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#74
C'était donc ça la poudre, la terrible substance qui avait tué tant de bêtes et tant d'hommes, qui avait sauter tant de maisons, et qui avait lancé Napoléon jusqu'en Russie... On aurait dit du charbon pilé, rien de plus... (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père)
Commentaire : Roman facile Ă  lire et passionnant...
#75
Je crois que l'homme est naturellement cruel: les enfants et les sauvages en font la preuve chaque jour. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père)
#76
Le style d'un auteur dramatique est dans le choix des personnages, dans les sentiments qu'il leur prête, dans la démarche de l'action. Quant à sa position personnelle, elle doit rester modeste. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, Avant-propos)
Commentaire : Cet avant-propos est excellent pour ĂŞtre lu!
#77
La position [personnelle] de l'Ă©crivain est sans doute plus difficile.
Ce n'est plus Raimu qui parle: c'est moi. Par ma seule façon d'écrire, je vais me dévoiler tout entier, et si je ne suis pas sincère — c'est-à-dire sans aucune pudeur — j'aurais perdu mon temps à gâcher du papier. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, Avant-propos)
#78
Ce qui m'effraie, ce n'est point tant le choix des mots ou des tournures, ni les subtilités grammaticales — qui sont, finalement, à la portée de tout le monde: mais c'est la position du romancier, et celle, plus dangereuse encore, du mémorialiste. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, Avant-propos)
#82
Il est permis de mentir aux enfants, lorsque c'est pour leur bien. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père)
#84
Il n'est pas besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. (Marcel Pagnol, La Gloire de mon Père)
#448
Si de Noé l'un des enfants maudits
De son seigneur perdit la sauvegarde,
Ce ne fut point pour avoir, comme on dit,
Surpris son père en posture gaillarde,
Mais c'est qu'ayant fait cacher sa guilbarde
Au fond de l'arche, en guise de relais,
Il en tira cette espèce bâtarde,
Qu'on nomme gens de robe et de palais.
Commentaire : Jean-Baptiste Rousseau, Epigrammes.
#459
C'est votre père qui est votre obligé, et non point le contraire: vous payez de bien des années de larmes un sien moment de plaisant chatouillement. (Umberto Eco)
#637
Le bonheur ne consiste point à courir les routes emporté par une voiture automobile de cent chevaux ou à admirer un film de brigandage; mais le soir, accompagné par le bruit murmurant d'un feu qui chante et qui ondoie, à caresser une statuette de Tanagra, un vase de Douris, une reliure à la Fanfare. (Alfred PEREIRE, la Bibliothèque d'un Humaniste, Préface)
#713
Si mon père vous a imposé un joug pesant, j'y ajouterai encore. S'il vous a châtié avec des fouets, je vous châtierai, moi, avec des scorpions. (Ancien Testament, I Rois, XII, II)
#760
L'espérance fait naître les raisons d'espérer, et le bon présage fait arriver la chose. (Emile Chartier, dit Alain)
#782
Le meilleur régime politique est la monarchie absolue tempérée par l'assasinat. (Stendhal)
#838
Tu cesseras de craindre en cessant d'espérer. La crainte et l'espoir qui paraissent inconciliables sont pourtant étroitement unies. (Sénèque)
#843
Tu cesseras de craindre en cessant d'espérer. (Sénèque)
#1150
Il n'y a pas de situations désespérées; il y a seulement des hommes qui désespèrent des situations. (Anonyme)
#1151
Contemplez mon ouvrage, puissants, et désespérez. (Henry James)
Commentaire : Ă  propos de son Ĺ“uvre.
