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Le dialogue

 

Définition

Le dialogue est un échange de paroles, un entretien entre deux ou plusieurs personnes appelées interlocuteurs (en grec, dia et logos signifient respectivement « entre » et « parole »). Le dialogue est donc l’ensemble de paroles qu’échangent les personnages, c’est la manière dont l’auteur fait parler directement le personnage.

Dans une pièce de théatre, le dialogue constitue l’essentiel du texte, dans un conte ou dans un roman, il alterne avec des passages du récit. Dans une interview il constitue aussi l’essentiel du texte mais les répliques du destinataire sont généralement beaucoup plus étendues que celles de l’émetteur…

Les fonctions du dialogue

Le dialogue sert à :

  • informer sur l’action : sur la situation : le lieu, le moment, les personnages ; sur le rôle du personnage ;
  • peindre le personnage : le langage des personnages reflète leur rang social, leur caractère et leur rôle dans l’action.

Comment rédiger un dialogue ?
La répartition des répliques

Selon le rôle des personnages les répliques sont réparties. Le héros parle le plus souvent et le plus longtemps, l’auxiliaire parle moins souvent et moins longtemps.

La répartition des répliques se fait selon le caractère des personnages. Un personnage autoritaire parle beaucoup plus qu’un timide qui prend rarement la parole en premier. Un personnage ému exprime ses sentiments en parlant longtemps…

L’enchaînement des répliques

Le passage d’une réplique à une autre peut se faire de différentes manières :

  • l’interruption : une personne coupe la parole à une autre. On note ceci par les trois points (…) ;
  • le refus de répondre : le personnage change le thème de la conversation ;
  • l’enchaînement par les mots : le second personnage reprend les mots ou des expressions employés par le premier ;
  • l’enchaînement par les idées : le second personnage reprend le thème abordé par le premier et le développe.

La représentation du dialogue
Dans une pièce de théâtre

● Dans une pièce de théatre, les répliques des personnages sont précédées par un tiret (—) et par le nom de l’interlocuteur ou encore le nom des personnages précède la réplique d’une ligne et le nom est écrit au milieu de cette ligne.

● Dans une pièce de théâtre, le récit est presque banni. Le narrateur peut cependant donner quelques explications concernant la situation ou le décor appelées didascalies: elles sont souvent mises entre parenthèses et de caractère typographique différent.

● Dans une pièce de théatre, les verbes introducteurs et les guillemets sont supprimés.

Lire : Le texte théâtral : La parole sur scène.

Dans un récit

● Le dialogue dans un récit se présente de la manière suivante :
Les phrases prononcées par les personnages et rapportées au discours direct sont mises entre guillemets précédées d’un tiret et d’un verbe introducteur.

Remarque
Dans le discours direct, ce n’est plus le narrateur qui parle mais les personnages. Il y a donc un changement de situation d’énonciation.

On remarque que le registre de langue du discours est familier alors que celui du récit est soutenu. Nous remarquons aussi que les temps employés dans le récit sont généralement des temps du passé alors que le temps employé dans un dialogue est le présent.

● Dans un dialogue inséré dans un récit, les élèves font des répétitions des verbes comme : dire, répondre… Voici une liste de verbes introducteurs qui peut vous être utile et vous aider à éviter les clichés :affirmer, questionner, répliquer, nier, ajouter, interroger, prier, riposter, protester, rétorquer, exclamer, s’étonner, s’écrier, chuchoter, grogner, certifier, assurer, juger, conseiller, ordonner, proposer, promettre

→ Consulter : Les verbes de parole.

La construction du récit
L’ordre chronologique des événements

● Le narrateur peut choisir l’ordre chronologique des événements: il rapporte les faits dans leur succession ce qui peut produire la réalité.

● Il peut aussi avoir recours aux analepses : ce sont des retours en arrière par rapport au moment du récit.
Exemple : J’écris les remarques du professeur qu’il dicte après avoir expliqué les leçons.

● Le narrateur peut aussi se projeter dans l’avenir par rapport au moment du récit. On parle cependant de prolepse.
Exemple : Deux ans plus tard, les chars soviétiques entrent dans Budapest.

● Il peut aussi choisir de passer sous silence certains événements qui risquent d’ennuyer le lecteur. On parle à ce moment là de l’ellipse.

● Pour être plus fidèle à la réalité le narrateur peut résumer les événements qui lui paraîssent peu importants : on parle alors de sommaire.

Les modes de narration

Différents modes de narration permettent au lecteur de prendre connaissance de l’histoire racontée :

● Le narrateur-personnage : ou bien il est narrateur de sa propre histoire, qu’il raconte à la première personne. Ce mode de narration est celui de l’autobiographie. Ou bien il n’est qu’un personnage secondaire de l’histoire, voire un simple témoin. Ce mode de narration donne l’illusion que l’histoire racontée s’est réellement déroulée.

● Le narrateur qui raconte à la troisième personne : il ne manifeste pas sa présence que par des interventions ponctuelles. Dans ce cas, il n’est pas un personnage et ses interventions à la troisième personne apparaissent comme des intrusions du discours dans le récit. Il effectue alors un va-et-vient entre le moment de la narration et l’époque de la fiction.

● Le narrateur invisible : Il est totalement extérieur à l’histoire racontée et la première personne n’apparaît jamais dans le récit.

Quelques conseils

● Évoquez toujours les événements spatio-temprels en variant les indicateurs de temps et de lieu.

● Employez des verbes d’action et de mouvement.

● Essayez de créer des effets de suspense.

● Intégrez à votre récit des descriptionsportraits et des dialogues qui enrichissent le récit.

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