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Pierrot

Présentation

Pierrot est un personnage populaire issu de la commedia dell’arte. Il se nomme indifféremment Piero, Pedrolino ou Pierrot, ou encore Bertoldo, Pagliaccio (Paillasse), Gros-Guillaume, Giglio (Gilles), Pepe-Nappa. C’est un personnage de théâtre et de pantomime naïf et rêveur, vêtu de blanc et au visage enfariné.

→ À lire : La commedia dell’arte. – Polichinelle. – Arlequin.

Histoire et évolution du personnage
Pierrot (1886), huile sur toile, de Léon-François Comerre (1850-1916).

Pierrot (1886), huile sur toile, de Léon-François Comerre (1850-1916).

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Pierrot apparaît d’abord en 1547, dans une comédie de Cristoforo Casteletti, sous le nom de « Piero valet » et conserve cet emploi dans les pièces d’Évariste Gherardi puis dans les canevas joués par la fameuse troupe des Gelosi (Les Jaloux), de 1578 à 1604. Il figure enfin dans des ballets féeriques où, muet, il est joué en pantomime. Une variété du Pierrot italien est le Brighella, tout habillé de blanc, comme le Pierrot français. Ferrarais d’origine, il joignait à l’esprit de ruse une grossière insolence.

Pierrot est un personnage candide, badin et a une certaine dose de bon sens. Son vêtement est blanc. Il ne porte pas de masque et a le visage enfariné. Souvent dans la commedia dell’arte, il est rival d’Arlequin auprès de Francisquine ou de Zerbinette.

Suite à son apparition en 1547, ce personnage comique est renouvelé en France par Giuseppe Giraton en 1673, et à cette époque il s’y naturalise, pour ainsi dire, sous le nom de Pierrot, que Molière avait donné au paysan de son Don Juan. De la Comédie italienne, il passe au théâtre de la Foire et à l’Opéra-Comique. Il était à peu près oublié, malgré le Tableau parlant de Grétry, lorsque, sous la Restauration et après 1830, il reprend une nouvelle vogue sur les théâtres de pantomimes, grâce aux talents des Debureau, le père et le fils, et de Paul Legrand. Pierrot est de tous les masques et bouffons de la comédie italienne celui qui s’est le plus longtemps maintenu au théâtre.

Valet maladroit, Pedrolino ne fait pas cas des distinctions sociales, peste volontiers contre son maître et rabroue les vieillards amoureux. Il est lui-même l’amant malheureux de Colombine. Tantôt poltron, tantôt fanfaron, il aime faire des malices et des bouffonneries, un grand bâton à la main, imitant à son aise les gasconnades du Capitan Spavento. Polichinelle et Brighella profitent de sa naïveté pour l’engager dans de sombres histoires. À l’inverse, Arlequin, dont il a à se venger, subit son courroux.

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Le Pierrot français a hérité du caractère complexe de Pedrolino : même poltronnerie, même naïveté nuancée de malice, même bêtise mêlée de bon sens, même fond d’honnêteté et de candeur, même gourmandise. Comme son ancêtre italien, Pierrot est un paysan. Dans Dom Juan ou le Festin de pierre (1665), Molière lui fait à raison revêtir la blouse blanche du paysan français, un costume emprunté au Pulcinello (Polichinelle) napolitain.

Le Pierrot de la pantomime, lunaire et rêveur, vêtu de blanc et le visage enfariné, a été popularisé au XIXe siècle par Jean-Gaspard Deburau, qui a été lui-même incarné en 1945 par Jean-Louis Barrault dans le film de Marcel Carné, Les Enfants du paradis.

Pierrot, selon le dictionnaire

Selon le dictionnaire, Pierrot est un personnage de la comédie italienne, qui passe dans le théâtre français, puis dans la pantomime (avec une majuscule). Il est le Pedrolino (« Petit Pierre ») de la comédie italienne du XVIe siècle. À ce Pierrot parlant a succédé au XIXe siècle le Pierrot muet de la pantomime, créé par Jean-Gaspard Deburau. Pierrot désigne également une personne travestie en Pierrot. Le substantif masculin « pierrot » est utilisé pour parler d’un imbécile, d’un nigaud ou d’un individu quelconque. Il a comme synonymesbonhomme, quidam, type.

Ce n’est pas tout ! Pierrot est, dans le registre familier, un moineau franc. De plus, ce terme implique, dans l’histoire du costume, une collerette à grands plis ou un corsage de femme dont le dos est terminé par deux très petits pans relevés.

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Dans le langage argotique, un pierrot est un verre de vin blanc. De là, l’expression asphyxier, étouffer un pierrot qui signifie « boire un verre de vin blanc ».

Au Temps de Pierrot et Colombine…

Les Compagnons de la chanson chantent Au temps de Pierrot et Colombine de Jean Broussole (paroles) sur la symphonie n°40 de Mozart arrangée par Waldos Los Rios. Ils sont accompagnés par Raymond Lefebvre et son orchestre.

Les Compagnons de la chanson est un groupe vocal français né à Lyon en 1941, durant la Seconde Guerre mondiale. Il donne son dernier concert le 14 février 1985.

📝 Apprendre en chansons ► Exercice à trous : Au temps de Pierrot et Colombine
Testez votre compréhension de l’oral et améliorez votre écrit en complétant les paroles de la chanson par les mots qui manquent !

Au clair de la lune

Au clair de la lune est une chanson populaire française dont la mélodie, très caractéristique, ainsi que les paroles sont si familières qu’elles ont fait l’objet d’innombrables citations, adaptations, parodies, pastiches, etc. Si l’on en croit une charmante nouvelle de M. de Vaulabelle, les paroles de cette vieille chanson seraient d’un pâtissier nommé Crépon, et la musique de Jean-Baptiste Lulli, alors marmiton dans les cuisines de la grande Mademoiselle. Au clair de la lune daterait donc de Louis XIV.

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La version la plus courante évoque des personnages issus de la commedia dell’arte (Pierrot et Arlequin).

⚠ Remarque 
La vidéo intégrée ci-dessus est utilisée uniquement pour un but culturel et éducatif. Elle reste la propriété de leur auteur et n’engage que leur propre responsabilité. En aucun cas l’éditeur d’EspaceFrancais.com ne pourrait être tenu responsable de cette vidéo dont il ne serait pas l’auteur.

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