aussi longtemps que vous vivrez. (Léon Tolstoï, la Sonate à Kreutzer)
#259
Toujours, les hommes qui prétendent combattre pour Dieu sont les plus insociables de la terre; parce qu'ils croient entendre des messages divins, leurs oreilles restent sourdes à toute parole d'humanité. (Stefan Zweig)
#420
"Qui donne aux pauvres prĂȘte Ă  Dieu". C'est entendu, mais certains, qui ont plus l'Ăąme du crĂ©ancier que du donateur, rĂ©clament des intĂ©rĂȘts et stipulent des garanties de remboursement. (Bosch)
#536
Ce qui doit faire la gloire et la fiertĂ© d'une bibliothĂšque, ce n'est pas la quantitĂ© d'ouvrages rares qu'elle contient, Ă©ditions du XVIe siĂšcle ou manuscrits du Xe, mais le nombre de livres lus par le peuple, le nombre de nouveaux lecteurs, la rapiditĂ© du service, le nombre de livres prĂȘtĂ©s, le nombre d'enfants gagnĂ©s Ă  la lecture et frĂ©quentant la bibliothĂšque. (LĂ©nine)
#809
Donner est un mot pour qui il a tant d'aversion, qu'il ne dit jamais
Je vous donne mais
Je vous prĂȘte le bonjour. (MoliĂšre)
#853
J'ai Ă©cartĂ© le voile de mousseline, effleurĂ© des doigts le front haut et pur, plein de silence. Et pauvre petit prĂȘtre que je suis, devant cette femme si supĂ©rieure Ă  moi hier encore par l'Ăąge, la naissance, la fortune, l'esprit, j'ai compris — oui, j'ai compris ce que la paternitĂ©. (Georges Bernanos, Journal d'un curĂ© de campagne)
#935
Pourvu que ma conscience ne me fasse pas de reproches, je suis prĂȘt Ă  subir la volontĂ© de la fortune. (Dante, la Divine ComĂ©die; Enfer)
#992
Je dĂ©finis la cour un pays oĂč les gens,
Tristes, gais, prĂȘts Ă  tout, Ă  tout indiffĂ©rents,
Sont ce qu'il plaĂźt au prince, ou, s'ils ne peuvent l'ĂȘtre,
TĂąchent au moins de le paraĂźtre. (Jean de La Fontaine, Fables; les ObsĂšques de la lionne)
#1113
La dĂ©mocratie dont je suis partisan, c'est elle qui donne Ă  tous les mĂȘmes chances de rĂ©ussite, selon la capacitĂ© de chacun. Celle que je repousse, c'est celle qui prĂ©tend remettre au nombre l'autoritĂ© qui appartient au mĂ©rite. (Henry Ford, Ma vie et mon Ɠuvre)
#1167
S'il fallait l'étoile jaune pour reconnaßtre les Juifs sous l'Occupation, c'est donc qu'ils n'étaient pas si différents que le prétendait la propagande nazie. (André Frossard)
#1193
Nous ne prétendons donc pas montrer comment les hommes pensent dans les mythes, mais comment les mythes se pensent dans les hommes, et à leur insu. (Claude Lévi-Strauss, Le Cru et le Cuit)
#1226
Non, ce n'est point un vain rĂȘve: ils ne se trompent point ceux qui disent qu'Ă  la mort du poĂšte, la nature muette prend le deuil et cĂ©lĂšbre les obsĂšques de son ami; ceux qui prĂ©tendent que les flancs des rochers escarpĂ©s et les cavernes solitaires exhalent des bruits plaintifs; que les ruisseaux qui s'Ă©chappent des montagnes, que la rosĂ©e embaumĂ©e qui distille des fleurs, sont autant de larmes versĂ©es sur le barde. (Sir Walter Scott, le Lai du dernier mĂ©nestrel)
#1254
Les académiciens se prétendent immortels et pourtant ne dépassent jamais la quarantaine. (Alphonse Allais)
#1302
ADRIANA:
Mon sang, notre sang, son sang...
Que ces mots sont trompeurs!
Que ces mots sont salissants!
On prĂȘte au sang des vertus, des penchants,
Et mĂȘme des opinions, des paroles:
« Mon sang me dit », « mon sang m'ordonne »...