#1354
Une vertu qui ne désespérerait personne, croirait ne pas avoir fait ses frais. (Alphonse Karr)
#1363
Aucune race ne peut prospérer si elle n'apprend qu'il y a autant de dignité à cultiver son champ qu'à composer un poème. (Booker Taliaferro Washington, Hors de l'esclavage)
#1468
La lecture, mes amis, c'est comme la parole d'amour ou comme Dieu le Père: jouissif en diable, charnel d'abord. (Christian Bobin, Autoportrait au radiateur)
#1529
Ici l'homme fut grand, on le voit à son ombre. (Jean-Jacques Ampère, Sonnet sur l'Egypte)
#1541
Un empereur doit mourir debout. (Vespasien)
#1655
CARLOS: Ma valeur est ma race, et mon bras est mon père. (Corneille, Don Sanche d'Aragon acte 1, sc. 3)
#1716
Les livres font les époques et les nations, commes les époques et les nations font les livres. (Jean-Jacques Ampère, Mélanges littéraires; De l'histoire de la littérature française)
#1747
Hélas! nous n'avons plus l'estomac de nos pères. (Joseph Berchoux, La Gastronomie, chant I)
#1811
À quoi sert la vie si les enfants n'en font pas plus que leurs pères. (Gustave Courbet, Manuscrit, Cabinet des estampes)
#1848
Si je n'espère rien, rien ne me fera craindre. (Philippe Desportes, Amours d'Hippolyte, XLIII)
#1856
Quel fils ne se croit plus sage que son père? (Jean Antoine Du Cerceau, À Monseigneur le Dauphin, Pour lui demander la permission de l'aller voir)
#1883
Au fond de son âme, cependant, elle attendait un événement. Comme les matelots en détresse, elle promenait sur la solitude de sa vie des yeux désespérés, cherchant au loin quelque voile blanche dans les brumes de l'horizon. (Gustave Flaubert, Madame Bovary)
#2003
Dans tout ce que la nature opère, elle ne fait rien brusquement. (Jean-Baptiste de Monet, chevalier de LAMARCK, Philosophie zoologique, chap. 3)
#2068
Mais espérons que nos maux seront suspendus si nous ne cessons pas d'espérer. Le soleil chaque jour se cache pour reparaître à nos yeux; et souvent un moment du ciel plus obscurci par les nuages forme le ciel le plus beau et le plus serein. (Guarini, Pastor Fido)
#2130
L'Empéreur doit être considéré comme le messie des idées nouvelles. (Napoléon III, Des idées napoléoniennes, chap. 2)
#2177
Il n'y a d'amis, d'épouses, de pères et de frères que dans la patrie. L'exilé partout est seul. (Lammenais, Paroles d'un croyant)
#2251
La critique est une de ces professions qui prospèrent dans les temps malheureux. (François Villemain, Mélanges littéraires, Discours sur la critique)
#2273
Le mal radical existe, mais pas le bien radical. Le mal radical naît toujours lorsqu’on espère un bien radical. Il ne peut y avoir de bien radical et de mal qu’entre des hommes qui ont des relations entre eux: la « radicalité » détruit la relativité et de ce fait les relations elles-mêmes. (Hannah Arendt)
#2308
... leur parole impure, mornes litanies du péché, mots souillés depuis des siècles, ignoblement ternis par l'usage, passant de la bouche des pères dans celles des fils, pareils aux pages les plus lues d'un mauvais livre, et que le vice a marquées de son signe - contresignées - dans la crasse de milliers de doigts. (Georges Bernanos)
#2472
Le plus grand obstacle à la vie est l'attente, qui espère demain et néglige aujourd'hui. (Sénèque)
#2564
On se sait condamné à l'opérette. (Pierre Jourde)
#2574
Ce n’est qu’après avoir jeté l’espérance par-dessus bord qu’on commence à vivre artistiquement; tant qu’on continue à espérer on ne peut pas se limiter. (Sören Kierkegaard)
#2577
...celui qui désespère trouve l'homme éternel et en lui, nous sommes tous égaux. (Sören Kierkegaard)
#2619
