Le Petit Journal.com - Écrit par Sylvie Forder
Si le français perd de son influence chez les chanteurs de l'hexagone qui optent de plus en plus pour l'anglais, les écrivains étrangers eux, chouchoutent la langue de Molière et raflent les Goncourt et Renaudot…. Un bilan illustré de ce monde à l'envers !
Des mélodies anglaises…
Il y a dix ans déjà on notait l'engouement pour l'électro anglicisante de la French Touch -Air, Daft Punk. Avec Coming soon, AaRON, Moriarty, Cocoon, Hey Hey My My, The Dè¸, Camille (photo EMIMusic Grouplimited), Emily Loizeau, Emilie Simon, Izia -fille d'Higelin et sœur d'Arthur H, la tendance se confirme : l'anglais s'impose de plus en plus comme langue musicale des Frenchies.
Les chanteurs et groupes français actuels ont biberonné aux mélodies anglaises, ils s'expriment donc naturellement dans la langue de Shakespeare. Le public 15-35 ans peine à se reconnaître en Ferré, Brassens, Gainsbourg ou Higelin. Il a également l'oreille plus internationale grà ce aux voyages et études outre-manche. La langue anglaise permet de fantasmer un pays qui n'existe pas et privilégie la musique au détriment du texte. Sur le plan marketing, il ouvre la porte à de nouveaux marchés : Japon, Brésil, Mexique, Australie… Internet a aussi radicalement changé la façon de promouvoir de vendre ou de distribuer la musique. Chacun peut faire sa propre promotion artisanale « in english » sur FaceBook, You tube, Myspace en s'affranchissant des lois.
Si le français perd de son influence chez les chanteurs de l'hexagone qui optent de plus en plus pour l'anglais, les écrivains étrangers eux, chouchoutent la langue de Molière et raflent les Goncourt et Renaudot…. Un bilan illustré de ce monde à l'envers !
Des mélodies anglaises…
Il y a dix ans déjà on notait l'engouement pour l'électro anglicisante de la French Touch -Air, Daft Punk. Avec Coming soon, AaRON, Moriarty, Cocoon, Hey Hey My My, The Dè¸, Camille (photo EMIMusic Grouplimited), Emily Loizeau, Emilie Simon, Izia -fille d'Higelin et sœur d'Arthur H, la tendance se confirme : l'anglais s'impose de plus en plus comme langue musicale des Frenchies.
Les chanteurs et groupes français actuels ont biberonné aux mélodies anglaises, ils s'expriment donc naturellement dans la langue de Shakespeare. Le public 15-35 ans peine à se reconnaître en Ferré, Brassens, Gainsbourg ou Higelin. Il a également l'oreille plus internationale grà ce aux voyages et études outre-manche. La langue anglaise permet de fantasmer un pays qui n'existe pas et privilégie la musique au détriment du texte. Sur le plan marketing, il ouvre la porte à de nouveaux marchés : Japon, Brésil, Mexique, Australie… Internet a aussi radicalement changé la façon de promouvoir de vendre ou de distribuer la musique. Chacun peut faire sa propre promotion artisanale « in english » sur FaceBook, You tube, Myspace en s'affranchissant des lois.
Slate.fr - Par Philippe Boggio
C'est un phénomène estival bien connu: le détour par le mort de l'année. Désir de Français en vacances d'aller rendre un dernier hommage, en famille, à un personnage qu'ils ont estimé.
En juin, une femme a passé toute une nuit allongée sur la tombe de Jean Ferrat, et, là , les habitants d'Antraigues (Ardèche) se sont dit qu'abriter un mort célèbre dans le cimetière communal n'était pas forcément de tout repos. Vivant, «Jean» avait été bienfaisant pour le village, ils pensaient, un peu naïvement, qu'il en serait de même après son passage outre-tombe. Les obsèques du chanteur, en mars, avaient connu une affluence impressionnante. La place de la mairie, les ruelles montantes, la terrasse de La Montagne, le restaurant dont «Jean» avait été, un temps, le propriétaire…, leur cadre familier était soudain devenu décor d'évènement national, retransmis à la télé.
C'est un phénomène estival bien connu: le détour par le mort de l'année. Désir de Français en vacances d'aller rendre un dernier hommage, en famille, à un personnage qu'ils ont estimé.
En juin, une femme a passé toute une nuit allongée sur la tombe de Jean Ferrat, et, là , les habitants d'Antraigues (Ardèche) se sont dit qu'abriter un mort célèbre dans le cimetière communal n'était pas forcément de tout repos. Vivant, «Jean» avait été bienfaisant pour le village, ils pensaient, un peu naïvement, qu'il en serait de même après son passage outre-tombe. Les obsèques du chanteur, en mars, avaient connu une affluence impressionnante. La place de la mairie, les ruelles montantes, la terrasse de La Montagne, le restaurant dont «Jean» avait été, un temps, le propriétaire…, leur cadre familier était soudain devenu décor d'évènement national, retransmis à la télé.