Ton sang ne te dit rien, Yonas,
Il n'a pas de voix, il n'a pas de cri, il n'a pas de mémoire,
Il n'a pas d'ordre Ă  te donner.
Ce que tu penses devoir faire, fais-le,
Mais ne parle plus jamais devant moi de ton sang!
(Amin Maalouf, Adriana Mater; 4me tableau)
#1396
La dot Ă  la laideur prĂȘte bien des appas. (François Ponsard, l'Honneur et l'Argent)
#1544
Ne soyez ni un emprunteur, ni un prĂȘcheur;
Car souvent on perd le prĂȘt et l'ami,
Et l'emprunt... (Shakespeares, Hamlet)
#7881
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte. (Choderlos de Laclos, Les Liaisons dangereuses, lettre 81)
#1611
Car le pur sensible n'a en soi aucune vérité et, par conséquent aucune évidence; et, si on en fait l'objet d'une affirmation, on l'interprÚte, on dit ce qu'il est, on a alors une connaissance expérimentale. (Lagneau)
#1827
Ci-gĂźt le pauvre Pellegrin
Qui, dans le double emploi de poĂšte et de prĂȘtre,
Eprouva mille fois l'embarras que fait naĂźtre
La crainte de mourir de faim.
Il dßnait de l'autel et soupait du théùtre,
Le matin catholique et le soir idolĂątre. (Charles Remy)
Commentaire : au sujet de l'abbé Pellegrin, mort en 1745.
#1978
Une des sources les plus fréquentes d'erreur est de prétendre expliquer avec la raison des actes dictés par des influences affectives ou mystiques. (Gustave Le Bon, Hier et Demain)
#2099
Il n'importe pas d'avoir Ă©tĂ©, mais d'ĂȘtre. Je ne sais pas: je serai. Seulement, parce que je prĂ©tends ĂȘtre plus que je ne suis, j'ai fait peu de cas que je fus pour devenir ce que je veux ĂȘtre. (Tirso de Molina)
#2396
Mrs Joe Ă©tait une mĂ©nagĂšre d’une extrĂȘme propretĂ©, mais elle s’arrangeait pour rendre sa propretĂ© moins confortable et moins acceptable que la saletĂ© mĂȘme. La propretĂ© est comme la religion, et certains en font de mĂȘme avec leur religion. (Charles Dickens)
#2552
C'est justement cet excÚs de la recherche, cet excÚs d'interprétation qui jette à la fois son esprit au-dessous du langage rude et naïf de ceux qui lui obéissent. (Hölderlin)
#2600
Je ne suis pas d'accord avec que vous dites, mais je suis prĂȘt a me battre jusqu'Ă  la mort pour votre droit Ă  le dire. (Voltaire)
#2838
Quand les femmes ne prĂȘtent plus Ă  la mĂ©disance, elles s'y adonnent. (Emile Augier, Les Lionnes pauvres)
#3217
La moitiĂ© des hommes politiques sont des bons Ă  rien. Les autres sont prĂȘts Ă  tout. (Coluche)
#3296
L'ignorance toujours est prĂȘte Ă  s'admirer. (Nicolas Boileau, l'Art poĂ©tique)
#3418
On est toujours tout prĂȘt quand on a du courage. (Pierre Corneille)
#3561
Le dessin est une lutte entre la nature et l'artiste. Il ne s'agit pas pour lui de copier, mais d'interpréter. (Charles Baudelaire)
#3686
Le crĂ©tin prĂ©tentieux est celui qui se croit plus intelligent que ceux qui sont aussi bĂȘtes que lui. (Pierre Dac)
#3702
La race humaine est ainsi faite que des ĂȘtres sains d'esprit seraient prĂȘts Ă  sacrifier leur jeunesse, leur corps, leurs amours, leurs amis, leur bonheur et beaucoup plus encore sur l'autel d'un fantasme appelĂ© Ă©ternitĂ©. (Amelie Nothomb)
#3734
LADISLAS: ... Mon Ăąme est toute prĂȘte.
LE ROI, prĂšs de Ladislas: L'Ă©chafaud l'est aussi; portez-y votre tĂȘte.