Un mauvais ouvrage porte en lui sa punition, - le mépris et le ridicule; un bon excite l'envie et vaut à son auteur mille mortifications. Il se voit assailli de critiques partiales et malveillantes: l'un censure le plan, l'autre le style, un troisième le but moral qu'il s'est proposé; et ceux qui n'ont rien trouvé à reprocher au livre s'occupent à flétrir l'auteur...visent à blesser l'homme, ne pouvant nuire à l'écrivain. Bref, entrer dans la lice des littérateurs, c'est vous exposer volontairement aux traits de la négligence, du ridicule, de l'envie et du désappointement. Que vous écriviez bien ou mal, soyer sûr que vous n'échapperez pas au blâme; c'est là-même la principale consolation d'un jeune auteur; il se souvient que Lope de Vega et Calderon ont eu des envieux et d'injustes critiques, et sa modestie en conclut qu'il est absolument dans la même catégorie. (Matthew Gregory Lewis)
#2678
Ni du foudre Ă©clatant l'Ă©pouvantable bruit,
Ni les affreux démons qui volent jour et nuit,
Ni les crins hérissés de l'horrible Cerbère,
Ni du Cocyte creux la rage et le tourment,
Ni du père des dieux le saint commandement,
Ne saurait empĂŞcher la femme de mal faire.
(Le Style des Courtisanes, 1618)
#2718
Sais-tu qui sont les mauvais pères? Ce sont ceux qui ont oublié les fautes de leur jeunesse. (Denis Diderot, Jacques le Fataliste et son maître)
#2731
Dieu: un père comme celui-là, il vaut mieux ne pas en avoir. (Denis Diderot)
#2832
Je me suis écrié: "O Fortune, le soleil est levé et tu dors encore!" Et la fortune m'a répondu: "Malgré tout, ne désespère pas!". (Hafiz, les Ghazels)
#2864
Sphinx, hydre, lionne, vipère, qu'est-ce que tout cela? Rien devant la race exécrable des femmes! (Anaxilas)
#2901
Mon grand-père me disait ceci:
"Quand tu as la chance de mesurer la distance qui te sépare du mal, aide ceux qui s'en délectent à s'en éloigner. Pas par des coups de pied aux fesses ou des humiliations. En les encourageant à fouiller au fond d'eux-mêmes pour réactiver le point de lumière qui doit éclairer cette distance." (Aminata Sow Fall)
#2916
La superstition obéit à l'orgueil comme à son père. (Stobée)
#3137
On a déclaré qu'il fallait d'abord la justice et que, pour la liberté, on verrait après; comme si des esclaves pouvaient jamais espérer obtenir la justice. (Albert Camus)
#7846
"Travaillez, prenez de la peine
C'est le fonds qui manque le moins. [...]
Mais le père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor." (Jean de la Fontaine, "Le Laboureur et ses fils", Fables)
#3372
Si quelqu'un me montrait entre l'indépendance complète et l'asservissement entier de la pensée une position intermédiaire où je puisse espérer me tenir, je m'y établirais peut-être; mais qui découvrira cette position intermédiaire? (Alexis de Tocqueville)
#3674
Mon coeur a tant murmuré ton nom. Je t'ai tant espéré appelé que c'est ma volonté et mon désir qui t'ont placé sur mon chemin. (Jacques Cassabois)
#3813
Un idéaliste est une personne qui aide les autres à prospérer. (Henri Ford)
#3824
Mon père, un brave homme, me disait: « Ne perds jamais ton ignorance; tu ne pourras pas la remplacer ». (Erich Maria Remarque)
#3967
Un orphelin ne devient jamais tout à fait un père, une orpheline ne devient jamais tout à fait une mère. Jamais la juste mesure... Le manque est le frère jumeau de trop-plein... (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3976
Un jour, j'ai demandé à mon père: « Qui aimes-tu le plus de tous tes enfants? ». Il a répondu: « J'aime le petit jusqu'à ce qu'il grandisse, le malade jusqu'à ce qu'il guérisse et l'absent jusqu'à ce qu'il revienne.
