Chaque mois, dans la revue Books, l'écrivain Daniel Pennac et son confrère Alberto Manguel partent en quête des "mots manquants" : ces termes étrangers, poétiques ou conceptuels, dépourvus d'équivalent dans la langue française. Cette entreprise pourrait donner lieu, à l'avenir, à un dictionnaire, comme l'explique Daniel Pennac au Point.fr.
Le Point.fr : Depuis combien de temps portez-vous ce projet, et quelles sont ses origines ?
Daniel Pennac : L'idée de trouver dans d'autres langues les mots qui manquent dans la nôtre pour exprimer certains sentiments ou certaines sensations communément éprouvées, voire certains concepts, me taquine depuis très longtemps. Je l'ai exposée à Alberto Manguel il y a deux ans et, depuis quelques mois, avec l'aide de Books, nous jouons à constituer ce dictionnaire des mots manquants. Avant d'être une tà che titanesque, c'est un amusant galop d'essai.
Le Point.fr : Depuis combien de temps portez-vous ce projet, et quelles sont ses origines ?
Daniel Pennac : L'idée de trouver dans d'autres langues les mots qui manquent dans la nôtre pour exprimer certains sentiments ou certaines sensations communément éprouvées, voire certains concepts, me taquine depuis très longtemps. Je l'ai exposée à Alberto Manguel il y a deux ans et, depuis quelques mois, avec l'aide de Books, nous jouons à constituer ce dictionnaire des mots manquants. Avant d'être une tà che titanesque, c'est un amusant galop d'essai.
Le Devoir.com - Par Gaston Bernier, Président de l'Association pour le soutien et l'usage de la langue française
Dans une récente chronique publiée dans Le Devoir du 5 novembre, Christian Rioux raconte qu'on lui a posé «la question qui tue» à propos de la situation de la langue française au Québec. Les Québécois en sont les défenseurs héroïques pour les cousins d'outre-Atlantique. Ils maintiennent encore en place quelques lambeaux de la Charte des années 1970 et ils n'hésitaient pas à monter au créneau par le passé. Si une telle perspective est juste, lui a-t-on demandé, pourquoi «dans le dernier film de Xavier Dolan, il n'y a pas une phrase sans un mot anglais?»
La question était directe et brutale. On voudrait bien que l'observation soit fausse. Mais elle est vraie. Le jeune réalisateur est ici montré en exemple, mais il marche sur les brisées de nombreux prédécesseurs et de nombreux collègues, lesquels pensent qu'il est impossible de faire autrement. Maintes raisons expliquent leur comportement.
Dans une récente chronique publiée dans Le Devoir du 5 novembre, Christian Rioux raconte qu'on lui a posé «la question qui tue» à propos de la situation de la langue française au Québec. Les Québécois en sont les défenseurs héroïques pour les cousins d'outre-Atlantique. Ils maintiennent encore en place quelques lambeaux de la Charte des années 1970 et ils n'hésitaient pas à monter au créneau par le passé. Si une telle perspective est juste, lui a-t-on demandé, pourquoi «dans le dernier film de Xavier Dolan, il n'y a pas une phrase sans un mot anglais?»
La question était directe et brutale. On voudrait bien que l'observation soit fausse. Mais elle est vraie. Le jeune réalisateur est ici montré en exemple, mais il marche sur les brisées de nombreux prédécesseurs et de nombreux collègues, lesquels pensent qu'il est impossible de faire autrement. Maintes raisons expliquent leur comportement.
Le Soleil - par Daphnée Dion-Viens - Émis par CyberPresse.ca
(Québec) Les modifications comprises dans la nouvelle orthographe restent modestes: elles ne touchent qu'environ 2000 mots sur les 60 000 que compte la langue française. Ces rectifications - qui ont été approuvées en 1990 par l'Académie française - ont reçu le feu vert de l'Office québécois de la langue française il y a déjà six ans.