(Rotrou, Venceslas)
#3847
Une connaissance c'est quelqu'un qu'on connaĂźt assez pour lui emprunter de l'argent, mais pas assez pour lui en prĂȘter. (Ambrose Bierce)
#3938
Les citations sont Ă  la pensĂ©e ce que le prĂȘt-Ă -porter est au sur-mesure... (Alain Remi)
#3939
Réfuter le discours de l'autre sous prétexte de la citation, c'est priver l'autre de ses icÎnes. (Antoine Compagnon)
#3988
L'ignorance toujours est prĂȘte Ă  s'admirer. (Nicolas Boileau, Art poĂ©tique)
#4303
Qui ne peut rien prétendre a droit d'abandonner. (Pierre Corneille, La Suivante)
#4321
Les confessions ont pour premiĂšre consĂ©quence de confirmer les prĂȘtres dans leur cĂ©libat. (Georges Elgozy)
#4495
Je ne puis me satisfaire du nihilisme absolu de Roger Martin du Gard. Je ne m'en Ă©carte pas, ne le repousse pas, mais prĂ©tends passer outre, le traverser. C'est par-delĂ , que je veux reconstruire. Il me parait monstrueux que l'homme ait besoin de l'idĂ©e de Dieu pour se sentir d'aplomb sur terre; qu'il soit forcĂ© de consentir Ă  des absurditĂ©s pour Ă©difier quoi que ce soit de solide; qu'il se reconnaisse incapable d'exiger de lui-mĂȘme ce qu'obtenaient artificiellement de lui des convictions religieuses, de sorte qu'il laisse aller tout Ă  nĂ©ant sitĂŽt qu'on dĂ©peuple son ciel. (AndrĂ© Gide)
#4501
Ce jeune musulman, Ă©lĂšve de Massignon, qui vint un matin me parler et que j'envoyai Ă  Marcel de Coppet: avec des larmes, des sanglots dans la voix, il racontait sa conviction profonde: l'Islam seul Ă©tait en possession de la vĂ©ritĂ© qui pouvait apporter la paix au monde, rĂ©soudre les problĂšmes sociaux, concilier les plus irrĂ©ductibles antagonismes des nations... Berdiaeff rĂ©serve ce rĂŽle Ă  l'orthodoxie grecque. De mĂȘme le catholique ou le juif, chacun Ă  sa religion propre. C'est au nom de Dieu qu'on se battra. Et comment en serait-il autrement, du moment que chaque religion prĂ©tend au monopole de la vĂ©ritĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e? Car il ne s'agit plus ici de morale; mais bien de rĂ©vĂ©lation. C'est ainsi que les religions, chacune prĂ©tendant unir tous les hommes, les divisent. Chacune prĂ©tend ĂȘtre la seule Ă  possĂ©der la VĂ©ritĂ©. La raison est commune Ă  tous les hommes, et s'oppose Ă  la religion, aux religions. (AndrĂ© Gide, Journal)
#7655
Il suffit de prĂȘter attention ; les leçons viennent toujours quand vous ĂȘtes prĂȘts, et si vous ĂȘtes attentifs aux signes, vous apprendrez toujours tout ce qui est nĂ©cessaire pour l'Ă©tape suivante. (Paulo Coelho, Le Zahir)
#4862
Un conteur est un monsieur qui, ne sachant pas écrire, débite prétentieusement des balivernes. (Joris-Karl Huysmans)
#5031
Je tremblais que Marthe appartßnt à son mari plus qu'elle ne voulait le prétendre. Comme il m'est impossible de comprendre ce que je goûte la premiÚre fois, je devais connaßtre ces jouissances de l'amour chaque jour davantage. En attendant, le faux plaisir m'apportait une vraie douleur d'homme: la jalousie. (Raymond Radiguet, Le Diable au Corps)
#5356
Toute littĂ©rature est traduction. Et traduction Ă  son tour, la lecture que l'on en fait... D'oĂč cet autre sentiment selon lequel on n'en aura jamais fini avec les textes que l'on aime, car ils rebondissent d'interprĂ©tation en interprĂ©tation... (Hubert Nyssen, Éloge de la lecture)
#5864
L'ONU est d'une inefficacitĂ© qui confine au ridicule et au tragique; les armĂ©es de tous les pays d'AmĂ©rique sont prĂȘtes Ă  intervenir pour Ă©craser leurs peuples. (Che Guevara)
#5878
La langue française, d’ailleurs, est une eau pure que les Ă©crivains maniĂ©rĂ©s n’ont jamais pu et ne pourront jamais troubler. Chaque siĂšcle a jetĂ© dans ce courant limpide ses modes, ses archaĂŻsmes prĂ©tentieux et ses prĂ©ciositĂ©s, sans que rien surnage de ces tentatives inutiles, de ces efforts impuissants. La nature de cette langue est d’ĂȘtre claire, logique et nerveuse. Elle ne se laisse pas affaiblir, obscurcir ou corrompre. (Guy de Maupassant, Pierre et Jean)
#5994
HĂątons-nous de rendre la philosophie populaire. Si nous voulons que les philosophes marchent en avant, approchons le peuple du point oĂč en sont les philosophes. (Denis Diderot, De l'interprĂ©tation de la nature)
#6034
L'essentiel dans la vie, c'est de tuer le temps, meubler les heures, trouver tous les prétextes possibles pour remplir les pages de l'inévitable biographie qu'on appelle la mémoire. (Jean-François Somain, La vraie couleur du caméléon)
#6041
Mais ne différez point: chaque moment vous tue.