— Et moi? Je ne suis pas petite, je ne suis pas malade, je suis à côté de toi.
— Le petit devient grand, le malade finit par guérir, l'absent finit par revenir, mais toi, tu es toujours mon enfant, jusqu'à la mort, même au-delà de la mort ». (Abla Farhoud, Le bonheur à la queue glissante)
#3989
Mon père, un brave homme, me disait: "Ne perds jamais ton ignorance; tu ne pourras pas la remplacer". (Erich M. Remarque)
#4053
Rien n'est plus trompeur que l'évidence. C'est un principe de logique qui s'applique aux échecs: ce qui paraît évident n'est pas toujours ce qui s'est produit en réalité, ou ce qui est sur le point de se produire... (Arturo Perez-Reverte, Le Tableau du Maître flamand)
#4102
Le Père Noël ne fait jamais de réveillon, dans sa maison. Car il rentre, au mois de mai, ce n'est plus la saison. (Francis Blanche)
#4169
Tant que sur la terre il restera un homme pour chanter, il nous sera encore permis d'espérer. (Gabriel Celaya)
#4295
Ne pourrait-on pas fixer la Saint-Sylvestre au 15 août, afin que le père Noël évolue enfin dans des cheminées éteintes? (Philippe Bouvard)
#4411
Scène possible. L'enfant est mort. La mère et le père sont en larmes. Mais l'amant prend la main de la femme, frappe sur l'épaule du mari et dit:
- Allons, du courage! nous en ferons un autre.
(Jules Renard, Journal)
#4551
Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. (Guillaume d'Orange)
#4603
Quand un poète vous semble obscur, cherchez bien, et ne cherchez pas loin. Il n'y a d'obscur ici que la merveilleuse rencontre du corps et de l'idée, qui opère la résurrection du langage. (Alain, Propos de littérature)
#4737
[...] je ne trouve rien de plus ridicule au monde qu'un diable qui se désespère. (Goethe, Faust)
#4898
Des faits, le sociologue tire des lois, l'historien des leçons. À quoi sert le penseur ? À fournir de pensée ceux qui ne pensent pas. Autant dire alors que l'industrie de la pensée sera toujours prospère. (Fernand Vandérem, La Littérature)
#5132
[...] le métier dont il n'y a absolument rien à espérer: le métier d'écrivain. (Thomas Bernhard, La cave)
#5272
Un père n'est pas là pour fournir des réponses, mais pour montrer l'exemple. Les fils, il ne faut surtout pas les rassurer: il s'agit de les inspirer. (Eric Neuhoff, Comme hier)
#5447
Il faudra que l'humanité crée une langue internationale; sa grammaire sera si simple qu'on pourra l'apprendre en quelques heures; il n'y aura qu'une seule déclinaison et une seule conjugaison; il n'y aura point d'exceptions ni irrégularités et les mots dériveront les uns des autres au moyen d'affixes. (20 novembre 1629. Lettre de René DESCARTES à son ami, le Père Mersenne)
#5530
Un être humain est une être humain désespéré tout le reste c'est le mensonge. (Thomas Bernhard, La société de chasse)
#5663
Tout père sur qui son fils lève la main est coupable: d'avoir fait un fils qui levât la main sur lui. (Charles Péguy, Cahiers de la quinzaine)
#5829
A nous deux maintenant! (Balzac, Le Père Goriot)
#5903
Tous ceux qui veulent transformer la société en dehors de la conquête du pouvoir par le prolétariat organisé en parti de classe, par une série, une succession de réformes effectuées dans la société bourgeoise, relèvent du socialisme bourgeois. (Adéodat Compère-Morel - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière)
#5904
