Précis de notions

Lexique des termes littéraires, linguistiques et stylistiques

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MMaladresse • Maxime • Mélodrame • Mémoires • Merveilleux • Métaphore • MétonymieMétrique • Monologue • Monologue intérieur • Moralité • Mot-outil • Mot de liaison • Mystère

Maladresse (n.f.)

Défaut d’une phrase lourde, inélégante, malhabile. Une maladresse est donc différente d’une incorrection, car elle ne transgresse pas l’usage grammatical. Une maladresse crée une discordance momentanée à l’intérieur du discours. Repérée comme une anomalie, elle interrompt le rythme de lecture ou d’écoute et peut créer une gêne que le lecteur n’est pas toujours capable d’analyser. Dans certains contextes, cependant, elle peut sembler pittoresque et charmante, comme l’expression malhabile d’un sujet qui, ne dominant pas la langue, essaie pourtant d’exprimer sa pensée.

Exemple : Son artifice n’allait pas au-delà de celui d’un potier très excellent. (Anatole Francela Rôtisserie de la reine Pédauque).

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Maxime (n.f.)

C’est une règle de conduite. Mais c’est aussi la formule concise et frappante qui énonce cette règle de conduite. Au XVIIe siècle, La Rochefoucauld en a écrit un recueil.

Exemple : Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit.

 Corrélats : un proverbeune maximeune sentenceun dictonun aphorismeun précepteun apophtegmeune locution proverbialeune penséeune deviseun slogan.
→ Les proverbes français expliqués.

Mélodrame (n.m.)

C’est un drame populaire qui accentue et exagère les effets de pathétique. Beaucoup de mélodrames ont été écrits au XIXe siècle.

→ Le mélodrame au théâtre.

Mémoires (n.m.pl.)

On désigne ainsi les récits de périodes historiques écrits par un auteur ayant lui-même participé aux événements.

Exemple : Les Mémoires d’Outre-Tombe de Chataeubriand.

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Les mémoires.

Merveilleux (n.m.)

Le merveilleux implique un monde qui s’oppose au monde réel sans en détruire la cohérence, car le lecteur ne s’interroge jamais sur l’existence des événements surnaturels, sachant bien qu’il ne doit pas les prendre au sérieux. Contrairement au fantastique, le merveilleux ne provoque ni choc ni inquiétude.

Exemple : Le monde des contes de fées.

Métaphore (n.f.)

  • Dans la métaphore annoncée, le comparé et le comparant sont exprimés et liés grammaticalement.
    Exemple : Cette lampe qui brille derrière une vitre est une étoile.
  • Dans la métaphore directe, seul le comparant est exprimé.
    Exemple : Une étoile brille derrière une vitre.
    La métaphore filée est une suite de métaphores sur le même thème.

→ Les figures de style.

Métonymie (n.f.)

On ne nomme pas l’être ou l’objet mais on utilise un autre nom qui lui est proche parce qu’il s’agit de son contenant, sa cause…

Exemple : Avaler un verre de cognac. Le mot verre est mis pour le contenu (le cognac).

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→ Les figures de style.

Métrique (n.f.)

On appelle ainsi l’étude des éléments numériques dont sont formes les vers.

→ La versification.
→ Le genre poétique.
→ Genre littéraire : la poésie.

Monologue (n.m.)

Ce terme appartient au lexique du théâtre. Dans le monologue, le personnage se parle à lui-même. En général, il est seul en scène, mais il peut aussi être entendu par un personnage caché dont il ne soupçonne pas la présence. Il peut également parler en présence d’un ou plusieurs autres personnages : mais il ne se soucie pas d’être écouté par eux et ne cherche pas à entrer en relation avec eux.

→ Le genre dramatique.
→ Genre littéraire : Le théâtre.
Les échanges de propos : différence entre conversation, entretien, colloque, dialogue, soliloque et monologue.

Monologue intérieur (n.m.)

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Cette expression appartient au lexique du récit. Elle désigne l’artifice qui consiste à rapporter telle quelle la pensée du personnage, comme si nous étions à l’intérieur de sa conscience.

→ Le genre dramatique.
→ Genre littéraire : Le théâtre.
Les échanges de propos : différence entre conversation, entretien, colloque, dialogue, soliloque et monologue.

Moralité (n.f.)

Ce terme possède en littérature un sens particulier. Il s’agit d’une sorte de pièce de théâtre brève, qui comporte souvent des allégories de notions appartenant à la morale, et qui a existé à la fin du Moyen Âge.

Mot-outil (n.m.)

Un mot-outil (appelé aussi mot grammatical) est une catégorie de mot, dont le rôle syntaxique est plus important que le rôle sémantique. Ce terme est en opposition avec mot-plein (ou mot lexical) dont le sens est aussi important que le rôle syntaxique. Certains grammairiens pensent que « mot-outil » et « mot grammatical » ne se recoupent pas. Pour eux, les mots grammaticaux se répartissent entre les mots grammaticaux variables (déterminants et pronoms) et des mots grammaticaux invariables (mots de liaisons ou connecteurs logiques).
Bref, il faut retenir que les mots-outils regroupent des catégories variables (les déterminants et les pronoms) et des catégories invariables (comme les mots de liaison: coordinants et subordonnants).

Mystère (n.m.)

Dans une acception littéraire, ce mot désigne une sorte de pièce de théâtre religieuse, qui était courte au début mais qui est devenue de plus en plus longue : dans la première moitié du XVIe siècle elle pouvait durer jusqu’à plusieurs jours. Son sujet était toujours tiré de l’Ancien ou du Nouveau Testament.

Articles connexes

 

Suggestion de livres


Vocabulaire de l’analyse littéraire

Dictionnaire des figures de style

Expression française

Les procédés littéraires

Le Petit Robert

Les termes clés de l’analyse du discours

Glossaire bilingue des termes littéraires

Le dictionnaire du littéraire


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