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La tour Eiffel

Présentation

La tour Eiffel est un monument métallique édifié sur le Champ-de-Mars, à Paris, en France. Elle est située à l’extrémité nord-ouest du parc du Champ-de-Mars en bordure de la Seine dans le 7e arrondissement. Son adresse officielle est 5, avenue Anatole-France. Premier exemple d’une construction en fer de très grande taille (312 m de haut, 334 m avec l’antenne), la tour Eiffel a été réalisée pour l’Exposition universelle de Paris en 1889.

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L’extravagant projet de l’entreprise Eiffel

En 1884, lorsque l’État français annonce sa volonté de voir édifier un bâtiment totalement novateur pour l’exposition universelle qui se tiendra à Paris cinq ans plus tard, deux ingénieurs de l’entreprise Eiffel — Maurice Koechlin et Émile Nouguier — commencent à travailler secrètement sur le projet d’un édifice métallique formé de quatre poutres de fer.

L’entrepreneur, ingénieur et constructeur Gustave Eiffel dépose le brevet avant de renforcer son équipe avec l’architecte Stephen Sauvestre puis de s’inscrire et de remporter le concours national lancé en 1886. Les travaux de construction débutent en janvier 1887. En un temps record (26 mois), la Dame de fer est élevée.

Le jour de l’inauguration, le 31 mars 1889, Gustave Eiffel dépose le drapeau tricolore à 312 m de haut (hauteur maximale de la structure). La tour Eiffel devient l’édifice le plus haut du monde — il faut attendre plus de quarante ans pour qu’elle soit détrônée par le Chrysler Building de New York (319 m, 1930).

La tour Eiffel, fleuron de l’architecture métallique
Vue de la tour Eiffel depuis le Champ-de-Mars.

Vue de la tour Eiffel depuis le Champ-de-Mars. Photo de @vwalakte.

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La tour Eiffel s’appuie sur quatre piliers en arc fixés sur quatre petites structures maçonnées, cette base formant un carré de 125 m de côté. En s’élevant, les arcs se redressent puis se fondent au deuxième étage en un caisson unique et effilé. Il y a trois plates-formes offrant chacune un belvédère ; la première, qui possède un restaurant panoramique (Le Jules Verne), se situe à 57 m au dessus du sol, la deuxième à 115 m et la troisième à 274 m.

Particulièrement légère, la tour pèse environ 7 300 tonnes (10 000 tonnes en incluant les fondations et les aménagements), ce qui donne une très faible charge (4,5 kg) par cm2 de fondations. Elle dispose de plusieurs ascenseurs installés dans les pylônes, ainsi qu’un réseau d’escalier ; il faut gravir 1 665 marches pour en atteindre le sommet.

Sans son antenne de diffusion hertzienne, la tour mesure 312 m de haut ; en comptant celle-ci, elle atteint 334 m depuis les travaux menés sur l’antenne en mars 2005 (mise en place de la télévision numérique terrestre, TNT) ; jusqu’alors, elle mesurait 324 m (travaux de janvier 2001), et précédemment encore 318,70 m (travaux de 1957, pose de la première antenne de télédiffusion).

Tout près du sommet sont installées une station météorologique (depuis 1910), une station de diffusion radio (depuis 1918) et un émetteur de télévision (depuis 1957). À l’origine, l’espace accueillait également le laboratoire de Gustave Eiffel, destiné à effectuer diverses expériences scientifiques (notamment dans le domaine de l’aérodynamique) ; celui-ci a été transféré rue Boileau, à Paris, en 1921. Depuis 1986, le monument dispose d’un système d’illumination nocturne.

En 2012, Une étude italienne estime la valeur des plus beaux monuments européens à 700 milliards d’euros. Largement en tête, la Tour Eiffel vaut, selon cette étude, 434 milliards d’euros, non pas en terme de valeur matérielle, mais en terme d’image de marque.  La Tour Eiffel vaut cinq fois plus que le Colisée de Rome, et un cinquième du PIB français. Symbole de l’Hexagone dans le monde, et vitrine de Paris, elle accueille près de 7 millions de visiteurs par an (dont environ 75% d’étrangers), ce qui en fait le monument payant le plus visité au monde.

Une dame de fer emblématique

Au début des travaux, le projet est l’objet de nombreuses critiques, notamment d’une virulente « protestation des artistes » (février 1887). Des articles, souvent pamphlétaires, ont été publiés tout au long de l’année 1886, avant le début des travaux. Alors que les fondations de l’édifice n’avaient commencé que quelques jours plus tôt, le 28 janvier 1887 exactement, une lettre de protestation signée par une cinquantaine d’artistes (écrivains, peintres, compositeurs, architectes, etc.) paraissait dans le journal Le Temps le 14 février 1887. Signée de grands noms de l’époque (Alexandre Dumas fils, Guy de Maupassant, Émile Zola, Charles Gounod, Leconte de Lisle, Charles Garnier, Sully Prudhomme, etc.) et restée célèbre sous le nom de Protestation des artistes contre la tour de M. Eiffel, elle se montrait très virulente à l’égard de la hauteur de la tour qui viendrait, selon eux, défigurer Paris :

II suffit d’ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu’une noire et gigantesque cheminée d’usine, écrasant de sa masse barbare : Notre-Dame, la Sainte-Chapelle, la tour Saint-Jacques, le Louvre, le dôme des Invalides, l’Arc de triomphe, tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et pendant vingt ans, nous verrons s’allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, comme une tache d’encre, l’ombre odieuse de l’odieuse colonne de tôle boulonnée.

(Collectif d’artistes, « Les artistes contre la tour Eiffel », Le Temps, 14 février 1887)

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On a pu lire ailleurs :

  • « ce lampadaire véritablement tragique » (Léon Bloy) ;
  • « ce squelette de beffroi » (Paul Verlaine) ;
  • « ce mât de fer aux durs agrès, inachevé, confus, difforme » (François Coppée) ;
  • « cette haute et maigre pyramide d’échelles de fer, squelette disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte en un ridicule et mince profil de cheminée d’usine » (Guy de Maupassant) ;
  • « un tuyau d’usine en construction, une carcasse qui attend d’être remplie par des pierres de taille ou des briques, ce grillage infundibuliforme, ce suppositoire criblé de trous » (Joris-Karl Huysmans).

Gustave Eiffel répond à la protestation des artistes, dans un entretien avec Paul Bourde qui est reproduit dans le même numéro du journal Le Temps, à la suite de la protestation.

Cependant, dès 1889, la tour Eiffel fait l’événement et apparaît comme la principale attraction de l’Exposition universelle.

Devenue le symbole de la modernité au début du XXe siècle, la tour Eiffel est la source d’inspiration de nombreux artistes et écrivains : Robert Delaunay en a par exemple proposé une trentaine de tableaux cubistes (série des Tours Eiffel, à partir de 1910) ; Guillaume Apollinaire lui a consacré un calligramme (« la Tour en vers », 1918) ; le groupe des Six lui a composé une pièce-ballet (Les Mariés de la tour Eiffel, 1921) ; Marc Chagall en a peint pour sa part une vision onirique (Les Mariés de la tour Eiffel, 1928).

Initialement vouée à la destruction au bout de vingt ans, la tour Eiffel, aujourd’hui mondialement connue, est considérée comme l’édifice emblématique de Paris, mais aussi de la France entière, voire pour certains de l’Europe. Elle reçoit annuellement quelque 7 millions de visiteurs, ainsi qu’un nombre incalculable d’admirateurs qui la contemplent depuis les jardins du Champ-de-Mars ou du Trocadéro.

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