TUNISIE (AFP)
Le Comar d'Or, un des principaux prix littéraires en Tunisie, a été décerné, dans la catégorie du roman francophone, à l'écrivain expatrié Yamen Manaï pour son roman "La marche de l'incertitude", a-t-on appris lundi auprès des organisateurs.
Le Comar d'Or, un des principaux prix littéraires en Tunisie, a été décerné, dans la catégorie du roman francophone, à l'écrivain expatrié Yamen Manaï pour son roman "La marche de l'incertitude", a-t-on appris lundi auprès des organisateurs.
Le Monde.fr - par Guillaume Perrier (Istanbul, correspondance).
Près de trente ans après, l'écrivain Nedim Gürsel ne pensait pas devoir à nouveau ferrailler avec la justice de son pays. En 1981, les tribunaux militaires avaient brocardé son premier roman, Un long été à Istanbul, récit d'une jeunesse désenchantée et d'une période de répression en Turquie. Deux ans plus tard, ils avaient censuré La Première Femme, jugé offensant pour la morale publique. Au moment du coup d'Etat de 1980, qui a installé au pouvoir la junte du général Evren, Nedim Gürsel était déjà à Paris. Il venait de soutenir sa thèse en littérature comparée à la Sorbonne. Il s'est finalement installé en France, comme directeur de recherches au CNRS, construisant une oeuvre de romancier en exil.
Près de trente ans après, l'écrivain Nedim Gürsel ne pensait pas devoir à nouveau ferrailler avec la justice de son pays. En 1981, les tribunaux militaires avaient brocardé son premier roman, Un long été à Istanbul, récit d'une jeunesse désenchantée et d'une période de répression en Turquie. Deux ans plus tard, ils avaient censuré La Première Femme, jugé offensant pour la morale publique. Au moment du coup d'Etat de 1980, qui a installé au pouvoir la junte du général Evren, Nedim Gürsel était déjà à Paris. Il venait de soutenir sa thèse en littérature comparée à la Sorbonne. Il s'est finalement installé en France, comme directeur de recherches au CNRS, construisant une oeuvre de romancier en exil.
L'Express d'Outremont - par Lucile de Pesloüan.
Le mois dernier étaient rassemblés au Bénin des poètes en provenance de toute la francophonie. Le Salon international des poètes francophones accueillait les poétesses outremontaises Danielle Fournier et Claudine Bertrand, de même que les Montréalais Corinne Larochelle, Romain Pollender et Gary Klang.
Tout a commencé par une rencontre avec l"organisateur de l'événement, Amine Laourou, au Salon de la poésie à Trois-Rivières, l"an dernier. «C"est alors qu"il nous a invités», explique Danielle Fournier.
Le mois dernier étaient rassemblés au Bénin des poètes en provenance de toute la francophonie. Le Salon international des poètes francophones accueillait les poétesses outremontaises Danielle Fournier et Claudine Bertrand, de même que les Montréalais Corinne Larochelle, Romain Pollender et Gary Klang.
Tout a commencé par une rencontre avec l"organisateur de l'événement, Amine Laourou, au Salon de la poésie à Trois-Rivières, l"an dernier. «C"est alors qu"il nous a invités», explique Danielle Fournier.
11/04: M. Flaubert, c'est moi !
Le Monde.fr - par Orhan Pamuk.
Dans la dernière partie de son voyage en Orient, Gustave Flaubert, après avoir visité l'Egypte, la Palestine, le Liban et la Syrie, arriva à Istanbul en octobre 1850, avec Maxime Du Camp. Les deux amis avaient déjà voyagé ensemble auparavant, écrivant leurs expériences, et s'en étaient bien trouvés. Du Camp était un vrai ami, issu de bonne famille, efféminé, mais fiable et amoureux des arts et de la littérature. Pendant leurs voyages, Flaubert était plus occupé de lui-même, par son avenir et ses soucis. En fait de soucis, il s'agissait surtout des souffrances que lui imposait la syphilis, contractée à Beyrouth. Outre la maladie, le voyage lui-même, qui durait depuis plus d'un an, l'avait mené au bord de l'épuisement. Ses cheveux, ses dents tombaient ; il aspirait à retrouver sa maison et sa mère, sa vie à Rouen.
