Précis de notions

Lexique des termes littéraires, linguistiques et stylistiques

A – B – C – D – E – F – G – H – I – J – K – L – M

 N – O – P – Q – R – S – T – U – V – W – X – Y – Z

B Ballade • Banalité • Baroque • Bavorysme • Beylisme • Bienséance • Burlesque

Ballade (n.f.)

Forme de poème fixe. Elle est composée de trois strophes et d’un envoi adressé au dédicataire. Le nombre de vers de chaque strophe est égal au nombre de syllabes de chaque vers. Le dernier vers de chaque strophe est commun, c’est le refrain.

La ballade.
 Le genre poétique.
→ Genre littéraire : la poésie.

Banalité (n.f.)

On désigne par « banalité » un terme ou un discours dépourvu d’originalité, de personnalité, autrement dit une platitude.

Involontaire, la banalité provoque un effet de pauvreté et traduit la stérilité de la pensée. Volontaire, elle apparaît comme le masque d’une pensée qui tient à rester secrète : elle peut alors produire un effet d’affectation. Lorsqu’elle répond à un conformisme de commande, elle devient provocante.

  Publicité
 

Exemple : Le duc de Réveillon parlait peu dans le monde. Et encore en parlant répétait-il plutôt une de ces banalité, un de ces lieux communs impersonnels, comme un usage auquel on se conforme, et qui ne pouvait passer pour l’expression individuelle de sa pensée particulière. (Marcel ProustJean Santeuil)

 

Baroque

1. Arts: Production artistique postérieure à la Contre-Réforme catholique, qui s’est développée en Europe du XVIe siècle au XVIIIe siècle et qui a cherché à susciter la ferveur religieuse par le faste, l’exubérance, le mouvement, les effets de trompe-l’œil et le pathétique.
2. Littérature: Forme esthétique que l’on oppose traditionnellement au classicisme et caractérisée par la richesse des images (métaphoresantithèses), la démesure, le goût du théâtral et du pathétique, les thèmes de la mort, de l’inconstance humaine et de la vanité de la vie terrestre.

Le Baroque et le Classicisme.

Bovarysme (n.m.)

Mot forgé à partir du nom d’un personnage de Flaubert (Emma Bovary) pour désigner une attitude se caractérisant par le refus de la mesquinerie quotidienne et la recherche maladroiter d’une vie plus romanesque.

  Publicité
 

Beylisme (n.m.)

Attitude inspirée des personnages de Stendhal qui se caractérise par le culte de l’énergie, le refus des bassesses et la recherche passionnée du bonheur.

Stendhal écrivit sous de nombreux pseudonymes dont « Stendhal » qui passa à la postérité, mais il s’appelait de son vrai nom Henri Beyle. C’est à partir de ce patronyme qu’a été formé le mot « beylisme ».

Bienséance (n.f.)

Ce qui est jugé convenable, ce qui « sied bien » dans la vie en société.

À l’époque classique, la « règle des bienséances » voulait que, dans une tragédie, les protagonistes, lorsqu’ils étaient en scène, ne se battent pas, ne meurent pas (ils pouvaient mourir derrière les décors), ne mangent et ne boivent pas, ne s’embrassent pas et n’emploient pas des expressions familières.

  Publicité
 

 Étudier une pièce de théâtre.
 La règle des trois unités.

Burlesque (adj. et n.m.)

Cet adjectif désigne un comique outre, reposant sur l’extravagance des situations. Substantivé, il a designé aussi un genre littéraire ou un style dont le comique naissait du contraste entre le sujet, qui se voulait noble, et le style familier et amusant dans lequel il était traité. Ce genre a été très à la mode au milieu du XVIIe siècle.

Le burlesque.

  Publicité
 

 

Articles connexes

Suggestion de livres


Vocabulaire de l’analyse littéraire

Dictionnaire des figures de style

Expression française

Les procédés littéraires

Le Petit Robert

Les termes clés de l’analyse du discours

Glossaire bilingue des termes littéraires

Le dictionnaire du littéraire


‣‣‣ Articles recommandés pour vous…


  Publicité
 

À lire également...