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#28
La misère de l'homme ne consiste pas seulement dans la faiblesse de sa raison, l'inquiétude de son esprit, le trouble de son coeur; elle se voit encore dans un certain fond ridicule des affaires humaines. Les révolutions surtout découvrent cette insuffisance de notre nature: si vous les considérez dans l'ensemble, elles sont imposantes; si vous pénétrez dans le détail, vous apercevez tant d'ineptie et de bassesse, tant d'hommes renommés qui n'étaient rien, tant de choses dites l'oeuvre du génie, qui furent l'oeuvre du hasard, que vous êtes également étonné et de la grandeur des conséquences et de la petitesse des causes. (Chateaubriand, Pensées et Premières Poésies)
#55
La Po√©sie n'√©tait au premier √Ęge qu'une Th√©ologie all√©gorique, pour faire entrer au cerveau des hommes grossiers par fables plaisantes et color√©es les secrets qu'ils ne pouvaient comprendre. (Ronsard)
#90
Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas. (Emile Zola, Mes Haines)
#111
Il n'y a rien de si nuisible à la santé que la mort. (Savinien de Cyrano de Bergerac)
#217
Mais l'amour est aveugle, et les amants ne peuvent voir
Les plaisantes folies qu'ils commettent eux-mêmes.
Commentaire : Shakespeare
#251
Tous les prodiges n'avaient-ils pas leur reflet dans la réalité, et ne retrouvait-on pas dans chaque instant d'une vie maissante la splendeur de l'inaccessible et le bruissement de ce qui sera pour toujours incompréhensible? (Stefan Zweig)
#378
Chanter je ne vay point la pomme
Par laquelle le premier homme
Miserablement fut perdu,
Et tout le monde confondu:
Mais bien la pomme reluisante,
Pour laquelle deesse gente
au beau P√Ęris monstra le cu,
Dont s'ensuivit un Roy cocu. (Charles Coypeau d'Assoucy, Le Jugement de Paris)
#414
Attendre toujours, pour commencer l'ouvrage, que le corps soit bien disposé, que la santé soit parfaite et les forces physiques en bon état, c'est pour beaucoup d'hommes se condamner à l'inaction, c'est dévouer sa vie à la stérilité. (Henri Perreyve)
#447
L'affection ou la haine change la justice de face. Et combien un avocat bien pay√© par avance trouve-t-il plus juste la cause qu'il plaide! Combien son geste hardi le fait-il para√ģtre meilleur aux juges, dup√©s par cette apparence! Plaisante raison qu'un vent manie, et √† tous sens! (Pascal, Pens√©es)
#454
Un peuple n'a une vie réelle grande que s'il a une vie irréelle puissante. (Jean Giraudoux)
#579
Vous n'avez plus de droit de consommer le bonheur sans le produire que de consommer la santé sans la produire. (George-Bernard Shaw, Candide)
#676
Et à quoi bon exécuter des projets, puisque le projet est en lui-même une jouissance suffisante? (Charles Baudelaire)
#705
Si le vin disparaissait de la production humaine, il se ferait dans la santé et dans l'intelligence un vide, une absence plus affreuse que tous les excès dont on le rend coupable. (Charles Baudelaire)
#741
Dis-je quelque chose assez belle?
L'Antiquité toute en cervelle
Me dit: je l'ai dit avant toi.
C'est une plaisante donzelle;
Que ne venait-elle après moi?
J'aurai dit la chose avant elle. (Jacques de Cailly, Recueils de poésies)
Commentaire : la citation est tirée du poème "Epigrammes"
#873
La compétence sans autorité est aussi impuissante que l'autorité sans compétence. (Gustave Le Bon, Hier et Demain)
#955
La conversation est un jeu de s√©cateur o√Ļ chacun taille la voix du voisin aussit√īt qu'elle pousse. Je ne ris pas de la plaisanterie que vous faites, mais de celle que je vais faire. (Jules Renard)
#973
Le misoneisme de l'Homme provient de sa foi insuffisante en lui-meme. (Adler)
#1494
Un homme qui se plairait trop à la lecture des essais de Maeterlinck serait un homme perdu. Si l'on veut vivre d'une vie humaine extérieure et retentissante, il ne faut ouvrir que quelques fenêtres de son cerveau, et laisser fermées les autres. (Jules Renard)
#1519
Ce qui fait qu'on désire et qu'on aime, c'est une force douce et terrible, plus puissante que la beauté. (Anatole France)
#1948
L'aurore, d'une main, en sortant de ses portes,
Tient un vase de fleurs languissantes et mortes.