RĂ©parez promptement votre force abattue,
Tandis que de vos jours, prĂȘts Ă  se consumer,
Le flambeau dure encore, et peut se rallumer.
(Jean Racine, PhĂšdre)
#6055
Et je ne prĂ©tends qu'on n'a le droit de se mĂȘler
Des dettes d'autrui... que pour les payer!
(Sacha Guitry, Frans Hals)
#6060
DĂ©crire les religions comme des virus de l'esprit est quelquefois interprĂ©tĂ© comme mĂ©prisant ou mĂȘme hostile. C'est les deux... Amoureux de la vĂ©ritĂ©, je suis mĂ©fiant vis a vis des croyances qui ne sont pas Ă©tayĂ©es par l'Ă©vidence. (Richard Dawkins)
#6157
Rien n'est pĂ©chĂ© quand on obĂ©it Ă  un prĂȘtre de l'Église romaine. (Alfred de Musset, Lorenzaccio; Acte I, scĂšne 3)
#6192
Quelques moralistes outrĂ©s ont prĂ©tendu qu'il n'Ă©tait jamais permis de mentir, quand mĂȘme il s'agirait du salut de l'univers. Mais une morale plus sage ne peut adopter cette maxime insociable. Un mensonge qui sauverait le genre humain, serait l'action la plus noble dont un homme fĂ»t capable: un mensonge qui sauverai la patrie, serait une action trĂšs vertueuse et digne d'un bon citoyen; une vĂ©ritĂ© qui la ferait pĂ©rir, serait un crime dĂ©testable. (Paul-Henri, baron d'Holbach, La morale universelle)
#6193
Homme faible et vain! tu prĂ©tends d'ĂȘtre libre; hĂ©las! ne vois-tu pas tous les fils qui t'enchaĂźnent? Ne vois-tu pas que ce sont des atomes qui te forment, que ce sont des atomes qui te meuvent, que ce sont des circonstances indĂ©pendantes de toi qui modifient ton ĂȘtre et qui rĂšglent ton sort? Dans une nature puissante qui t'environne, serais-tu donc le seul ĂȘtre qui pĂ»t rĂ©sister Ă  son pouvoir? Crois-tu que tes faibles voeux la forceront de s'arrĂȘter dans sa marche Ă©ternelle, ou de changer son cours? (Paul-Henri, baron d'Holbach, SystĂšme de la nature)
#6203
JĂ©sus Ă©tait un prĂ©dicateur fanatique, il ne voulait pas convaincre, il entendait qu'on le suive, et sans condition. Ses propos sont Ă©maillĂ©s d'ordres, de menaces et de cette formule rĂ©currente et apodictique: « Mais en vĂ©ritĂ© je vous le dis... » C'est ainsi que parlent, Ă  toutes les Ă©poques, ceux qui prĂ©tendent aimer et sauver non point un ĂȘtre humain, mais l'humanitĂ©. (Patrick SĂŒskind, Sur l'amour et la mort)
#6208
SĂ©lectionner parmi quelques centaines d'Ă©tudiants ceux qui seront aptes, dix annĂ©es plus tard, Ă  exercer tel mĂ©tier est une tĂąche impossible. Sauf cas extrĂȘmes, seule une voyante extralucide pourrait prĂ©tendre donner une rĂ©ponse. Comment quelques copies apporteraient-elles des informations suffisantes pour dĂ©cider d'une performance Ă  venir aussi multiforme que, par exemple, la profession de mĂ©decin? (Albert Jacquard, Mon utopie)
#6256
Les guerres ont toutes sortes de prétextes, mais n'ont jamais qu'une cause: l'armée. Otez l'armée, vous Îtez la guerre. (Victor Hugo, Actes et Paroles)
#6263
Est fanatique celui qui est sĂ»r de possĂ©der la vĂ©ritĂ©. Il est dĂ©finitivement enfermĂ© dans cette certitude; il ne peut donc plus participer aux Ă©changes; il perd l'essentiel de sa personne. Il n'est plus qu'un objet prĂȘt Ă  ĂȘtre manipulĂ©. (Albert Jacquard, Petite philosophie Ă  l'usage des non-philosophes)
#6264
Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possÚde pas, elle se cherche. (Albert Jacquard, Petite philosophie à l'usage des non-philosophes)
#6303
Les oeuvres d'un homme retracent souvent l'histoire de ses nostalgies ou de ses tentations, presque jamais sa propre histoire, surtout lorsqu'elles prĂ©tendent Ă  ĂȘtre autobiographiques.
