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Qui aurait imaginé qu'un jour, Steven Spielberg réaliserait un film d'animation sur un héros de Bande-dessinée francophone ? Et pourtant, aujourd'hui sort sur les écrans français « Les aventures de Tintin, le secret de la Licorne », adaptation de la célèbre BD d'Hergé par le réalisateur des « Dents de la Mer », « E.T. L'extraterrestre » ou encore « Il faut sauver le Soldat Ryan ». Et c'est bien ça qui fait le sel de cette nouvelle version annoncée comme une trilogie. D'ordinaire, Hollywood adapte les BD US, et en particulier les Comics dont Marvel et DC Comics sont les deux fers lance.

Ces 10 dernières, on a ainsi vu fleurir pléthore d'adaptations plus ou moins réussies : si les « Batman » de Christopher Nolan (dont le troisième volet, « The Dark Knight Rises » est en cours de tournage) et les « Spiderman » de Sam Raimi sont de vraies réussites en étant parvenues à obtenir la synthèse quasi-parfaite entre blockbuster et film d'auteur, les bouses commerciales se sont aussi succédé à un rythme effréné : « Hulk », « Les Quatre Fantastiques« , « Daredevil« , « Ghost Rider » (liste non exhaustive)...

Avec « Les aventures de Tintin, le secret de la Licorne« , les studios américains s'attaquent pour la première fois à une bande-dessinée francophone. Le résultat est à la hauteur, d'un point de vue scénaristique comme technique, même si l'on peut regretter le manque d'expression de visages qu'on aimerait parfois moins lisses. Maintenant, on est encore à des années-lumières devant les adaptations des BD françaises par des studios… français.

Petite sélection subjective des adaptations de chefs-d'oeuvres du 8e art franchouillard.

Astérix et Obélix
Claude Zidi, Alain Chabat et Thomas Langmann (producteur des deux premiers) se sont essayé à l'adaptation des aventures des deux Gaulois créés par Uderzo et Goscinny. Si l'ancien nul s'en sort plutôt bien en troussant une comédie décalée portée par l'abattage de Jamel, les deux autres opus ne brillent guère que par leur distribution.

Lucky Luke
En 2009, Jean Dujardin n'est pas encore la superstar qu'il est devenu par la suite et accepte encore des rôles assez hasardeux, comme celui du cowboy solitaire cher à Morris et Goscinny. Quelques scènes prêtent à sourire, mais l'ensemble reste assez décousu.

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