(François de Malherbe, Les Larmes de Saint-Pierre)
#2030
Trivelan: Vous avez soupé hier si légèrement, que vous serez malade si vous ne prenez rien ce matin.
Silvia: Et moi, je hais la sant√©, et je suis bien aise d'√™tre malade. Ainsi, vous n'avez qu'√† renvoyer tout ce qu'on apporte; car je ne veux aujourd'hui ni d√©jeuner, ni d√ģner, ni souper; demain la m√™me chose; je ne veux qu'√™tre f√Ęch√©e, vous ha√Įr tous autant que vous √™tes, jusqu'√† tant que j'aie vu Arlequin, dont on m'a s√©par√©e. Voil√† mes petites r√©solutions, et si vous voulez que je devienne folle, vous n'avez qu'√† me pr√™cher d'√™tre plus raisonnable, cela sera bient√īt fait.
(Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, La Double Inconstance)
#2332
Celui qui possède femme et enfants a donné des otages à la fotune; car ce sont des obstacles aux grandes entreprises, qu'elles soient vertueuses ou malfaisantes. (Sir Francis Bacon, Du mariage et du célibataire)
#2349
... j’éprouve en ce moment que notre raison, déjà si insuffisante pour prévenir nos malheurs, l’est encore davantage pour nous en consoler. (Pierre Choderlos De Laclos)
#2729
La guerre est un fruit de la dépravation des hommes; c'est une maladie convulsive et violente du corps politique; il n'est en santé, c'est-à-dire dans son état naturel, que lorsqu'il jouit de la paix. (Denis Diderot, Encyclopédie)
#2919
On trouvera toujours dans notre ville une tribu de dames effrontées, désinvoltes, jacassantes, dont les talents passent auprès des freluquets pour de l'esprit et de l'humour. (Jonathan Swift)
#3118
J'ai décidé d'être heureux car c'est bon pour la santé. (Voltaire)
#3122
Je ne plaisante jamais avec l’humour. (Frijges Karinthy)
#3355
Seul l'amour vous comblera. La haine est toujours insuffisante. (Claire de Lamirande)
#3436
Pour être heureux, il faut avoir
Plus de vertus que de savoir,
Plus d'amitié que de tendresse,
Plus de conduite que d'esprit,
Plus de santé que de richesse,
Plus de repos que de profit.
(Charles-Fran√ßois Panard, Th√©√Ętre et Ňíuvres diverses)
#3504
Et cette maladie qu'était l'amour de Swann avait tellement multiplié, il était si étroitement mêlé à toutes les habitudes de Swann, à tous ses actes, à sa pensée, à sa santé, à son sommeil, à sa vie, même à ce qu'il désirait pour après sa mort, il ne faisait tellement plus qu'un avec lui, qu'on n'aurait pas pu l'arracher de lui sans le détruire lui-même à peu près tous entier: comme on dit en chirurgie, son amour n'était plus opérable. (Marcel Proust, A la rechercher du temps perdu)
#3667
La jalousie est une chose bien étrange, tellement puissante et tellement irrationnelle. (Stephenie Meyer)
#3952
Quand un b√©b√© na√ģt, on le couche dans un couffin en attendant qu'il grandisse; quand un vieux devient trop vieux, on le met dans une maison de vieux avec des barreaux au lit en attendant qu'il meure. (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3953
Si jeunesse revenait un jour, je lui raconterais ce que vieillesse a fait de moi... (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3954
La vieillesse a quand même la délicatesse de venir pas à pas, jour après jour, sinon on ne saurait l'accepter et apprendre à se dire que tant qu'on est vivant, tant que nos enfants et petits-enfants sont vivants, le reste est sans importance. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3955
Mon pays, ce n'est pas le pays de mes anc√™tres ni m√™me le village de mon enfance, mon pays, c'est l√† o√Ļ mes enfants sont heureux. (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3956
À une orpheline on dit toujours que sa mère était belle, c'est le moins qu'on puisse faire pour alléger sa peine. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3957
Ne laisse jamais passer les instants de plaisir; pour rassasier ton corps, un rien suffit. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3958
Il n'y a pas de souffrance que le sommeil ne sache vaincre. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3959
Parler est si difficile... Montrer sa petitesse... Raconter ses exploits est sans doute plus facile que d'avouer à ses enfants que l'on s'est laissé écraser par le destin, que l'on ne s'est pas relevé... (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3960
