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Alexandre Najjar

Notice biographique

Photo d'Alexandre NajjarAlexandre Najjar est né à Beyrouth en 1967 ; il fait partie des jeunes poètes qui ont vécu la tourmente de la guerre. Mais il ne s’est pas laissé abattre : bien au contraire, il a pu surmonter les obstacles grâce à la poésie et â l’écriture qui lui ont permis de se débarrasser de la détresse, de l’anxiété.

La poésie a aidé Alexandre Najjar à se frayer un chemin dans l’irréel, afin de découvrir les mystères de l’imaginaire. Pour lui, l’écriture multiple : romans, poèmes, essais, forment le piédestal de son art ainsi que de sa pérennité.

Alexandre Najjar a stigmatisé la guerre, il a toujours été le défenseur des opprimés, des offensés. Il s’est révolté contre les hostilités, les agressions extérieures qui ont exténué le pays, qui n’ont fait qu’augmenter le nombre des victimes sur son sol. Dans ses deux recueils d’essais publiés l’un en 1984, Marécages, l’autre en 1989, Homme, où est ta victoire ? ; Alexandre Najjar défend la cause libanaise. Il dénonce l’injustice, la violence. Humaniste et juriste, l’écrivain a pu nous étonner par la diversité des ouvrages, par son style varié, son rythme ample et fluide. En 1989, Najjar publie un recueil de poèmes : À quoi rêvent les statues ?

Entre 1989 et 1991, il publie un récit sur le Liban, La Honte du survivant, préfacé par J.-P. Peroncel-Hugoz et, en 1992, le poète publie un recueil de nouvelles, Comme un aigle en dérive, couronné par le prix du Palais en 1994.

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Comme Alexandre Najjar est un pionnier et défenseur de francophonie au Liban, il a été, en 1991, le premier lauréat de bourse de l’écrivain décernée par la Fondation Hachette, celui de la ville de Paris.

En 1993, Alexandre Najjar publie Pérennité de la littérature libanaise d’expression français, pendant que son roman Les exilés du Caucasse, publié chez Grasset en 1995, connaît un succès retentissant.

Rappelons enfin que, dans la multiplicité des perspectives qui situent l’univers littéraire de l’écrivain, la poésie occupe la première place, car elle lui permet d’échapper aux tourments, aux « miasmes morbides ».

Ainsi Najjar est un peintre, un visionnaire qui a pu pénétrer le mystère universel par son art, son génie littéraire et sa formation humaniste.

Bibliographie sélective
  • Kadicha, roman, Plon, septembre 2011.
  • Anatomie d’un tyran : Mouammar Kadhafi, essai biographique, Actes Sud/L’orient des livres, 2011.
  • Sur les traces de Gibran, essai, Dergham, 2011.
  • Un goût d’éternité, poèmes, Dergham, 2011.
  • L’enfant terrible, biographie, ed. L’Orient-Le Jour, 2010.
  • Haïti, suivi de : Aller simple pour la mort, poésie, Dergham, 2010.
  • Berlin 36, roman, Plon, 2010.
  • Pour la francophonie, essai, Dar An-Nahar, 2008.
  • Un amour infini, poésie, Dergham, 2008.
  • Phénicia, roman, Plon, 2008.
  • Le Silence du ténor, Plon, 2006.
  • Awraq Joubrania, 2006.
  • La Passion de lire, éd. librairie Antoine, 2005.
  • Saint Jean-Baptiste, biographie, Pygmalion, 2005.
  • Le Roman de Beyrouth, roman, Plon, 2005.
  • Le Mousquetaire, Zo d’Axa (1864-1930), biographie, Balland, 2004.
  • De Gaulle et le Liban, essais, II tomes, Ed. Terre du Liban.
  • Khalil Gibran, l’auteur du prophète, biographie, Pygmalion, 2002.
  • Lady Virus, thriller, Balland, 2002.
  • Le Crapaud, théâtre, FMA, 2001.
  • Le Procureur de l’Empire, Ernest Pinard (1822-1909), biographie, Balland, 2001, réédité par les éditions de la Table ronde sous le titre : Le Censeur de Baudelaire (2010).
  • Khiam, poésie, Dar An-Nahar, 2000.
  • Athina, roman, Grasset, 2000.
  • L’école de la guerre, roman, Balland, 1999.
  • L’Astronome, roman, Grasset, 1997.
  • Les Exilés du Caucase, roman, Grasset, 1995.
  • Pérennité de la littérature libanaise d’expression française, essai, éd. Anthologie, 1993.
  • Comme un aigle en dérive, récits, Publisud, 1993.
  • La honte du survivant, récits, Naaman, 1989.
  • À quoi rêvent les statues ?, poésie, éd. Anthologie, 1989.

Choix de poème : Crève-Cœur

Tes baisers
Frais comme une plaie ouverte
Le jeu de ton cœur
qui renaît au soleil
Les délices de l’amour
Sauvages comme la mer
Nos corps immobiles
Et nos sourires muets
Là-bas
Le vent coule
Sur cette croix blessée
Alors qu’un enfant
Les mains gorgées de sang
Se baigne dans le sable
Et y garde une empreinte
Une empreinte
Fraîche comme un baiser
Ou une plaie ouverte.

Alexandre Najjar, Inédits, Crève-Cœur.

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Articles connexes

Œuvres d’Alexandre Najjar

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Kadicha

L’école de la guerre

Le roman de Beyrouth

Saint Jean-Baptiste

Kahlil Gibran (anglais)

Anatomie d’un tyran: Mouammar Kadhafi

Le censeur de Baudelaire

Le silence du ténor

Phenicia

Nouvelles du Liban

Les exilés du Caucase

Athina
Suggestion de livres

Mondes francophones

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Dictionnaire des écrivains francophones classiques

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