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Expression / Analyser une phrase

Employer l’interrogation indirecte

Rappels
Les modalités de la phrase

On peut distinguer quatre modalités de phrases, qui correspondent à quatre intentions différentes de celui qui parle : la phrase déclarative, la phrase interrogative, la phrase exclamative et la phrase impérative.
Les modalités dans une phrase.

L’interrogation

L’interrogation directe
Généralement, on oppose l’interrogation totale à l’interrogation partielle.
L’interrogation totale (ou globale) est habituellement décrite comme demandant une réponse oui ou non, confirmant ou infirmant globalement ce que l’on peut considérer comme le préalable de la question.
Exemple : Pierre est-il allé à Paris ?Oui / Non.
L’interrogation partielle est caractérisée par le fait que le questionnement ne porte que sur un constituant précis, un élément manquant. L’interrogation partielle présuppose donc toujours les autres informations qui ne sont pas questionnées, triviales ou non. Exemple : De quelle marque est ton téléphone ?

L’interrogation indirecte ou phrase avec subordonnée complétive interrogative
C’est l’association d’un verbe principal, le plus souvent un verbe de parole, et d’une proposition subordonnée complétive interrogative introduite par « si » ou par un terme interrogatif. Elle rapporte une question. Toutes les marques de l’interrogation directe (point d’interrogation, ajout de est-ce que / est-ce qui et pronom déplacé ou ajouté après le verbe) ne figurent pas dans la construction de base de la subordonnée complétive interrogative.
Exemples : Je me demande quand tes amis ont acheté les billets. – Je ne sais pas s’ils ont acheté des billets. – J’ignore ce qu’ils ont acheté.
Le discours rapporté.

L’interrogation oratoire ou rhétorique

L’interrogation oratoire ou rhétorique est une figure de style qui consiste à poser une question n’attendant pas de réponse, cette dernière étant connue par celui qui la pose.
Exemple : Quoi ? Tu veux qu’on se lie à demeurer au premier objet qui nous prend, qu’on renonce au monde pour lui, et qu’on n’ait plus d’yeux pour personne ? (Molière, Dom Juan)
Les figures de style.

Repérer et corriger l’incorrection

▪La phrase suivante est tirée de l’introduction d’un devoir. Elle annonce la première partie d’un commentaire de texte. Or, cette phrase est incorrecte.

Dans un premier temps, on se demandera pourquoi le narrateur a-t-il choisi de raconter ce triste événement sur un ton comique ?

La proposition soulignée, introduite par le verbe se demander, devrait être une subordonnée interrogative indirecte. Mais ici, elle est présentée par erreur comme une interrogation directe.

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L’inversion du sujet et la présence d’un point d’interrogation sont caractéristiques de l’interrogation directe. Ils disparaissent quand on passe au discours indirect :

Dans un premier temps, on se demandera : pourquoi le narrateur a-t-il choisi de raconter ce triste événement sur un ton comique ? → interrogation directe.
Dans un premiers temps, on se demandera pourquoi le narrateur a choisi de raconter ce triste événement sur un ton comique. → interrogation indirecte.

Employer la subordonnée interrogative indirecte

▪ Une proposition subordonnée interrogative indirecte permet de poser une question à la suite d’un verbe exprimant une interrogation, une connaissance ou une ignorance. Elle est introduite par un mot interrogatif (adverbe, pronom, adjectif : pourquoi, qui, quel…) ou par si. Contrairement à l’interrogation directe :

– elle implique que l’on conserve l’ordre des mots de la phrase déclarative, autrement dit que l’on ne pratique pas l’inversion verbe – sujet ;
– elle ne se termine pas par un point d’interrogation, mais par un point, sauf lorsqu’elle est incluse dans une interrogation directe : Peux-tu me dire quelle heure il est ?
Dans cet exemple, le point d’interrogation est exigé par la proposition principale interrogative.

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▪ On emploie fréquemment la proposition subordonnée interrogative indirecte pour annoncer le plan d’un devoir, en fin d’introduction. C’est un bon moyen de présenter les enjeux de la réflexion sans perdre de vue les questions auxquelles on s’efforcera de répondre au cours du développement.

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