Aucun homme n'a jamais osé se peindre tel qu'il est. (Albert Camus, L'été)
#6277
Toujours, on s'empĂȘtre entre les pattes du prĂȘtre. (EugĂšne Ionesco, La Cantatrice chauve)
#6278
Tant qu'on est vivant, tout est prétexte à littérature. (EugÚne Ionesco, Le Roi se meurt)
#6339
Le sens moral est en nous une faculté naturelle, tout comme le sens de l'odorat et le sens du toucher.
Quant Ă  la Loi et Ă  la Religion, qui elles aussi ont prĂȘchĂ© ce principe [de solidaritĂ©], nous savons qu'elles l'ont simplement escamotĂ© pour en couvrir leur marchandise - leur prescription Ă  l'avantage du conquĂ©rant, de l'exploiteur et du prĂȘtre. (Piotr Kropotkine, La morale anarchiste)
#6535
Opinion publique: Avis que l'on prĂȘte Ă  tout le monde quand personne n'a Ă©tĂ© consultĂ©. (Albert Brie, Le mot du silencieux)
#6536
La premiĂšre et la plus nĂ©cessaire partie de la philosophie est celle qui traite de la pratique des prĂ©ceptes; par exemple: il ne faut point mentir. La seconde, est celle qui en fait les dĂ©monstrations: pourquoi il ne faut point mentir. Et la troisiĂšme, celle qui fait la preuve de ces dĂ©monstrations, en expliquant en quoi consiste une dĂ©monstration, et ce qui en fait la vĂ©ritĂ© et la certitude ; elle dĂ©finit ces diffĂ©rents termes: dĂ©monstration, consĂ©quence, opposition, vĂ©ritĂ©, faussetĂ©. Cette troisiĂšme partie est nĂ©cessaire pour la seconde, et la seconde pour la premiĂšre; mais la premiĂšre est la plus nĂ©cessaire de toutes, et celle oĂč il faut s'arrĂȘter et se fixer. D'ordinaire, nous renversons cet ordre; nous nous arrĂȘtons entiĂšrement Ă  la troisiĂšme; tout notre travail, toute notre Ă©tude, est pour la troisiĂšme, pour la preuve, et nous nĂ©gligeons absolument la premiĂšre, qui est l'usage et la pratique. Il arrive par lĂ  que nous mentons; mais en revanche nous sommes toujours prĂȘts Ă  bien prouver qu'il ne faut pas mentir. (ÉpictĂšte, PensĂ©es - LXXX)
#6852
Un Ă©crivain a pour mĂ©tier la vĂ©ritĂ©. Laquelle a pour meilleure amie la libertĂ©. L'animal par nature Ă©tant plus libre que l'humain, nul ne prĂȘte plus attention Ă  ses propos que l'Ă©crivain. (Erik Orsenna, La grammaire est une chanson douce)
#6928
L'amour que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs n'en est au plus que le prétexte. (Pierre Choderlos de Laclos, Lettres)
#6955
En principe, prétendaient-ils, l'assÚchement de la plaine ne pouvait faire l'objet que d'un plan gouvernemental, mais aucun rÚglement, à leur connaissance, n'interdisait à un concessionnaire de faire des barrages sur sa propre concession. (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique)
#6970
Misérable! quel crime j'ai commis, et quel crime je fais commettre à la société!