La concentration capitaliste provoque la concentration ouvrière et son organisation en parti de classe pour conquérir le pouvoir politique en vue de la transformation sociale. Les forces productives colossales de la société capitaliste ont rendu la société socialiste possible, inévitable même. Cette transformation se produit dans et par la lutte des classes, engendrée fatalement par le régime capitaliste lui-même. L’action du prolétariat révolutionnaire est nécessaire pour effectuer cette transformation. Toute lutte des classes est accompagnée d’une lutte politique, d’une lutte pour la conquête du pouvoir. (Adéodat Compère-Morel - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière)
#5905
Aujourd'hui, socialisme, collectivisme, communisme, sont des termes équivalents, sinon identiques. Les socialistes de toutes les écoles admettent, comme base de leurs conception sociale, la propriété commune des moyens de production (sol, sous-sol, usines, chemins de fer, fabriques, etc.. On n'est socialiste qu'à cette condition. (Adéodat Compère-Morel - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière)
#5906
[Le socialisme] a besoin de la pensée vraiment libre, libre de tous les préjugés religieux et capitalistes, pour soulever les nations qui travaillent contre les oligarchies qui les exploitent et qui vivent en parasites. Il a besoin des hommes qui pensent librement sur tous les problèmes de la vie. Car le socialisme, c'est l'émancipation intégrale de l'homme. (Adéodat Compère-Morel - Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière)
#6003
La vie, c'est comme une forêt où, toujours, on découvre des poteaux indicateurs et des repères, jusqu'au moment où on n'en rencontre plus. Et la forêt est infinie et la faim ne cesse qu'avec la mort. Et toujours on avance dans des couloirs d'où l'on ne peut jeter un regard à l'extérieur. Même l'univers est trop étroit en certains cas. Mais je refuse d'indiquer à qui les ignore les chemins qui mènent au point où j'en suis à présent. Je travaille avec mes conceptions durement arrachées au chaos, par moi seul. (Thomas Bernhard, Gel)
#6004
Le maniement de la pensée féminine a ses règles inflexibles ; celui qui se met en tête de persuader une femme, de réfuter son point de vue à coups de bonnes raisons, a peu de chances d'aboutir. Il est bien plus judicieux de repérer l'image qu'elle veut donner d'elle-même (ses principes, idéaux, convictions), puis d'essayer d'établir (par sophismes) un rapport harmonieux entre ladite image et la conduite que nous souhaitons lui voir tenir. (Milan Kundera, La plaisanterie)
#6011
Il est souvent difficile de conserver sa foi en la destinée de l'homme, mais ce n'est que lâcheté de désespérer de l'avenir. (René Dubos, Les dieux de l'écologie)
#6046
Mieux vaut goujat debout qu'Empereur enterré. (Jean de La Fontaine, La Matrone d'Éphèse)
#6141
La télévision c'est le monde qui s'effondre sur le monde, une brute geignarde et avinée, incapable de donner une seule nouvelle claire, compréhensible. La télévision c'est le monde à temps plein, à ras bord de souffrance, impossible à voir dans ces conditions, impossible à entendre. (Christian Bobin, L'inespérée)
#6421
Les soldats qui s'enrôlent dans les troupes de César font le serment ordinaire. Quel est ce serment? Qu'ils préféreront le salut de l'empereur à toutes choses; qu'ils lui obéiront en tout, qu'ils s'exposeront à la mort pour lui. Et toi, qui es lié à la divinité par ta naissance et par tant de bienfaits que tu en as reçus, et qui es né dans ses troupes, ne feras-tu pas ce serment? Et l'ayant fait, ne lui seras-tu pas fidèle? Quelle différence même entre ces deux serments! Le soldat jure qu'il préférera le salut de l'empereur à toutes choses, et toi tu jures que tu préféreras à toutes choses ton propre salut. (Épictète, Entretiens - Livre I, XLIII)
#6506
