10/06: « Les francophones doivent s'unir » - Denis Desgagné
Rubrique : Actualité
Publié par : webmestre
Kristina Brazeau
OTTAWA " La francophonie canadienne doit créer des liens avec les différentes populations francophones des Amériques afin de devenir plus forte croit le nouveau président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, Denis Desgagné. C'est l'une des observations qui a été faite lors de l'Université d'été sur la francophonie des Amériques organisée par le Centre et les Hautes études internationales de l'Université Laval, récemment.
« L'union fait la force et c'est aussi une façon de survivre et comprendre les stratégies de résistance employées par les autres communautés francophones », explique M. Desgagné.
L'Université d'été, qui en était à sa deuxième édition qui portait en grande partie sur le thème des migrations francophones, a pour objectif de faire rayonner la francophonie des Amériques.
Plusieurs participants ont d'ailleurs pris conscience de l'ampleur de cette communauté francophone selon M. Desgagné. Cette année, des participants de partout en Amérique ont pu participer. Des gens sont venus d'Haïti, d'Argentine, de l'Ouest canadien et des États-Unis.
Outre la question de survie, M. Desgagné croit également que le fait de se rassembler contribue au développement économique et culturel des différentes communautés francophones notamment.
La francophonie canadienne a beaucoup à apprendre des autres communautés francophones et peut prendre exemple d'initiatives mises en place ailleurs et les mettre en pratique ici selon M. Desgagné. Le Centre organise d'ailleurs souvent des conférences réunissant des conférenciers du Canada et des Amériques pour partager ces initiatives. Une conférence portant sur le développement économique a notamment eu lieu à Sherbrooke récemment donnée par un conférencier de la Guadeloupe.
Les conférenciers invités à l'Université d'été provenaient également des quatre coins des Amériques. Le professeur Jean-Claude Redonnet, originaire de la France et qui habite maintenant aux États-Unis, était du nombre. Il était venu parler de la définition d'un francophone notamment. Celui-ci concentre ses recherches sur les francophones des États-Unis. Celui-ci propose de définir un francophone comme une personne qui utilise de façon constante ou épisodique la langue française dans sa vie personnelle ou professionnelle et qui n'a pas nécessairement le français comme langue maternelle.
« 90 % des 500 millions de francophones du monde n'ont pas le français comme langue maternelle. Leur attachement à la langue se fait, se maintient par l'apprentissage», croit-il.
«Ainsi, lorsqu'un francophone se reconnaît comme tel, il commence son cheminement vers d'autres groupes francophones», ajoute M. Redonnet.
Selon lui, deux millions d'Américains parlent le français à la maison et c'est en se reconnaissant comme francophone qu'ils pourront participer à l'essor de la communauté francophone des Amériques.
La professeure Michelle Daveluy, de l'Université Laval, était aussi au nombre des conférenciers invités. Elle était venue faire un portrait de l'omniprésence de l'anglais dans les navires de la marine canadienne dans lesquels elle a effectué des recherches.
La prochaine Université d'été aura lieu en 2013, sur le campus de l'Université Saint-Jean en Alberta.
http://journaux.apf.ca/index.cfm?Voir=article&Id=59645§eur=300&M=0 © 2011 APF. Tous droits réservés.
OTTAWA " La francophonie canadienne doit créer des liens avec les différentes populations francophones des Amériques afin de devenir plus forte croit le nouveau président-directeur général du Centre de la francophonie des Amériques, Denis Desgagné. C'est l'une des observations qui a été faite lors de l'Université d'été sur la francophonie des Amériques organisée par le Centre et les Hautes études internationales de l'Université Laval, récemment.
« L'union fait la force et c'est aussi une façon de survivre et comprendre les stratégies de résistance employées par les autres communautés francophones », explique M. Desgagné.
L'Université d'été, qui en était à sa deuxième édition qui portait en grande partie sur le thème des migrations francophones, a pour objectif de faire rayonner la francophonie des Amériques.
Plusieurs participants ont d'ailleurs pris conscience de l'ampleur de cette communauté francophone selon M. Desgagné. Cette année, des participants de partout en Amérique ont pu participer. Des gens sont venus d'Haïti, d'Argentine, de l'Ouest canadien et des États-Unis.
Outre la question de survie, M. Desgagné croit également que le fait de se rassembler contribue au développement économique et culturel des différentes communautés francophones notamment.
La francophonie canadienne a beaucoup à apprendre des autres communautés francophones et peut prendre exemple d'initiatives mises en place ailleurs et les mettre en pratique ici selon M. Desgagné. Le Centre organise d'ailleurs souvent des conférences réunissant des conférenciers du Canada et des Amériques pour partager ces initiatives. Une conférence portant sur le développement économique a notamment eu lieu à Sherbrooke récemment donnée par un conférencier de la Guadeloupe.
Les conférenciers invités à l'Université d'été provenaient également des quatre coins des Amériques. Le professeur Jean-Claude Redonnet, originaire de la France et qui habite maintenant aux États-Unis, était du nombre. Il était venu parler de la définition d'un francophone notamment. Celui-ci concentre ses recherches sur les francophones des États-Unis. Celui-ci propose de définir un francophone comme une personne qui utilise de façon constante ou épisodique la langue française dans sa vie personnelle ou professionnelle et qui n'a pas nécessairement le français comme langue maternelle.
« 90 % des 500 millions de francophones du monde n'ont pas le français comme langue maternelle. Leur attachement à la langue se fait, se maintient par l'apprentissage», croit-il.
«Ainsi, lorsqu'un francophone se reconnaît comme tel, il commence son cheminement vers d'autres groupes francophones», ajoute M. Redonnet.
Selon lui, deux millions d'Américains parlent le français à la maison et c'est en se reconnaissant comme francophone qu'ils pourront participer à l'essor de la communauté francophone des Amériques.
La professeure Michelle Daveluy, de l'Université Laval, était aussi au nombre des conférenciers invités. Elle était venue faire un portrait de l'omniprésence de l'anglais dans les navires de la marine canadienne dans lesquels elle a effectué des recherches.
La prochaine Université d'été aura lieu en 2013, sur le campus de l'Université Saint-Jean en Alberta.
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