Un prisonnier qui sait lire et écrire n'est pas en prison. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3962
La souffrance des mères qui mettent fin à leur vie est plus grande que l'amour qu'elles ont pour leurs enfants. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3963
La vie montre notre différence, la mort, notre ressemblance. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3964
Le corps de l'ami pourrit aussi vite que celui de l'ennemi. Rien ne ressemble plus à un mort qu'un autre mort. La vanité est du domaine des vivants. La mort est identique pour tous, elle se résume à un souffle qui s'éteint. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3966
J'ai appris avec le temps qu'on ne peut rien forcer. Ce qui arrive arrive. Ce qu'on aime on le regarde. C'est tout. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3967
Un orphelin ne devient jamais tout à fait un père, une orpheline ne devient jamais tout à fait une mère. Jamais la juste mesure... Le manque est le frère jumeau de trop-plein... (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3968
La vraie pauvret√© n'est pas celle que l'on croit et que la vraie richesse n'est celle que l'on accumule et que l'on peut compter. La vraie richesse est l√† ou elle n'est pas l√†, elle s'en va sans pr√©venir et revient si elle en a envie. On ne peut en tirer ni orgueil ni vanit√©. On la porte en soi sans en conna√ģtre la valeur jusqu'au jour o√Ļ on la perd. Petite √©tincelle, si petite qu'on ne lui a pas trouv√© de nom... (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3969
L'indépendance d'un pays ne se fait pas seulement parce qu'il y a quelques hommes forts à la tête, elle se fait parce que le peuple le veut. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3970
L'indépendance d'un peuple, c'est un désir commun de se lever debout et de dire: Je suis chez moi, je veux être capable de manger comme je veux, regarder la télé si je veux et boire de la bière à ma façon sans que personne vienne me dire quoi faire. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3971
Est-ce que ça finit quelque part, le monde? Il y a tant de choses que je ne sais pas... La vie, celle qui nous est donnée à vivre, est trop courte... et le monde est trop grand... (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3972
Rends les choses difficiles, elles le seront; facilite-les, elles deviendront faciles... (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3973
Un enfant apprend à marcher, un vieux apprend à mourir. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3974
Mes enfants sont sortis de mon ventre, je les ai nourris de mon sein, c'est s√Ľr, mais √† part ce que je ne peux nier, qu'est-ce qui fait que je suis leur m√®re? Parce que je les aime et qu'ils m'aiment? J'aime l'arbre qui grandit lentement devant ma fen√™tre, j'aime les oiseaux. Je les regarde tous les jours de la fen√™tre de ma chambre, ils sont beaux et je les aime... Alors aimer ce n'est pas suffisant, il y a s√Ľrement autre chose, mais je n'arrive pas √† savoir quoi. (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3975
J'ai une machine pour laver la vaisselle, une pour laver le linge, une pour le s√©cher, une autre pour balayer, une pour broyer les pois chiches, une autre pour hacher la viande et un autre encore pour faire des jus. Et pourquoi? Est-ce que je suis plus heureuse, moins fatigu√©e? On a invent√© toutes ces machines pour le confort. Mais le confort se paie, alors on travaille plus et on est encore plus fatigu√©. On ne peut plus revenir en arri√®re parce que les gens se sont habitu√©s. [...] Qui veut fr√©quenter les borgnes doit se crever un Ňďil... (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3976
Un jour, j'ai demand√© √† mon p√®re: ¬ę Qui aimes-tu le plus de tous tes enfants? ¬Ľ. Il a r√©pondu: ¬ę J'aime le petit jusqu'√† ce qu'il grandisse, le malade jusqu'√† ce qu'il gu√©risse et l'absent jusqu'√† ce qu'il revienne.
‚ÄĒ Et moi? Je ne suis pas petite, je ne suis pas malade, je suis √† c√īt√© de toi.