Pourtant, la nouvelle orthographe continue de soulever les passions. Ses détracteurs affirment qu'elle introduit de nouvelles irrégularités. Ses partisans estiment au contraire que la grande majorité des quelque 2000 modifications visent justement à supprimer plusieurs caprices de la langue française.
(Québec) Les modifications comprises dans la nouvelle orthographe restent modestes: elles ne touchent qu'environ 2000 mots sur les 60 000 que compte la langue française. Ces rectifications - qui ont été approuvées en 1990 par l'Académie française - ont reçu le feu vert de l'Office québécois de la langue française il y a déjà six ans.
Pourtant, la nouvelle orthographe continue de soulever les passions. Ses détracteurs affirment qu'elle introduit de nouvelles irrégularités. Ses partisans estiment au contraire que la grande majorité des quelque 2000 modifications visent justement à supprimer plusieurs caprices de la langue française.
L'Union - par Bruno Testa
On nous ressort De Gaulle à coup de livres, de débats, de sentences. Des politiques vont prendre la pose à Colombey-les-Deux-Eglises avec des airs inspirés comme s'ils avaient compris le message : la grandeur de la France, son indépendance… Mais de quelle indépendance nous parle-t-on ? Economique ? Cela fait longtemps que des pans entiers de notre économie et de notre patrimoine ne nous appartiennent plus. Politique ? Nous avons rejoint avec plus de pertes que de fracas le commandement intégré de l'Otan dont De Gaulle s'était sorti pour nous enliser en Afghanistan dans une guerre qui n'est pas la nôtre. Linguistique ? L'anglais est devenue quasiment la langue nationale de la télévision tandis que notre propre langue se rabougrit chaque jour d'avantage.
On nous ressort De Gaulle à coup de livres, de débats, de sentences. Des politiques vont prendre la pose à Colombey-les-Deux-Eglises avec des airs inspirés comme s'ils avaient compris le message : la grandeur de la France, son indépendance… Mais de quelle indépendance nous parle-t-on ? Economique ? Cela fait longtemps que des pans entiers de notre économie et de notre patrimoine ne nous appartiennent plus. Politique ? Nous avons rejoint avec plus de pertes que de fracas le commandement intégré de l'Otan dont De Gaulle s'était sorti pour nous enliser en Afghanistan dans une guerre qui n'est pas la nôtre. Linguistique ? L'anglais est devenue quasiment la langue nationale de la télévision tandis que notre propre langue se rabougrit chaque jour d'avantage.
Radio-Canada.ca avec Le Devoir et La Presse
Le nombre de francophones est en constante augmentation dans le monde, selon une vaste étude de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Cette enquête internationale révèle que c'est en Afrique que le français affiche ses progrès les plus importants. Selon le rapport intitulé La Langue française dans le monde 2010, on estime actuellement à 220 millions le nombre de personnes capables de lire et d'écrire en français dans le monde.
Ces données ne tiennent cependant pas compte des millions de personnes capables de parler et de comprendre le français sans toutefois savoir le lire et l'écrire.
Selon le rapport de l'OIF, au moins 70 millions des 220 millions de francophones répertoriés dans le monde vivent en Afrique subsaharienne. Si on ajoute à ce chiffre tous les francophones du Maghreb (nord de l'Afrique), c'est plus de la moitié des francophones qui vivent actuellement en Afrique.
Le nombre de francophones est en constante augmentation dans le monde, selon une vaste étude de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Cette enquête internationale révèle que c'est en Afrique que le français affiche ses progrès les plus importants. Selon le rapport intitulé La Langue française dans le monde 2010, on estime actuellement à 220 millions le nombre de personnes capables de lire et d'écrire en français dans le monde.
Ces données ne tiennent cependant pas compte des millions de personnes capables de parler et de comprendre le français sans toutefois savoir le lire et l'écrire.
Selon le rapport de l'OIF, au moins 70 millions des 220 millions de francophones répertoriés dans le monde vivent en Afrique subsaharienne. Si on ajoute à ce chiffre tous les francophones du Maghreb (nord de l'Afrique), c'est plus de la moitié des francophones qui vivent actuellement en Afrique.
