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Auteurs français

Hector Malot

1830 – 1907

C’est avec les fils qui aiment leur mère qu’on fait les maris qui aiment leur femme.

(Hector Malot, La Petite Sœur)

Hector-Henri Malot dit Hector Malot, né le 20 mai 1830 à La Bouille, non loin de Rouen, et décédé le 18 juillet 1907 à Fontenay-sous-Bois, est un romancier français.

Notice biographique

Hector Malot (1830-1907)Hector Malot (1830-1907) est l’auteur d’un récit pour enfants Sans famille, dont la visée moralisatrice n’estompe pas les qualités narratives.

Né à La Bouille, en Seine-Maritime, Hector Malot connaît le succès dès 1859 avec les romans de sa trilogie Victimes d’amour (les Amants, 1859 ; les Époux, 1865 ; les Enfants, 1866), mais il est surtout connu aujourd’hui comme un écrivain pour la jeunesse et comme l’auteur de Sans famille (1878) et de En famille (1893), deux romans qui relatent la touchante histoire et les tribulations d’un orphelin, Remi.

Ces récits moralisateurs et didactiques valent surtout par l’émotion que suscitent des personnages attachants (Vitalis, la mère Barberin ou encore Mattia) et par l’évocation très précise des paysages, des métiers, de la société et des idéaux de la France du XIXe siècle.

La grande popularité de ces romans ainsi que celle de Romain Kalbris (1869), a éclipsé le reste de l’œuvre d’Hector Malot (l’Auberge du monde, 1875-1876 ; les Batailles du mariage, 1877 ; la Bohème tapageuse, 1880 ; Un mariage sous le second Empire, 1873).

Il fait le bilan de sa longue carrière dans le Roman de mes romans (1896). Atteint de paralysie depuis 1905, Hector Malot meurt le 18 juillet 1907 à Fontenay-sous-Bois. Il y est inhumé dans le cimetière, où il repose en compagnie de sa première épouse Anna, de son père Jean-Baptiste, de sa fille Lucie, de sa sœur Prudence et de son gendre le général Mesple.

Son œuvre s’inscrit dans la veine réaliste. À l’instar d’Honoré de Balzac, il veut représenter la société contemporaine : Paris et la province, les différentes classes sociales, et plus particulièrement la bourgeoisie. Comme son prédécesseur, il brosse des types. Dans Le Roman de mes Romans, il se réclame de Stendhal, reprenant la métaphore du miroir pour caractériser ses romans.

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Toutefois il est critiqué — par Émile Zola notamment — pour la prédominance qu’il accorde au récit. Certains ont dénoncé également la prégnance des bons sentiments.

Soucieux de jouer un rôle dans le siècle, il milite, par le biais de l’écriture romanesque, pour une révision de la loi sur l’internement en hôpital psychiatrique, pour le rétablissement du divorce — supprimé le 8 mai 1816, au début de la Restauration, par la loi Bonald — pour une reconnaissance des droits de l’enfant naturel, pour une amélioration des conditions de travail, en particulier celles des enfants. Républicain modéré, il se montre défenseur des libertés.

Sans famille (1878)
Sans famille, Livre de Poche Jeunesse, 288 pages.

Sans famille, Livre de Poche Jeunesse, 288 pages.

Sans famille est paru en 1878 chez Eugène Dentu à Paris.

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L’histoire se situe au XIXe siècle. Un enfant abandonné, Rémi, est vendu par ses parents adoptifs à un saltimbanque. Parcourant les routes françaises et anglaises, l’enfant exerce différents métiers avant de découvrir le secret de ses origines. L’œuvre a été de nombreuses fois adaptée au cinéma et à la télévision.

En famille, Cle International, 62 pages.

En famille, Cle International, 62 pages.

En famille (1881)

En famille – dont le titre fait écho à Sans famille publié en 1878 – est le cinquantième ouvrage d’une œuvre qui dénonce les conditions de travail, particulièrement celles des enfants.

Hector Mallot milite également pour, le droit au divorce, la réforme des lois sur les hôpitaux psychiatriques, ou encore les droits des enfants naturels.

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Dans la lignée des récits d’enfants à la recherche de leurs origines, ce roman « populaire » se penche également sur la question sociale qui préoccupait beaucoup d’écrivains de l’époque.

Citations choisies
  • C’est avec les fils qui aiment leur mère qu’on fait les maris qui aiment leur femme. (La Petite Sœur)
  • Quand tout va bien, on suit son chemin sans trop penser à ceux qui vous accompagnent, mais quand tout va mal, quand on se sent dans une mauvaise voie, on a besoin de s’appuyer sur ceux qui vous entourent et on est heureux de les trouver près de soi. (Sans famille)

Autres citations de Hector Malot.

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