‚ÄĒ Le petit devient grand, le malade finit par gu√©rir, l'absent finit par revenir, mais toi, tu es toujours mon enfant, jusqu'√† la mort, m√™me au-del√† de la mort ¬Ľ. (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3977
Donner renferme un brin de vanit√© quand recevoir demande une grandeur d'√Ęme. (Abla Farhoud, Le bonheur √† la queue glissante)
#3978
La pauvreté est toujours difficile à vivre mais doublée de la misère morale elle devient inhumaine. (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3979
On ne sait pas quand un livre, un mot, une phrase peut tomber au bon moment dans la tête de quelqu'un et l'aider à changer, à vivre... (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#4011
Et cette maladie qu'était l'amour de Swann avait tellement multiplié, il était si étroitement mêlé à toutes les habitudes de Swann, à tous ses actes, à sa pensée, à sa santé, à son sommeil, à sa vie, même à ce qu'il désirait pour après sa mort, il ne faisait tellement plus qu'un avec lui, qu'on n'aurait pas pu l'arracher de lui sans le détruire lui-même à peu près tout entier: comme on dit en chirurgie, son amour n'était plus opérable. (Marcel Proust, Un Amour de Swann)
#4192
Santé, le plus vénéré des bienfaits pour les mortels. (Ariphron de Sicyone)
#4265
Une conviction qui commence par admettre la légitimité d'une conviction adverse se condamne à n'être pas agissante. (Jean Barois)
#4614
[...] quelle arme est aussi tranchante, aussi p√©n√©trante, dans son mouvement aussi luisante et, gr√Ęce √† cela, aussi d√©cevante qu'un regard? (S√∂ren Kierkegaard, Le Journal du s√©ducteur)
#4627
Donc ne condamnons pas trop vite ce qui nous choque, faute d'habitude et de réflexion suffisante! (Auguste Villiers de l'Isle-Adam, L'analyse chimique du dernier soupir)
#7662
J'ai décidé d'être heureux, c'est meilleur pour la santé. (Voltaire)
#4919
L'amour rend agile √† tout l'√Ęme la plus pesante. (Moli√®re)
#7644
Il faut encore porter en soi un chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante. (Friedrich Nietzsche)

#4970
Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé pour être avare. (Jean de La Bruyère, Caractères)
#5011
La vanité qu'il eut de vouloir se soustraire à ces visites d'usage et de politesse, qu'à la vérité on n'exige pas des candidats, mais qu'ils ne doivent pas non plus regarder comme avilissantes pour eux. (Jean le Rond d' Alembert, Eloges; Saci)
#5056
Le bonheur est l'absence des peines, comme la santé est l'absence des maladies. (Duc de Lévis)
#5224
Qui n'a cru respirer dans la fleur renaissante,
Les parfums regrettés de ses premiers printemps.
(Marceline Desbordes-Valmore, Poésies)
#5422
Nous avons inventé les mots pour échapper à la loi de la pesanteur, pour retarder l'instant fatal de la chute. (J.-B. Pontalis, L'amour des commencements)
#5556
[...] une drogue est au bonheur ce que la masturbation est à l'amour: une fermeture sur soi-même, nécessaire à certaines périodes, qui devient appauvrissante si elle coupe le contact avec le monde extérieur. (Albert Jacquard, Petite philosophie à l'usage des non-philosophes)
#5613
A-t-on remarqué déjà qu'une passion naissante peut se confondre avec un remords vague, et le mécontentement de soi? (Claude Roy, Le malheur d'aimer)
#5686
Un √©l√©ment constitutif de l'humanit√© universelle, une composante inn√©e de l'√Ęme humaine et de l'esprit humain. (Patrick S√ľskind, La Contrebasse)
Commentaire : En parlant de la musique
#5752
Je pense √† ce que l'on a appel√© "le retour de l'individualisme", sorte de proph√©tie auto-r√©alisante qui tend √† d√©truire les fondements philosophiques du welfare state et en particulier la notion de responsabilit√© collective (dans l'accident de travail, la maladie ou la mis√®re), cette conqu√™te fondamentale de la pens√©e sociale (et sociologique). Le retour √† l'individu, c'est aussi ce qui permet de "bl√Ęmer la victime", seule responsable de son malheur, et de lui pr√™cher la self help, tout cela sous le couvert de la n√©cessit√© inlassablement r√©p√©t√©e de diminuer les charges de l'entreprise. (Pierre Bourdieu)
#5961
Si un écrivain parvient à être passionnant à [propos de son roman], alors il n'y a que deux possibilités: soit il répète tout haut ce qu'il a écrit dans son livre, et c'est un perroquet; soit il explique des choses intéressantes dont il n'a pas parlé dans son livre, auquel cas ledit livre est raté puisqu'il ne suffit pas. (Amélie Nothomb, Hygiène de l'assassin)