Afrique en ligne - par S. Nadoun Coulibaly
Le français n'a jamais été autant parlé dans le monde. Avec 220 millions de locuteurs, la langue de Molière semble avoir encore de beaux jours devant elle. Même si son emploi dans les sphères internationales ou dans la recherche reste marginal. « Pour moi, la Francophonie, c'est une très grande diversité culturelle. Elle permet aux pays membres de se réunir autour d'un même thème.
La francophonie, c'est bien plus que parler le français, c'est partager les différences et de lutter pour préserver le français dans le monde », affirme Julie, une Suissesse. Comme elle, Madeleine Arseneau, venue du Nouveau Brunswick et son amie Delphine Denoiseux, une Belge wallonne sont au village de la Francophonie. Elles font partie d'un groupe d'une vingtaine de jeunes francophones recrutés pour animer les stands. C'est l'occasion pour eux de discuter, d'échanger les idées et de cultiver les valeurs de la diversité culturelle.
Le français n'a jamais été autant parlé dans le monde. Avec 220 millions de locuteurs, la langue de Molière semble avoir encore de beaux jours devant elle. Même si son emploi dans les sphères internationales ou dans la recherche reste marginal. « Pour moi, la Francophonie, c'est une très grande diversité culturelle. Elle permet aux pays membres de se réunir autour d'un même thème.
La francophonie, c'est bien plus que parler le français, c'est partager les différences et de lutter pour préserver le français dans le monde », affirme Julie, une Suissesse. Comme elle, Madeleine Arseneau, venue du Nouveau Brunswick et son amie Delphine Denoiseux, une Belge wallonne sont au village de la Francophonie. Elles font partie d'un groupe d'une vingtaine de jeunes francophones recrutés pour animer les stands. C'est l'occasion pour eux de discuter, d'échanger les idées et de cultiver les valeurs de la diversité culturelle.
Come4News
L'année 2000 fut une année décisive pour le Québec, car le ministère de l'Éducation décida d'instaurer une réforme scolaire. Selon celui-ci, cette réforme permettrait aux étudiants québécois de mieux réussir à l'école. Cela ne fut en aucun cas réalisé et même, depuis le début de cette réforme les jeunes réussissent encore moins bien .
Ceci est démontré par le taux de réussite des élèves du deuxième cycle du primaire à l'épreuve uniforme de français imposée par le ministère de l'Éducation. Le taux de réussite de ces jeunes avant la réforme de 2000 était de 90 % et il a chuté à 85 % en 2005.
Par la suite, nous pouvons constater une diminution des critères de correction du MELS lors de l'épreuve uniforme de français de cinquième secondaire. Un professeur de Longueuil a fait une expérience sur ses élèves de quatrième secondaire. En septembre lors de la rentrée, il a demandé à ces jeunes d'écrire un texte argumentatif comme il l'avait appris en troisième secondaire et d'ajouter quelques d'opinions.
L'année 2000 fut une année décisive pour le Québec, car le ministère de l'Éducation décida d'instaurer une réforme scolaire. Selon celui-ci, cette réforme permettrait aux étudiants québécois de mieux réussir à l'école. Cela ne fut en aucun cas réalisé et même, depuis le début de cette réforme les jeunes réussissent encore moins bien .
Ceci est démontré par le taux de réussite des élèves du deuxième cycle du primaire à l'épreuve uniforme de français imposée par le ministère de l'Éducation. Le taux de réussite de ces jeunes avant la réforme de 2000 était de 90 % et il a chuté à 85 % en 2005.
Par la suite, nous pouvons constater une diminution des critères de correction du MELS lors de l'épreuve uniforme de français de cinquième secondaire. Un professeur de Longueuil a fait une expérience sur ses élèves de quatrième secondaire. En septembre lors de la rentrée, il a demandé à ces jeunes d'écrire un texte argumentatif comme il l'avait appris en troisième secondaire et d'ajouter quelques d'opinions.



