Les accents sont aussi importants, que les lettres. Il y a trois accents: l'accent aigu, l'accent grave et l'accent circonflexe.
I- L'accent aigu:
Il se met sur la lettre e (e fermé) [e].
Exemple: épingle, général, propriété.

II- L'accent grave:
Il se met sur la lettre e (e ouvert) [e] et sur a et u.
Exemple: crème, lumière, trèfle, à, çà, là, où.

III- L'accent circonflexe:
Il se met sur la lettre e (e ouvert) [e] et sur a, i, o, u.
Exemple: chêne, bâton, gîte, cône, flûte.

IV- Les accents modifient la prononciation:
Les accents modifient la prononciation de e, a, o, u, i.
E accentué devient é [e], è[e], ê [e].
Exemple: lévrier, lèpre, chêne.
A, o, i, u portant l'accent circonflexe deviennent longs. L'allongement est plus sensible dans â et ô que dans î et û.
Exemple: bateau / bâton, cime / abîme, polaire / pôle, chute / flûte.
Les accents peuvent remplacer une lettre disparue, généralement un s, quelquefois un e, un a ou un u.
Exemple: forêt (forest) / sûreté (seureté) / âge (eage ou aage) / piqûre (piquure).
Les accents distinguent certains homonymes.
Exemple: a (verbe) / à (préposition), mur (nom) / mûr (adjectif)...
Les accents distinguent certaines formes verbales.
Exemple: il chanta (passé simple) / qu'il chantât (imparfait du subjonctif)...

V- Autres signes:
Il existe autres signes que ces accents:
Le tréma, comme le h (trahi), indique qu'il faut prononcer séparément des lettres qui, sans lui, formerait des digrammes: aie / aïe, haie / haïe, noël / moelle, héroïne / moine...
Ou signale que la lettre précédente se prononce et n'a pas de valeur auxiliaire.
Comparez: aiguë / algue.
Le cédille se place sous le c pour lui donner sa valeur de position [s] devant a, o et u: il reçoit.
L'apostrophe se place derrière une consonne pour marquer l'élision de e ou a: L'homme qu'on a croisé t'a salué.
Précis de notions:
Apostrophe: Figure par laquelle l'orateur, au milieu de son discours, se détourne de son public pour s'adresser à quelque personne ou objet particulier. L'apostrophe peut prendre pour objet les êtres présents ou les absents, les vivants ou les morts, enfin des êtres animés ou inanimés.
Exemple:
Hé! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli! que vous me semblez beau!. (La Fontaine, Fables; le Corbeau et le Renard) |
Le trait d'union s'emploie:
— dans les mots composés, dans les nombres (au-dessous de cent), et devant même, ci, là associés à un pronom: cou-de-pied, lui-même, celui-ci, vingt-trois, cette robe-là...
— dans les cas d'inversion du sujet, si celui-ci est un pronom: que dites-vous?
— dans les phrases impératives entre le verbe et son pronom COD et/ou son pronom COI: parle-lui, dis-le-lui...
