Le basilic

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Le basilic


Présentation

‍‍‍Le basilic, parfois appelé le roi des serpents, tire son nom du grec basiliskos, qui signifie « petit roi ». Dans l’imaginaire médiéval, on le représente souvent comme : un serpent (dans les récits les plus anciens, comme chez Pline l’Ancien), un reptile à crête couronnée, semblable à un coq ou un dragon miniature, parfois même un hybride monstrueux, avec une tête de coq, des ailes de chauve-souris et une queue de serpent.

Le basilic est surtout célèbre pour ses pouvoirs meurtriers. Son regard tuerait instantanément quiconque le croise. Son souffle ou sa morsure seraient également mortels. Là où il passe, l’herbe se flétrit, l’eau devient empoisonnée.

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Le basilic - Représentation médiévale du basilic (contes et légendes)

Représentation médiévale du basilic, créature légendaire mi-coq, mi-dragon, dont le regard et l’haleine sont réputés mortels. Symbole de pouvoir, de chaos et de destin inéluctable, le basilic est souvent couronné, reflet de son nom grec signifiant « petit roi ». Illustration générée par l’IA à partir d’une description du basilic légendaire.

Légende

L’origine de la légende du basilic, qui prend naissance dans l’Antiquité, n’est pas clairement établie, mais son image se précise au Moyen Âge. Le basilic est un monstre terrifiant, bien qu’il soit, selon Pline l’Ancien (v. 23-79 apr. J.-C.), d’assez petite taille : son regard tue dans l’instant quiconque le croise et son souffle, capable de réduire en cendres même les pierres, est également mortel. Il naît d’un œuf rond pondu par un vieux coq âgé de sept ou quatorze ans, et couvé dans du fumier par un crapaud ou une grenouille. La seule façon de le vaincre est de lui présenter un miroir, de façon à lui renvoyer son propre regard.

On croyait que ses cendres pouvaient transformer le cuivre ou l’argent en « or espagnol » (Theophilus Presbyter, Albert le Grand). Son anatomie et ses pouvoirs en firent un élément prisé des charlatans, au point que certains présentaient des faux spécimens en ville (Florence, à la cour des Médicis).

Représentation et symbolique

Au Moyen Âge, le basilic est représenté comme un serpent avec des ailes et parfois un bec de coq, ou bien comme un coq avec une queue de dragon. Il est souvent couronné (basilic vient du grec basiliskos signifiant « petit roi »). On le trouve dans des enluminures de manuscrits et sur quelques blasons.

Le basilic incarne le destin contraire face auquel on ne peut rien, les dangers mortels de l’existence, mais aussi le pouvoir arbitraire, particulièrement la monarchie absolue. Dans la symbolique judéo-chrétienne, il représente, en raison de sa conception contre nature, la luxure et le chaos.


Le basilic est également le symbole du péché, du mal, de l’ordre renversé et même de l’Antéchrist, en tant que créature contre nature. Il incarne également la monarchie absolue, car il symbolise un pouvoir qui tue d’un regard, sans recours pour ses sujets.

Références modernes

Le basilic réapparaît dans Harry Potter (Chambre des secrets), fidèle à ses pouvoirs : regard mortel, morsure, souffle venimeux. On en trouve également des incarnations dans la culture populaire : films, jeux vidéo, littérature fantastique, reprenant l’imagerie médiévale.

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