Tu espères que tu seras heureux dès que tu auras obtenu ce que tu désires. Tu te trompes. Tu ne seras pas plus tôt en possession, que tu auras mêmes inquiétudes, mêmes chagrins, mêmes dégoûts, mêmes craintes, mêmes désirs. Le bonheur ne consiste point à acquérir et à jouir, mais à ne pas désirer. Car il consiste à être libre. (Épictète, Entretiens - Livre IV, VI)
#6572
Il faut aimer, et très tendrement, les créatures; il faut aimer sa patrie, sa femme, son père, ses enfants; et il faut si bien les aimer que Dieu nous les fait aimer malgré nous. Les principes contraires ne sont propres qu'à faire de barbares raisonneurs. (Voltaire, Lettres philosophiques)
#6714
J'ai un méchant voisin, un méchant père. Ils ne sont méchants que pour eux, ils sont très bons pour moi, car ils exercent et fortifient ma douceur, mon équité, ma patience. Voilà la verge de Mercure; elle ne changera pas en or tout ce que je toucherai, ce serait peu de chose; mais elle changera en biens tout ce qui passe pour des maux: la maladie, la pauvreté, l'ignominie et la mort même. (Épictète, Entretiens - Livre III, XL)
#6712
Sans Bach, la théologie serait dépourvue d'objet, la Création fictive, le néant péremptoire.
S'il y a quelqu'un qui doit tout Ă  Bach, c'est bien Dieu. (Emil Michel Cioran, Syllogismes de l'amertume)
#6854
- Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire?
- Qui parle d'offenser grand'père ni grand'mère?
(Molière, Les femmes savantes)
#6855
Se servir du temps de la grammaire pour diviser le Temps équivaut à tracer à la craie des points de repère sur l'eau. (Janet Frame)
#7098
La beauté sera toujours la Reine (Dumas Père)
#6835
Hercule ne s'affligeait point de laisser ses enfants orphelins, car il savait qu'il n'y a point d'orphelins dans le monde, et que tous les hommes ont partout un père qui a soin d'eux, et qui ne les abandonne jamais. (Épictète, Entretiens - Livre III, LI)
#7066
Si tu es né de parents nobles, tu es si plein de ta noblesse, que tu ne cesses d'en parler et que tu en étourdis tout le monde. Mais tu as la divinité pour père, tu l'as au dedans de toi, et tu oublies cette noblesse, et tu ignores d'où tu es venu, et ce que tu portes ? Voilà pourtant de quoi tu devrais te souvenir dans toutes les actions de ta vie. Dis-toi à tout moment : « C'est la divinité qui m'a créé, elle est au dedans de moi, je la porte partout. Pourquoi la souillerais-je par des pensées obscènes, par des actions basses et impures, et par d'infâmes désirs ? » (Épictète, Entretiens - Livre II, XVIII)
#7132
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours ! (Paul Claudel, Le soulier de satin)
#7136
Le mariage n'est pas le plaisir, c'est le sacrifice du plaisir, c'est l'étude de deux âmes qui pour toujours désormais auront à se contenter l'une de l'autre. (Paul Claudel, Le Père humilié)
#7182
Les pères doivent toujours donner pour être heureux. Donner toujours, c'est ce qui fait qu'on est père. (Balzac, Le Père Goriot)
#7270
Cet ouvrage produira sûrement avec le temps une révolution des esprits, et j'espère que les tyrans, les oppresseurs, les fanatiques et les intolérants n'y gagneront pas. (Denis Diderot, Lettre à Sophie Volland)
#7442
Un empereur changea les moeurs des Chinois en modifiant la langue, voilà qui me paraît fort possible. Il y a une force du langage, mais il faut savoir où l'appliquer ... (Raymond Queneau, Bâtons, chiffres et lettres)
#7408
Elle voulait vivre en français, souffrir, rire, pleurer, aimer, fantasmer, espérer, délirer en français, elle voulait que le français vive en elle. (Chahdortt Djavann)

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