I- Règle:
Singulier et pluriel des noms empruntés:
Les noms ou adjectifs d'origine étrangère ont un singulier et un pluriel réguliers.
Exemples: un zakouski
des zakouskis; un ravioli
des raviolis; un graffiti
des graffitis; un lazzi
des lazzis; un confetti
des confettis; un scénario
des scénarios; un jazzman
des jazzmans, etc.
On choisit comme forme du singulier la forme la plus fréquente, même s'il s'agit d'un pluriel dans l'autre langue.
Ces mots forment régulièrement leur pluriel avec un s non prononcé (exemples: des matchs, des lands, des lieds, des solos, des apparatchiks).
Il en est de même pour les noms d'origine latine (exemples: des maximums, des médias). Cette proposition ne s'applique pas aux mots ayant conservé valeur de citation (exemple: des mea culpa).
Cependant, comme il est normal en français, les mots terminés par s, x et z restent invariables (exemples: un boss
des boss; un kibboutz
des kibboutz; un box
des box).
Le pluriel de mots composés étrangers se trouve simplifié par la soudure (exemples: des covergirls, des bluejeans, des ossobucos, des weekends, des hotdogs).
|

II- Les rectifications:
Traditionnellement, les mots d'emprunt s'intègrent à la graphie du français après quelque temps. Certains, malgré leur ancienneté en français, n'ont pas encore subi cette évolution.
Singulier et pluriel:
On renforcera l'intégration des mots empruntés en leur appliquant les règles du pluriel du français, ce qui implique dans certains cas la fixation d'une forme de singulier.
Traitement graphique:
Le processus d'intégration des mots empruntés conduit à la régularisation de leur graphie, conformément aux règles générales du français. Cela implique qu'ils perdent certains signes distinctifs « exotiques », et qu'ils entrent dans les régularités de la graphie française. On tiendra compte cependant du fait que certaines graphies étrangères, anglaises en particulier, sont devenues familières à la majorité des utilisateurs du français.
On rappelle par ailleurs que des commissions ministérielles de terminologie sont chargées de proposer des termes de remplacement permettant d'éviter, dans les sciences et techniques en particulier, le recours aux mots empruntés.
