Précis de notions

Lexique des termes littéraires, linguistiques et stylistiques

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F Factitif (verbe) • Fable • Fabliau • Fantastique • Farce • Fiction • Figure de style • Flash-back • Focalisation • Francophile • Francophonie

Factitif (adj.)

Un verbe est dit « factitif » lorsque le sujet commande, fait faire l’action mais ne l’exécute pas. Un verbe factitif s’accompagne généralement du verbe « faire ».

Une idée de dirigisme est attachée au verbe factitif qui, par sa construction, souligne le pouvoir du sujet dans l’action engagée.

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Exemple : Le maire veut construire une nouvelle école (= faire construire).

→ À lire : Le verbe : généralités.

Fable (n.f.)

La fable est un court récit plutôt écrit en vers qu’en prose et ayant un but didactique. Elle se caractérise généralement par l’usage d’une symbolique animale, des dialogues vifs, et des ressorts comiques. La morale est soit à extraire de l’implicite du texte soit exprimée à la fin, ou plus rarement placée au début du texte. Les fables les plus caractéristiques comportent un double renversement des positions respectives tenues par les personnages principaux.

→ À lire : La fable ; définition, origines et évolution. – La Fontaine et la fable. – De la récitation des fables.

Fabliau (n.m.)

Forme poétique du Moyen Âge. C’est un texte narratif bref, à rimes plates, qui raconte une histoire amusante fort triviale , et qui met en scène des personnages qui sont à l’opposé des personnages de la littérature courtoise.

→ À lire : Le fabliau. – La rime.

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Fantastique (n.m.)

En littérature, le fantastique naît de l’irruption du surnaturel dans le naturel de sorte que le lecteur ne sait s’il doit s’en tenir au raisonnement rationnel ou recourir à une explication irrationnelle. C’est cette hésitation qui définit, pour le critique contemporain Tzvedan Todorov, le texte fantastique.

→ À lire : Inventer un récit fantastique.

Farce (n.f.)

C’est une petite pièce bouffonne, qui a pour but de faire rire avec un comique assez schématique.

→ À lire : La farce. – Les procédés du comique.

Fiction (n.f.)

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Ce terme désigne ce qui est inventé dans une œuvre littéraire. Tous les faits ne sont pas nécessairement imaginaires ; c’est le cas par exemple du roman historique, qui prend pour base des faits historiques avérés, mais qui profite des vacuités de l’histoire pour y introduire des personnages, des événements, tirés de l’imagination de l’auteur.

→ À lire :  Les genres romanesques.

Figure de style (n.f.)

Les figures de style sont des procédés littéraires qui permettent de donner à un texte un caractère proprement littéraire ou poétique ; plus généralement elles constituent également une partie importante de toutes les langues et sont fréquemment employées dans le discours, dans la langue orale. Elles permettent de fleurir le langage, de le rendre moins « sec », moins aride, moins univoque, lui faisant dépasser la fonction de simple communication d’un message. On ne peut pas envisager les figures seulement en tant que partie de la rhétorique, car il est évident qu’elles jouent un rôle primordial dans l’évolution des langues.

→ À lire :  Les figures de style. – La rhétorique. – Rubrique : Rhétorique et style.

Flash-back (n.m.) (ou retour en arrière)

Procédé de composition qui consiste à raconter les événements non pas dans l’ordre où ils se sont déroulés (ordre chronologique) mais en revenant en arrière.

Actuellement, on a tendance à écrire ce terme sans trait d’union : flashback (Giraud, 1956).

→ À lire : Analyser un roman.

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Focalisation (n.f.) (synonyme de point de vue narratif)

manière dont les événements rapportés sont perçus par le narrateur (et donc présentés au lecteur). On distingue la focalisation interne (vision limitée, subjective d’un personnage sur les autres), la focalisation externe (vision « objective » d’un témoin observant les personnages de l’extérieur), la focalisation zéro (vision illimitée d’un narrateur omniscient).

→ À lire : Les points de vue (ou focalisation).

Francophile (adj. et n.)

Un francophile ou une personne francophile est une personne qui parle le français, qui aime la France et la culture française, ou une personne qui aime la France et la culture française mais ne parle pas le français. De là, on peut dire qu’on peut très bien être francophone sans être francophile. De même, tous les francophiles ne sont pas francophones.

→ À lire : La Journée internationale de la Francophonie (20 mars). – La francophonie : son histoire, ses institutions, ses enjeux.

Francophonie (n.f.)

  1. Avec une lettre minuscule, la francophonie désigne la pratique de la langue française, de manière plus ou moins courante, par des gens, des pays, des territoires, qui ont le français en partage.
  2. Avec une lettre majuscule, Francophonie s’applique à l’ensemble des nations qui se réunissent dans une organisation politique multilatérale, l’OiF (Organisation internationale de la Francophonie ), qui regroupe 70 États et gouvernements, et autour d’une référence à la même langue, le français. Les pères fondateurs de la Francophonie sont : Léopold Sédar Senghor (Sénégal), Habib Bourguiba (Tunisie), Norodom Sihanouk (Cambodge), Hamani Diori (Niger).

→ À lire : La Journée internationale de la Francophonie (20 mars). – La francophonie : son histoire, ses institutions, ses enjeux.

Articles connexes

Suggestion de livres


Vocabulaire de l’analyse littéraire

Dictionnaire des figures de style

Expression française

Les procédés littéraires

Le Petit Robert

Les termes clés de l’analyse du discours

Glossaire bilingue des termes littéraires

Le dictionnaire du littéraire


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