Louis XIV

Le Roi-Soleil

Trois siècles après sa mort, Louis XIV, « le Grand », le « Roi-Soleil », continue de passionner les historiens et le public. Loin de s’enfoncer dans les méandres de la politique louisquatorzienne, cet article se propose de montrer deux facettes de l’exceptionnelle personnalité du souverain.

Louis XIV par Durendal.

Louis XIV par Durendal.

Le boulimique sensuel

Né avec une bouche déjà meublée, chose exceptionnelle, les premières dames que Louis XIV fait souffrir sont ses nourrices. Tout jeune encore, il est initié à l’art d’agir avec les femmes par la baronne de Beauvais, une mégère laide et borgne, qui ne tarde pas à lui faire perdre son innocence dans ses bras.

Depuis, le futur Roi-Soleil semble n’être venu sur terre que pour l’amour et la volupté. Il a eu des relations avec, successivement : Lucie de La Motte Argencourt, Mlle de Marivault, Olympe Mancini, Marie Mancini, Marie Thérèse d’Autriche, Hortense Mancini, Henriette d’Angleterre, Françoise-Louise de La Baume de Blanc, Catherine de Gramont, Mme de Montespan, Princesse de Soubire, Mlle de Louvigny, Mlle de Montmorency-Laval, Isabelle de Ludres, Marie-Anne de Wurtemberg, Mlle de Grancey, Mlle de Rouvroy, Mmede Marans, Mme Françoise d’Aubigné…

« J’ai fait ce que j’ai pu pour ne pas offenser Dieu et ne pas m’abandonner à mes passions, explique Louis XIV à sa mère qui passe son temps à le sermonner, mais je suis contraint de vous avouer qu’elles sont devenues plus fortes que ma raison. Je ne puis plus résister à leur violence, et je ne me sens même pas le désir de le faire. »

En effet, le Roi-Soleil devient, à 40 ans, un boulimique sensuel. Il faut attendre l’influence de la prude et dévote Mme de Maintenon pour le voir racheter ses fautes.

L’amoureux des fêtes fastueuses

Louis XIV montre un indéniable tempérament d’artiste. Il aime la musique et joue la guitare. Il adore danser et il est d’ailleurs l’un des plus brillants danseurs de l’époque. Avant son mariage, il anime une trentaine de ballets et ne refuse pas des rôles de bouffon. Il veut la cour à son image : gaie, jeune, épanouie et nourrie de distraction. Il s’enivre de promenades nocturnes en gondole, de somptueux soupers, de bals, de feux d’artifice, de comédies et de parties de chasse.

La magie qui anime les fêtes en fait des contes de fées. La château de Versailles est une ruche bruissant au cours de l’année de distractions multiples qui débutent depuis le lever jusqu’au coucher de Sa Majesté : messe, dîner, promenade, jeux, carnavales, opéras, théâtre… sans oublier les mariages et les naissances dans la famille royale. La vie à la cour est ponctuée par les divertissements que Louis XIV offre à la noblesse. Artiste-né, le souverain n’aime jamais autant les arts que lorsqu’ils servent à célébrer son règne et à mettre en scène son autorité sur les hommes.

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