#5974
Donc toutes choses √©tant caus√©es et causantes, aid√©es et aidantes, m√©diates et imm√©diates et toutes s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les plus √©loign√©es et les plus diff√©rentes, je tiens impossible de conna√ģtre les parties sans conna√ģtre le tout, non plus que de conna√ģtre le tout sans conna√ģtre particuli√®rement les parties. (Blaise Pascal, Pens√©es)
#6004
Le maniement de la pensée féminine a ses règles inflexibles ; celui qui se met en tête de persuader une femme, de réfuter son point de vue à coups de bonnes raisons, a peu de chances d'aboutir. Il est bien plus judicieux de repérer l'image qu'elle veut donner d'elle-même (ses principes, idéaux, convictions), puis d'essayer d'établir (par sophismes) un rapport harmonieux entre ladite image et la conduite que nous souhaitons lui voir tenir. (Milan Kundera, La plaisanterie)
#6027
Les feuilletons plaisantent, les biographes mentent, les portraits flattent: le tout est faux comme une épitaphe. (Rodolphe Töpffer)
#6121
Ce qui est naturel, c'est le microbe. Le reste, la santé, l'intégrité, la pureté, si vous voulez, c'est un effet de la volonté et d'une volonté qui ne doit jamais s'arrêter. L'honnête homme, celui qui n'infecte presque personne, c'est celui qui a le moins de distraction possible. (Albert Camus, La peste)
#6193
Homme faible et vain! tu pr√©tends d'√™tre libre; h√©las! ne vois-tu pas tous les fils qui t'encha√ģnent? Ne vois-tu pas que ce sont des atomes qui te forment, que ce sont des atomes qui te meuvent, que ce sont des circonstances ind√©pendantes de toi qui modifient ton √™tre et qui r√®glent ton sort? Dans une nature puissante qui t'environne, serais-tu donc le seul √™tre qui p√Ľt r√©sister √† son pouvoir? Crois-tu que tes faibles voeux la forceront de s'arr√™ter dans sa marche √©ternelle, ou de changer son cours? (Paul-Henri, baron d'Holbach, Syst√®me de la nature)
#6208
S√©lectionner parmi quelques centaines d'√©tudiants ceux qui seront aptes, dix ann√©es plus tard, √† exercer tel m√©tier est une t√Ęche impossible. Sauf cas extr√™mes, seule une voyante extralucide pourrait pr√©tendre donner une r√©ponse. Comment quelques copies apporteraient-elles des informations suffisantes pour d√©cider d'une performance √† venir aussi multiforme que, par exemple, la profession de m√©decin? (Albert Jacquard, Mon utopie)
#6321
Celui qui ne sait point recourir √† propos √† la plaisanterie, et qui manque de souplesse dans l'esprit, se trouve tr√®s souvent plac√© entre la n√©cessit√© d'√™tre faux ou d'√™tre p√©dant, alternative f√Ęcheuse √† laquelle un honn√™te homme se soustrait, pour l'ordinaire, par de la gr√Ęce et de la gaiet√©. (S√©bastien Chamfort, Maximes et pens√©es)
#6376
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture. (Andrée Chedid, Terre et poésie)
#6431
La beaut√© s√©duit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu'√† l'√Ęme. (Simone Weil, La pesanteur et la gr√Ęce)
#6552
Le vrai secret pour avoir de la santé et de la gaieté est que le corps soit agité et que l'esprit se repose; les voyages donnent cela. (Vincent Voiture)
#6585
Comment croire que derriere ce sourire ce cache une dure et croissante depression (Celine Gueneau, Journal intime)
#6927
Notre raison, déjà si insuffisante pour prévenir nos malheurs, l'est encore davantage pour nous en consoler. (Pierre Choderlos de Laclos, Lettres)
#6958
Daniel. Parce qu'un imbécile est incapable de supporter longtemps cette charge écrasante qu'on appelle la reconnaissance ; il y a même des gens d'esprit qui sont d'une constitution si délicate... (Eugène Labiche, Le Voyage de monsieur Perrichon - Acte IV, Scène 8)
#7007
Tu n'as pas, vers nos noces d'argent, trouvé plus jeune que moi une vierge de seize ans, à la fois timide et hardie, que ta vue et tes exploits tourmentaient, légère et ravissante, un monstre, quoi ? (Jean Giraudoux, Amphitryon 38)
#7065
Une tr√®s belle femme qui regarde son image au miroir peut tr√®s bien croire qu'elle est cela. Une femme laide sait qu'elle n'est pas cela. (Simone Weil, La pesanteur et la gr√Ęce)
#7951
[...] une graine a du mal √† germer dans une terre √©touff√©e par une v√©g√©tation envahissante. Il faut un peu d'espace pour que la lumi√®re vienne √† nous. (Laurent Gounelle, Le Jour o√Ļ j'ai appris √† vivre, Pocket, p. 80)

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