Oh! est-il bien vrai que je vais mourir avant la fin du jour ? Est-il bien vrai que c'est moi ? Ce bruit sourd de cris que j'entends au-dehors, ce flot de peuple joyeux qui dĂ©jĂ  se hĂąte sur les quais, ces gendarmes qui s'apprĂȘtent dans leurs casernes, ce prĂȘtre en robe noire, cet autre homme aux mains rouges, c'est pour moi! c'est moi qui vais mourir! moi, le mĂȘme qui est ici, qui vit, qui se meut, qui respire, qui est assis Ă  cette table, laquelle ressemble Ă  une autre table, et pourrait aussi bien ĂȘtre ailleurs ; moi, enfin, ce moi que je touche et que je sens, et dont le vĂȘtement fait la plis que voilĂ ! (Victor Hugo, Le Dernier Jour d'un condamnĂ© - Chapitre XXVI)
#7009
Le grand malheur de notre temps est que justement la politique prĂ©tend nous munir, en mĂȘme temps, d'un catĂ©chisme, d'une philosophie complĂšte et mĂȘme quelquefois d'un art d'aimer. Or le rĂŽle de la politique est de faire le mĂ©nage et non pas de rĂ©gler nos problĂšmes intĂ©rieurs. J'ignore pour moi s'il existe un absolu. Mais je sais qu'il n'est pas de l'ordre politique. L'absolu n'est pas l'affaire de tous : il est l'affaire de chacun. (Albert Camus, La crise de l'homme)
#7114
Écrire est un acte religieux qui consumme son prĂȘtre. Dieu crĂ©e, recrĂ©e et se recrĂ©e. L'artiste crĂ©e, recrĂ©e et meurt Ă  petit feu. C'est pourquoi il regimbe, revendique sa part de divinitĂ© qui l'autorise Ă  dĂ©fier le temps, au moins dans la mĂ©moire des hommes. (Jean-Robert LĂ©onidas, Les CampĂȘches de Versailles - MontrĂ©al 2005)
#7183
"Un peuple asservi qui a une langue à lui possÚde la clé qui le délivrera de ses chaines" ( Jean-Robert Léonidas, Prétendus Créolismes: Le couteau dans l'igname)
#7193
Dans la foulée des mots, nous ne devons pas oublier nos maux, les maladies de notre société.
(Jean-Robert Léonidas, Prétendus Créolismes. Le couteau dans l'igname. Montréal, 1995)
#7461
Nous connaissons Ă  merveille le prix d'une maxime Ă  propos amenĂ©e, et toute la valeur d'une pensĂ©e noble prĂ©sentĂ©e sous la forme d'une sentence; mais nous savons aussi combien il est facile de dĂ©guiser la stĂ©rilitĂ© de l'imagination par l'emploi de ce moyen, l'absence d'idĂ©es grandes et justes par l'enflure des mots, et on ne saurait dire combien est fatigante cette redondance continuelle de paroles prĂ©tentieuses, et travaillĂ©es dans l'intention de couvrir le vide et l'absurde des pensĂ©es. (A. DelaforĂȘst, ThĂ©Ăątre moderne: Cours de littĂ©rature dramatique)
#7243
Il suffit d'abaisser notre prétention à dominer la nature et d'élever notre prétention à en faire physiquement partie, pour que la réconciliation ait lieu. (Francis Ponge, Le Grand Recueil)
#7949
Pour bien vivre sa vie, il est nĂ©cessaire d'ĂȘtre Ă  l'Ă©coute de ce qui vient du plus profond de notre Ăąme. Mais notre Ăąme est comme un ange qui murmure d'une voix si douce, si faible, qu'il faut tendre l'oreille. Comment veux-tu la percevoir dans le brouhaha incessant ? Comment veux-tu y prĂȘter attention quand ton esprit est en permanence accaparĂ© par des milliers de choses en dehors de toi-mĂȘme ? (Laurent Gounelle, Le Jour oĂč j'ai appris Ă  vivre, Pocket, p. 79)
#5
Il n'y a pas de poésie, si lointaine qu'on la prétende des circonstances, qui ne tienne des circonstances sa force, sa naissance et son prolongement. (Louis Aragon)

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