A Istanbul, en date du 15 décembre 1850, Flaubert écrit à sa mère ces phrases que je me répétais à moi-même à voix basse, en essayant d'y croire, alors que je n'avais pas encore atteint la trentaine : "Je me fous du monde, de l'avenir, du qu'en-dira-t-on, d'un établissement quelconque, et même de la renommée littéraire, qui m'a jadis fait passer tant de nuits blanches à la rêver."
Dans la dernière partie de son voyage en Orient, Gustave Flaubert, après avoir visité l'Egypte, la Palestine, le Liban et la Syrie, arriva à Istanbul en octobre 1850, avec Maxime Du Camp. Les deux amis avaient déjà voyagé ensemble auparavant, écrivant leurs expériences, et s'en étaient bien trouvés. Du Camp était un vrai ami, issu de bonne famille, efféminé, mais fiable et amoureux des arts et de la littérature. Pendant leurs voyages, Flaubert était plus occupé de lui-même, par son avenir et ses soucis. En fait de soucis, il s'agissait surtout des souffrances que lui imposait la syphilis, contractée à Beyrouth. Outre la maladie, le voyage lui-même, qui durait depuis plus d'un an, l'avait mené au bord de l'épuisement. Ses cheveux, ses dents tombaient ; il aspirait à retrouver sa maison et sa mère, sa vie à Rouen.
A Istanbul, en date du 15 décembre 1850, Flaubert écrit à sa mère ces phrases que je me répétais à moi-même à voix basse, en essayant d'y croire, alors que je n'avais pas encore atteint la trentaine : "Je me fous du monde, de l'avenir, du qu'en-dira-t-on, d'un établissement quelconque, et même de la renommée littéraire, qui m'a jadis fait passer tant de nuits blanches à la rêver."
La revue des ressources - par Manal Wehbi Sleiman.
Le « Théâtre de poésie » , comme l"exprime Georges Schéhadé est intimement lié au mouvement. Celui-ci, pourrait-être salutaire parce qu"il dépasse le cadre restreint et les limites du réel, source d"enfermement lourd et douloureux, pour s"épanouir dans l"imaginaire, ou encore dans l"ouvert. En d"autres termes, le mouvement pourrait être efficace parce qu"il assure aux personnages le déconditionnement de leur désir, l"affranchissement de toutes les formes et de tous les obstacles que porte leur vie quotidienne ; responsable de la routine et de la détresse. Parmi toutes les voies qu"engendre la poésie dans ce théâtre celles du réel et de l"imaginaire, du vent et de la mer restent les plus efficaces pour se libérer en essayant de fuir les problèmes qu"impose la vie.
Le « Théâtre de poésie » , comme l"exprime Georges Schéhadé est intimement lié au mouvement. Celui-ci, pourrait-être salutaire parce qu"il dépasse le cadre restreint et les limites du réel, source d"enfermement lourd et douloureux, pour s"épanouir dans l"imaginaire, ou encore dans l"ouvert. En d"autres termes, le mouvement pourrait être efficace parce qu"il assure aux personnages le déconditionnement de leur désir, l"affranchissement de toutes les formes et de tous les obstacles que porte leur vie quotidienne ; responsable de la routine et de la détresse. Parmi toutes les voies qu"engendre la poésie dans ce théâtre celles du réel et de l"imaginaire, du vent et de la mer restent les plus efficaces pour se libérer en essayant de fuir les problèmes qu"impose la vie.
06/04: La BD francophone à Québec
Radio Canada.ca
Québec sera l'hôte du 22e Festival de la bande dessinée francophone à compter du 17 avril. L'événement durera trois jours. Claude Meunier en sera le président d'honneur. L'auteur de la série télévisée La petite vie s'apprête d'ailleurs à lancer sa première BD, La bande à Ti-Paul, publiée chez Glénat Québec.
Québec sera l'hôte du 22e Festival de la bande dessinée francophone à compter du 17 avril. L'événement durera trois jours. Claude Meunier en sera le président d'honneur. L'auteur de la série télévisée La petite vie s'apprête d'ailleurs à lancer sa première BD, La bande à Ti-Paul, publiée chez Glénat Québec.



