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Mathurin Régnier 1573-1613 |
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Plan de la page:
I- Un ecclésiastique bon vivant III- Gros plan sur les Satires (1608-1613) IV- Lecture d'un extrait de la Satire XI
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I- Un ecclésiastique bon vivant Qui le croirait à lire son œuvre ? Mathurin Régnier est un homme d'Église. Alors qu'il n'a que neuf ans, on le destine déjà à une carrière ecclésiastique et on le tonsure, comme c'était l'usage, pour bien marquer cette vocation. À partir de 1587, il est en service du cardinal de Joyeuse et l'accompagne à Rome. En 1609, le voici chanoine à la cathédrale de Chartres.
Il est le neveu du poète Desportes, que Malherbe avait pris comme cible en annotant sévèrement ses œuvres. Est-ce en partie par solidarité familiale ? Régnier n'apprécie guère l'adversaire de son oncle. À lui et à ses disciples, il reproche d'être « faibles d'inventions », « froids à l'imaginer », de manquer de fantaisie, de donner trop d'importance à la perfection de la forme (Satire IX). Il préfère le réalisme au sublime. Il aime mieux suivre son naturel plutôt que de polir et repolir ses vers. Et certes. ses Satires. qui dénoncent les ridicules et les vices de son temps, plaisent par leur spontanéité. Mais c'est parfois au prix d'un certain laisser-aller, rançon obligée de la facilité. |
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