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Le syllogisme ou l'art d'être logique |
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III- Règles du syllogisme
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Le syllogisme est un mode de raisonnement exposé il y a 2 400 ans par le philosophe Aristote. Ce raisonnement consiste en deux propositions dont on déduit une troisième ; il est ordinairement fondé sur un des deux principes suivants, où il n'y a pas d'erreur possible :
Les deux premières propositions du syllogisme se nomment prémisses ; la plus générale des deux prémisses se nomme majeure ; la moins générale, ordinairement la seconde, se nomme mineure. La troisième proposition déduite des deux autres par une conséquence, légitime ou illégitime, se nomme conclusion. Exemple : 1. Toute injustice est défendue ; (prémisse majeure) Si les prémisses sont vraies, la conclusion l'est aussi, pourvu que la conséquence soit légitime. En sorte que si quelqu'un admet les prémisses, il ne peut nier la vérité de la conclusion qu'en la qualifiant d'illégitime. Pour obtenir une conséquence légitime, il y a certaines règles à observer.
Exemple :
Un de ces termes se trouve deux fois dans les prémisses, on l'appelle moyen ; il doit être pris au moins une fois généralement. Ici le terme moyen est homme, il est pris généralement dans la majeure. Quoique le syllogisme contienne trois propositions, formées chacune de deux termes (ce qui fait six termes en tout), il n'y a en réalité que trois termes, chaque terme étant répété deux fois. L'exemple cité dans la première règle nous montre :
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